Historique des états limites borderline

 

Ce concept a été isolé à la suite de la mise en évidence au cours des cures analytiques, de défense de type psychotique, chez des patients apparus initialement névrosés.

Kreapelin « 1883 », réserve une place dans sa classification générale pour les formes atténuées de la schizophrénie.

Le terme borderline est d’usage relativement ancien, en 1884 Hugues décrivait déjà un « état borderline » aux frontières de la folie.

Magnan « 1893 », a évoqué en France, les formes de maladie mentale particulière par leur évolution qui sont les « délires curables ».

Kretschmer « 1921 » a relié au biotype « leptosome » prédisposant à la schizophrénie, un caractère pathologique, la schizoïde, au sein duquel l’inhibition associée à l’impulsivité conduit à l’inadaptation sociale, sans que survienne de processus dissociatif.

Minkowski « 1924 », a développé également en France ce concept. Même époque Claude décrit les « schizoses » et isolé notamment la « schizomanie » caractérisée par l’impulsivité, les bizarreries du comportement, la désadaptation au réel.

Le terme « Borderline » a été utilisé pour la première fois aux états unis pour désigner des cas de symptômes physiques survenant dans des affections psychiatriques ; pourtant il est tombé dans l’oubli pour les psychiatres anglo-saxons, jusqu’à la période de la seconde guerre mondiale.

H.Ey « 1955 » propose le concept de « schizonévrose » caractérisée par la coexistence de comportement névrotiques, avec des décompensations psychotiques.

Zillboorg « 1941 » propose le concept de « schizophrénie ambulatoire ».

Hoch et Polatin « 1949 » proposent le concept de « schizophrénie peudo-névrotique ».

Palem « 1958 », « les états mixtes et les états transitionnels schizophréniques ».

Mais l’expression de l’état limite n’a véritablement fait partie de la nosologie qu’à partir de la description de Stern « 1938 » avec V. Eiseinstein, Bychowsky, « 1949 » qui pour la première fois eurent recours au terme borderline ou état limite pour designer l’intrication de traits névrotiques et psychotiques.

Bergeret insiste sur la dépression ou mieux la dépressivité, il décrit ainsi le noyau de syndrome : état de colère à l’égard de l’objet, des échanges interpersonnels inadéquats, sentiment de vide et de solitude.

Kernberg  en « 1965 », décrit des patients à qui manque la « peau mentale ».

Les systèmes standardisés de classification athéorique « CIM,DSM », marquent indéniablement un nouveau départ pour la recherche sur la personnalité borderline en proposant aux chercheurs un langage commun.

En 1984, J.G Guenderson pointe le diagnostic sur l’axe II au DSM III, IIIr et IV, il décrit un désordre de la personnalité se distinguant d’autres désordres de l’axe II.

Les états limites – Borderline

Historique des états limites borderline

Épidémiologie des états limites borderline

Clinique des états limites borderline

Diagnostic positif des états limites borderline

Critères diagnostiques DSM IV R états limites borderline

Evolution des états limites borderline

Formes cliniques des états limites borderline

Diagnostic différentiel des états limites borderline

Psychopathologie des états limites borderline

Aspect médico-légal des états limites borderline

Prise en charge des états limites borderline

 

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