Prise en charge des troubles phobiques

La prise en charge thérapeutique de ce type de patients est à concevoir dans un cadre beaucoup plus large qu’une simple prescription chimiothérapique, associant en particulier si nécessaire une prise en charge cognitivo-comportementale.

Le traitement implique plusieurs approches :

Supprimer l’angoisse originelle

Supprimer toutes les associations qui ont été enregistrées à cause de cette angoisse.

Prise de conscience et changement progressif de l’évitement phobique.

Gestion des émotions anxieuses.

Restructuration de système de pensée dysfonctionnelle.

A. Chimiothérapie :

Vise à prévenir l’apparition des crises d’angoisse et à éviter ainsi l’installation de l’anxiété anticipatoire.

Prescrire un Antidépresseur à dose variable ; type Clomipramine « Anafranil ».

Avant d’instaurer la chimiothérapie, on vérifie l ‘absence des contre indications.

Elle est mise en route progressivement en faisant plusieurs paliers de 10 jours afin de pouvoir juger de l’efficacité thérapeutique ; puis atteindre progressivement en 03 prises par journalières.

Les ISRS qui modifient le niveau de la sérotonine au niveau du cerveau, et qui ont moin d’effets secondaires que les AD tricycliques.

L’efficacité est maximale à partir de 02 à 03 mois « 70 – 90 % », maintenir le traitement plusieurs semaines après amélioration puis diminuer progressivement jusqu’à l’arrêt sauf en cas de rechutes.

Parfois on peut ajouter une Benzodiazépine , la posologie diffère selon les individus. Cette association est justifiée lorsqu’une action rapide sur l’angoisse est nécessaire.

Les Bêtabloquants « Avlocardyl 40 mg / j » sont plus efficaces en phobie sociale, en agissant sur l’anxiété de performance d’une façon ponctuelle, diminuer les manifestations physiques.

Nouveau anti-épileptique « Neuvotin », peut donner un effet sur les phobies sociales, mais le mécanisme reste inconnu.

B. Psychothérapie de soutien :

Elle est indispensable et doit accompagner le traitement biologique.

Elle permet un renforcement des capacités d’adaptation du sujet, une mise en œuvre plus efficace et plus simple de ses moyens de défense.

C. Thérapies cognitivo-comportementale :

1. Thérapie comportementales :

L’hypothèse de base suppose que le changement est possible sans besoin de développer l’insight sur les causes sous jacentes.

Les techniques comprennent le renforcement positif et négatif, la punition, la désensibilisation systématique, la submersion, l’exposition progressive et l’auto-surveillance.

L’exposition graduée :

L’exposition se fait avec l’apport complet du patient avec un traitement empathique et soutenant. Il s’agit de valoriser l’apprivoisement du patient de ses peurs.

On commence par des choses simples « écrire son nom devant des étrangers, payer une facture dans un milieu inconnu, se rendre dans un magasin et poser des questions sur les marchandises… »

Si l’anxiété est plus élevée au début, on peut faire dans un premier temps l’exposition en imagination de un état de relaxation.

2. Thérapie cognitive : « théorie de traitement de l’affirmation »

Elle est basée sur la supposition que le comportement est secondaire aux distorsions de la perception que les sujets ont d’eux même et de celle que les autres personnes ont d’eux.

Le traitement est de courte durée et interactif entre les séances, le sujet doit accomplir des devoirs et des taches dont l’accent est mis sur la correction des distorsions dans les supposition et les cognitions du sujet.

Il s’agit d’analyser clairement, calmement et patiemment avec le patient, les divers éléments de ses interprétations négatives.

Analyser les scénarios catastrophiques qu’il envisage « que se passe t’il s’il affronte la situation, quelles seront ses réactions, quelles pourraient être les conséquences, ses prédictions sont elles exactes ».

Le patient peut mettre par écrit son auto-obsérvation « une colonne pour les pensées négatives, et une colonne pour les pensées réalistes. ».

D. Psychothérapie analytique :

Le but est le développement de l’insight du patient concernant ses conflits psychologiques, la non résolution de ses conflits névrotiques sous jacents.

E. Thérapie de groupe :

Il peut s’agir soit d’un groupe de soutien qui aide à l’apprentissage de compétences sociales, soit de ceux qui s’attachent à soulager des symptômes spécifiques, soit de ceux qui sont basés principalement sur l’introspection.

Les groupes peuvent être homogènes ou hétérogènes en ce qui concerne le diagnostic.

F. Hypnose :

Le but est la sédation de l’angoisse au moment des crises par le déconditionnement de la phobie.

Elle vise le symptôme physique, elle peut constituer le premier temps d’une méthode de relaxation type Schultz.

Agoraphobie

Phobie sociale

Phobie simple ou spécifique

Etiopathogénie des troubles phobiques

Prise en charge des troubles phobiques

 

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