Prise en charge de la toxicomanie au cannabis

Prise en charge de la toxicomanie au cannabis

Le premier contact se fait dans différentes circonstances, il s’agit soit :

Un tableau d’intoxication aiguë.

Un syndrome de sevrage.

A la suite d’une complication de l’intoxication aiguë ou chronique.

La motivation du sujet est une étape importante dans le début de la prise en charge.

La motivation : évaluation de la motivation est une étape importante par la suite l’élaboration d’un projet thérapeutique. Lorsque la motivation du sujet est réelle, la prise en charge doit être conçue dans le cadre d’un projet global de soins s’inscrivant sur le long terme et qui comporte :

- Dans un premier temps le sevrage physique et psychique.

- Dans un second temps une phase dite de postcure.

- Et enfin, une réinsertion affective et sociale.

A.Objectifs :

Arrêter la consommation de la drogue.

Amélioration de la santé physique et psychique.

Des relations sociales et familiales stables.

Une activité professionnelle continue.

Une diminution de la délinquance.

B.La cure de sevrage :

- Il est le plus souvent indispensable de le réaliser en milieu hospitalier sous surveillance médicale et psychiatrique.

- Dès le début de l’hospitalisation, la plupart des services qui reçoivent des toxicomanes pour Sevrage proposent un contrat de séjour relativement strict : absence d’affaires personnelles, interdiction de visites, de sorties de salle et de permissions pendant une semaine au moins, décisions thérapeutiques énoncées par les soignants et non par le patient lui-même. Tant de rigueur se justifie lorsque l’on sait combien la demande de sevrage est souvent ambiguë et plus encore combien pour le toxicomane il va être difficile de tenir ses engagements.

- Pour pallier les troubles contemporains de la période de sevrage « douleurs musculaires, sudation, troubles digestifs, irritabilité, agitation, crises anxieuses, insomnie, mais surtout le « craving » » une aide chimiothérapique est le plus souvent indispensable.

Peuvent être proposés :

Des anxiolytiques « Valium, Tranxène ou autres benzodiazépines » ou éventuellement des neuroleptiques anxiolytiques et / ou sédatifs « Tercian, Largactil ou Nozinan ».

Des antalgiques type « Dafalgan ou Antalvic » pour diminuer les crampes et les algies viscérales.

Des antispasmodiques : « Spasfon » à la dose de 3 à 6 comprimés par jour.

 

C.Le traitement au long cours :

Permet le maintient de l’abstinence par une prise en charge psychothérapique, sociothérapique et plus ou moins chimiothérapique, afin de prévenir les rechutes et l’aggravation de la toxicomanie.

-Psychotropes :

Traitement des troubles anxieux et des troubles du sommeil qui persistent après le sevrage est indispensable pour prévenir le risque de rechute « BZD à ½ longue, Neuroleptiques sédatifs, hypnotique ».

Traitement des états dépressifs : nécessite la mise en place d’un traitement antidépresseur psychotonique.

- Traitement du syndrome déficitaire : fait appel aux NLP désinhibiteurs.

- Les psychothérapies:

Toutes les approches thérapeutiques des toxicomanes sont d’inspiration psychothérapique : les techniques proposées sont multiples, individuelles ou collectives, orthodoxes ou aménagées. Certains utilisent les techniques de relaxation, d’autres les groupes thérapeutiques. Théoriquement, la psychothérapie constitue l’abord privilégié de l’ensemble des problèmes du toxicomane : en pratique, son engagement en psychothérapie est bien souvent difficile à réaliser « demande faible et fluctuante, situation frustrante par rapport aux bénéfices immédiats obtenus par la drogue, multiplication des passages à l’acte ».

Le psychothérapeute qui accepte de prendre en charge un toxicomane sait qu’il s’engage dans une relation qui sera d’emblée très affectivisée sinon passionnalisée, faite de heurts et de réconciliations et qu’il lui faudra renoncer aux impératifs de la neutralité, fut-elle bienveillante. L’important est d’instaurer et de maintenir un lien affectif fait de disponibilité et de constance.

- Les thérapies familiales : se proposent l’abord du symptôme-drogue dans la famille nucléaire ou élargie. Il a été évoqué leurs principes fondamentaux : en général des entretiens d’évaluation précédent les séances « à rythme variable, hebdomadaire ou mensuel » qui associent les membres de la famille à des thérapeutes formés à la pratique de ces thérapies. Rappelons que leur but est de comprendre le mode d’échanges à l’intérieur du système familial, la place qu’y tient le symptôme-drogue pour aboutir à une réorganisation des échanges intra-familiaux et à une levée des entraves « y compris celle que constitue la drogue » pour le toxicomane.

- Mesures sociales :

Une aide sociale est souvent proposée aux toxicomanes afin de rompre avec la marginalisation progressive dans laquelle ils se trouvent et de préparer leur réinsertion au sein de la société.

Apprentissage d’activité ou de profession.


D. La prévention :

- Prévention primaire :

Elle a pour objectif d’empêcher l’éclosion de nouveaux cas de toxicomanie à un stade où l’individu n’est pas encore en contact avec la drogue ; à travers l’information et l’éducation des jeunes et des familles.

L’intégration sociale des exclus, la répression du trafic et le contrôle de la production.

Sur le plan médical, la prise en charge précoce et le dépistage des troubles de la personnalité et des carence familiale ont un rôle important à jouer.

- Prévention secondaire :

Vise à prévenir l’aggravation de la situation des sujets qui ont déjà expérimenté les drogues.

L’idée principale est d’informer les intéressés des possibilités de soins et de prise en charge ; elle doit être adaptée à chaque situation et répondre à l’évaluation du risque.

- Prévention tertiaire :

C’est la prise en charge des toxicomanes avérés pour éviter les rechutes, éviter l’aggravation de la toxicomanie, prévenir la déchéance sociale et somatique ainsi que les complications psychiatriques.

Le but principal est de favoriser le sevrage en proposant aux toxicomanes non seulement des services thérapeutiques mais également des dispositifs permettant leur réinsertion sociale et leur épanouissement psychologique. 

I. Généralités / Définition

II. Historique

III. Implication médico-légale

IV. Epidémiologie

V. Caractéristiques du cannabis

VI. Pharmaco-cinétique du cannabis

VII. Effets du cannabis

VIII. Complications

IX. Tolérance et dépendance

X. Critères diagnostique DSM IV TR

XI. Comment devient-on toxicomanes

XII. Psychopathologie

XIII. Prise en charge

 

 

 

 

 

Psychopathologie de la toxicomanie au cannabis

A.Typologie psychiatrique :

La classification théorique des  toxicomanies s’établit habituellement en fonction de la drogue principale consommée. Elle se fait parfois à partir des modes évolutifs.

On distingue en dehors des sujets dont la personnalité antérieure à la toxicomanie était considérée comme normale, quatre groupe : les psychopathes, les névroses graves, la schizophrénie et les états limites.

-La psychopathie :

Concerne 1/3 des toxicomanes.

Caractérisé par une instabilité, impulsivité, une biographie faite de ruptures et de passages à l’acte itératifs, un comportement délinquant, un besoin impérieux et immédiat de satisfaction de désirs.

La conduite toxicomaniaque est un moyen de lutter contre une éventuelle dysphorie.

-L’état limite :

La toxicomanie est fréquente chez l’état limite, surtout en rapport avec l’angoisse flottante et la dépression de la perte de l’objet.

-Névroses graves :

Le début est plus tardif.

 La toxicomanie est relativement rare chez les névrosés, d’aspect compulsif, culpabilisées.

Les états dépressifs chroniques compensés par la consommation de toxiques

Elles consistent souvent à une pharmacodépendance aux substances sédatives, hypnotiques ou tranquillisantes.

-Psychoses :

Allant des sujets schizoïdes à la schizophrénie typique. Correspond à 10 % des toxicomanies.

Elles ont sans doute comme fonction essentielle de soulager l’angoisse profonde et de permettre « temporairement » une pseudo-adaptation sociale au sein de groupes déviants.

Des schizophrènes qui, psychologiquement à la dérive, espèrent trouver dans l’usage de la drogue une

automédication pour leur angoisse, leur dépersonnalisation, leur apragmatisme et ils trouvent également dans la communauté marginale qui les accueille pendant un temps la possibilité de retarder l’échéance psychiatrique.

Malheureusement, ces jeunes toxicomanes voient rapidement les effets de leurs toxiques s’amenuiser, contraints d’augmenter les doses, ils sont bientôt victimes de complications de l’intoxication : recrudescences anxieuses, épisodes dépressifs, et surtout, efflorescence d’une symptomatologie psychotique franche, dysthymiques, délirante d’allure paranoïde ou déficitaire de type hébéphrénique.

« Personnalité toxicomaniaque »

Certains toxicomanes avérés n’entrent dans aucun des cadres nosographiques précités. Une première approche psychologique ne parvient pas à définir que d’une façon négative, par l’absence de structuration névrotique ou de manifestations d’une psychose franche. Et lorsque des troubles du comportement d’allure psychopathique se développent chez eux, ils semblent accessoires  et secondaires à la toxicomanie.

Il n’existe pas de personnalité propre aux toxicomanes, il existe par ailler un certain nombre de constantes concernant la personnalité des usagers de drogues dures, telles que :

  • La dépression avec dévalorisation narcissique.
  • L’impulsivité latente ou manifeste, agressivité pathologique.
  • Besoin impérieux de satisfaction.
  • Intolérance aux frustrations.
  • La faiblesse du Moi avec troubles de l’identification.
  • La difficulté d’accéder à des relations amoureuses et sexuelles stables avec inadaptation pouvant aller jusqu’à des comportements déviants..

B.Psychanalyse :

La toxicomanie est une conduite dont la signification psychopathologique n’est pas univoque.

Ce sont sans doute les plus nombreuses mais leur diversité même prouve s’il en était besoin que les mécanismes inconscients en cause chez les toxicomanes sont susceptibles de s’appuyer sur des conflits se situant à des moments très divers du développement de leur personnalité.

La toxicomanie est une conduite auto-érotique et narcissique ; elle implique, outre l’immaturité affective et le besoin de satisfactions immédiates.

Des fixations orales « l’objet absorbé ou injecté étant une source ambivalente de plaisir et de danger ».

Des tendances auto-destructrices, en effet le retournement des pulsions agressives contre le Moi a pu faire interpréter les toxicomanies comme des équivalents suicidaires.

La drogue représente l’objet idéal toujours présent et dont l’absorption est synonyme de disparition de tension.

La réalisation pulsionnelle est pervertie, il ya érotisation de la prise du toxique qui est préférée comme mode de réalisation pulsionnelle à une sexualité qui reste souvent inaccessible.

Le type d’aménagement signe la fragilité narcissique de ces sujets qui repriment souvent des sentiments de dévalorisation, de manque d’estime et incertitude de soi. Incapacité à assurer un rôle protecteur et à compter sur soi.

La drogue représente donc :

Un substitue objectal matériel :

Qui ne manque jamais, qui se plie à l’incapacité de différer le plaisir et à la nécessité de satisfaction immédiate du toxicomane.

Entièrement maîtrisable avec lequel la relation instaurée est aconflictuelle.

Un moyen de satisfaire un plaisir oral.

Un agent de renforcement narcissique.

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II. Historique

III. Implication médico-légale

IV. Epidémiologie

V. Caractéristiques du cannabis

VI. Pharmaco-cinétique du cannabis

VII. Effets du cannabis

VIII. Complications

IX. Tolérance et dépendance

X. Critères diagnostique DSM IV TR

XI. Comment devient-on toxicomanes

XII. Psychopathologie

XIII. Prise en charge

 

Comment devient-on toxicomanes, étiologies toxicomanie

L’idée prévaut que les jeunes essaient la drogue par curiosité, qu’ils y prennent plaisir puis se trouvent piégés par le produit. Alors débute l’escalade, celle des doses, celle d’une substance à une autre plus forte, celle des passages à l’acte « vols, cambriolages, prostitution », celle de la détérioration des relations humaines et souvent de la désocialisation.

Le modèle biopsychosocial lui-même doit être complexifié. Malgré les progrès de la neurobiologie et des études comportementales, malgré l’apport des études catamnestiques et psychanalytiques, il est illusoire de tenter d’isoler les conditions objectives qui conduiraient inéluctablement un enfant à devenir toxicomane. Il convient plutôt d’émettre l’hypothèse, plus proche de l’expérience clinique, d’une vulnérabilité qui serait la résultante de facteurs biologiques, d’une sociogenèse et d’une psychogenèse.

A.  Vulnérabilité génétique :

Etude de morbidité dans les familles des toxicomanes :

On a retrouvé chez les parents biologiques des toxicomanes aux opiacés des taux élevés de personnalités antisociales, de dépression, de toxicomanie et d’alcoolisme.

Etude d’adoption : 

Il existerait deux modes de vulnérabilité génétique à la toxicomanie chez des toxicomanes adoptés, séparés dès leur naissance de leurs parents biologiques : 

L’un à travers les parents biologiques lié à la personnalité antisociale, et l’autre à travers les parents biologiques qui n’ont pas de personnalité antisociale mais ont des problèmes d’alcool.

Etudes de jumeaux :Etudes faites chez des jumeaux élevés séparément

Des études ont évalué l’héritabilité des problèmes de drogue à 46 % ; suggérant des facteurs génétiques communs à certains comportements « consommation d’alcool, comportement antisocial dans l’enfance et chez l’adulte ».

Rôle du gène DRD2 :

Il existerait une éventuelle liaison ou association génétique « gène codant pour le récepteur dopaminergique D2 » et les conduites addictives.

B. Vulnérabilité biologique :

Les mécanismes d’action sont distincts selon les types de produits, dont on distingue trois groupes : les psychostimulants « cocaïne, amphétamine », les opiacés « morphine, héroïne », et le cannabis et ses dérivés.

Il est clair que chaque groupe de produits, voire même chaque produit, possède un site d’action propre « récepteur, enzyme, vésicule de stockage ». Cependant, il existe une convergence de l’effet de ces produits sur certains systèmes de neuromédiateurs : les systèmes catécholaminergiques, et plus précisément, les systèmes dopaminergiques. En dehors des cannabinoïdes – où l’effet dopaminergique est encore mal défini -, il semble raisonnable d’admettre que la très grande majorité des produits toxicophiliques active la transmission d’une ou de plusieurs des voies dopaminergiques ascendantes. Schématiquement, la cocaïne bloque la recapture de dopamine, l’amphétamine accroît sa libération et les opiacés activent les neurones dopaminergiques des voies ascendantes en agissant sur des aires spécifiques du système nerveux central.

Outre la convergence neurochimique observée entre l’effet des différents produits toxicophiliques et les neurones dopaminergiques, un certain nombre de caractéristiques, tant anatomiques que fonctionnelles, de ces neurones, leur confère une place particulière dans le système nerveux central.

Cette hypothèse étiopathogénique qui touche essentiellement le système dopaminergique est cependant controversée et reste donc à confirmer.

 

C. Vulnérabilité psychologique :

L’expérience clinique plaide pour une vulnérabilité addictives qui, après le premier contact avec la drogue, favorise chez certains l’installation d’une dépendance, alors que chez d’autres les expériences d’initiation resteront  sans lendemain. Les premiers auteurs qui, au XIX siècle se sont intéressés à la dimension psychologique des toxicomanies ont mentionné une « immaturité affective », souvent évoquée par la suite, et qui aujourd’hui est plus précisément définie par des difficultés de séparation – individuation, une fragilité du sentiment d’identité, une incapacité à être seul, à maintenir des relations durables avec un objet investi, une fantasmatisation moins riche.

Motivation exprimée :

Parmis les motivations rationnelles exprimée sont la curiosité, le désir de connaître, l’attrait de l’inconnu, la tentative de dépasser les coordonnées de l’espace et du temps, la recherche du plaisir, le désir d’enrichir son expérience, la recherche d’une expansion  de la conscience et d’un état d’extase, l’identification à un groupe marginal, le refus de la société, le rejet d’un certain système de valeur, une situation familiale conflictuelle, l’anonymat et la tristesse des grandes métropoles.

Des motivations inconscientes certaines personnalités prédisposées lorsqu’elles rencontrent la drogue, éprouvent un véritable « coup de foudre toxicomaniaque ».

Comorbidités toxicomanie avec la dépression, les troubles anxieux, la personnalité antisociale, schizophrénie…

Evénement de vie :

Des événement perturbants dans l’enfance tel que  l’absence des parents « abandon, décès, divorce… » générents des frustrations réelles « frustration de manque, d’injustice profonde… ».

Le recours à la drogue vient en lieu et place des mécanismes de défense « refoulement, isolation, annulation rétroactive » : engourdir le psychisme, bloquer le surgissement de représentations intolérable.

Modes relationnels dans l’enfance :

Empiètement :  les toxicomanes se plaignent que leur mère empiète sur leur espace psychique. Ils   n’auraient pas été considérés comme des individus mais des outils du narcissisme des parents.

La conduite toxicomaniaque va exprimer une revendication d’autonomie, mais simultanément dénie la séparation tout en renforçant la dépendance.

Rejet : les placements multiples et l’abandon sont interprétés par l’enfant comme un rejet. Le manque de drogue prolonge le manque de mère et certains toxicomanes rapprochent explicitement la recherche de drogue à la recherche de leur mère. Dans la répétition du manque qu’il recrée sans cesse, le toxicomane tente de réélaborer le traumatisme du rejet.

Empiètement et rejet : mélange d’empiètement de l’espace psychique de l’enfant et de désinvestissement par une mère essentiellement dépressive.

Modes relationnels dans l’adolescence :

Au cours de l’adolescence, la reviviscence des pulsions agressives et érotiques fragilise le moi, de même que la pression anxiogène des choix de vie à faire ; une tension anxieuse résultant des conflits mal résolus des périodes précédentes « surprotection ou rejet des parents, abus sexuels, difficultés identificatoires… ».

La consommation toxicomaniaque, au début, est donc en rapport avec la problématique adolescence ; en particulier elle comporte une propension à l’agir qui court-circuite la mentalisation. 

D. recherche de sensations fortes :

La recherche de sensations fortes est une dimension de la personnalité « qui tend à atteindre et à maintenir un niveau optimum d’activation élevé ». on l’observe une recherche de sensation forte dans la psychopathie, l’alcoolisme et la toxicomanie. Un sujet hyperactif, impulsif, irritable a tendance à rechercher des sensations fortes.

E. Conduites ordaliques :

Sur le plan du sens de recherche de sensations fortes, on fait appel à la notion de conduite ordalique « jugement de Dieu » ; c’est l’appel du sujet à une puissance extérieure toute – puissante qui décide de le faire vivre ou mourir. La mise en acte du fantasme ordalique traduit une faille du narcissisme, ou une défaillance de la fonction de la loi, ou une rupture précoce dans le chemin de l’individuation. se retrouver en vie après avoir frôlé la mort est une confirmation qui comble – temporairement certes – la faille narcissique. On retrouve ainsi par un autre chemin la sensation forte.  

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Complications du cannabis

A.Intoxication aiguë :

Crise d’angoisse.

Etat oniroïde.

Episodes psychotiques francs :

-  Type délirant « BD »

-  Type dysthymique : dépression / excitation.

Les psychoses cannabiques sont souvent remarquables par l’importance de l’agitation et de l’agressivité.

B.Intoxication chronique :

1.Syndrome amotivationnel :

Décrit par Mac Glothin et West en 1868 lors de l’usage pluri-quotidien du cannabis ; caractérisé par :

Un état d’indifférence.

Déficit de l’activité sociale « professionnelle, scolaire… ».

Perte du sens de l’initiative, le sujet devient passif, refuse l’effort, asthénique et apragmatique.

Déficit du fonctionnement intellectuel :

- Fatigabilité.

- Troubles mnésiques.

- Troubles de concentration.

- Pauvreté de l’idée.

Déficit de l’humeur et de l’affectivité.

-  Indifférence affective aux proches.

-  Emoussement émotionnel.

- Intolérance marquée aux frustrations.

2.Réaction psychotique chronique :

Décrite chez les utilisateurs chroniques à très forte doses.

3.Psychoses cannabiques :

Ont été décrites dans certains pays à grande consommation « Afrique du nord, Egypte » souvent remarquables par l’importance de l’agitation anxieuse et de l’agressivité.

Evolution : elle se fait vers la rémission au bout de quelques semaines.

4.Syndrome dépressif : « près de 40% des toxicomanes »

Un tableau authentique de dépression peut fréquemment émailler l’évolution de la toxicomanie.

Le tableau est souvent masqué par l’effet des drogues.

Les états dépressifs motivent fréquemment une demande de prise en charge.

Il est parfois difficile de différencier les états dépressifs d’un syndrome déficitaire des toxicomanes.

5.Troubles anxieux et du sommeil :

 Constants au cours de toutes les toxicomanies, plus particulièrement dans les périodes de sevrage, même plusieurs mois après. Les patient se traitent alors eux même par des médicament « BZD, barbituriques, hypnotiques… ».

6.Démences :

Les démences d’origine toxique sont rares. Elles seraient plus fréquentes lors de la prise de solvants, barbituriques, alcool ou autres toxiques, souvent associés au cannabis.

7.Alcoolisme :

Est une complication évolutives fréquente du cannabisme, car pris au début pour potentialiser l’effet du cannabis.

8.Conduites suicidaires :

Peuvent se voir lors d’un raptus secondaire à un sentiment de dépersonnalisation ou bien lors d’un accès dépressif.

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XIII. Prise en charge

 

Epidémiologie de la toxicomanie au cannabis

- Le cannabis représente la drogue la plus consommée dans le monde.

- Sur le plan judiciaire, le cannabis représente 60% des interpellations policières.

- 40 % des polytoxicomanes ont débuté par une consommation de cannabis.

- Age de début : 17 – 23 ans.

- La population la plus atteinte : des hommes âgés de 20 à 25 ans.

- Sexe ratio : trois hommes pour une femme.

- Mortalité : aucun décès n’a été signalé pour la prise isolée de cannabis.

- Il s’agit en général d’un sujet mal inséré au point de vue socio – professionnel.

- Le risque cancérigène d’un joint est cinq fois supérieur à celui d’une cigarette.

- La banalisation de l’usage du cannabis se poursuit, environ sept millions de personnes en

France « selon le deuxième rapport de l’observation Français » avaient consommés au moin une fois de la drogue dans leur vie et il s’agit le plus souvent « 9 / 10 » de cannabis.

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Implication médico-légale de la toxicomanie au cannabis

La loi comprend :

- Un volet répressif : condamnation des trafiquants de drogue à des peines lourdes.

- Un volet médico-social : le toxicomane est d’avantage considéré comme un malade que comme un délinquant.

- Le toxicomane peut être amené à se faire soigner par l’injonction thérapeutique du procureur « obligation de soins ».

- La lois du 31/12//70 « France » prévoit l’organisation de la surveillance médicale des toxicomanes et de cures de désintoxication. Elle précise que toute personne qui utilise les stupéfiants est placée sous surveillance de DASS.

On a trois modes de signalement du toxicomane à la DASS :

- par le procureur de la république.

- Par les services médicaux et sociaux.

- Quand le patient se présente lui même au service de prévention et de cure.

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Historique cannabisme, toxicomanie au cannabis

L’intoxication par le chanvre est de date ancienne sévissant de façon endémique en orient et dans les pays méditerranéens, puis s’est étendue depuis la dernière guerre dans les pays occidentaux.

Une abondante littérature concerne l’histoire du chanvre remontant à la plus haute antiquité.

La première description détaillée du cannabis se trouve dans un traité de médecine préparé par l’empereur chinois Shun Nung aux environ de l’an 2737 avant J.C.

De puis cette époque, les orientaux désignent le cannabis sous plusieurs appellations telles que : « la paradis du pauvre », « l’apaisement des peines », « le chemin du paradis », « le libérateur du péché ».

Au onzième siècle de notre ère, le vieux de la montagne « cheikh ledjbel » l’utilisait pour asservir les séides à des fins sanguinaires « Haschichen = assassins ».

Au dix huitième siècle, Linné en 1753 le décrit scientifiquement sous le nom de « Cannabis saliva ».

Et c’est au dix neuvième siècle que le cannabis a fait son apparition en occident, Baudelaire le révèle au public en 1860 dans son ouvrage « Paradis artificiel ».

A la même époque opium et haschich firent leur apparition en occident. C’est Moreau « de tours » qui publia le premier travail important sur les désordres mentaux causés par le haschich.

En Indes, la plupart des auteurs affirment non seulement l’existence de psychoses spécifiques dues au chanvre et à ses préparations « ganga, Bhang, Charas » mais aussi leur fréquence.

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Addiction ou toxicomanie au cannabis

L’usage des drogues n’a cessé de s’accroître et la gravité des conduites toxicomaniaques de se confirmer. Les questions que pose à notre époque la déviance du toxicomane sont multiples et interrogent de multiples instances : le politique, le législateur, le sociologue, l’éducateur, le pharmacologue, l’épidémiologiste, le psychanalyste, le médecin, sont tour à tour invités à donner leur avis d’expert sur une question qui le plus souvent déborde leurs compétences et leur impose des références et des appuis à des disciplines qui ne sont pas les leurs.

Selon la définition de Modell 1967, une drogue est définie comme « substance qui par sa composition chimique peut modifier la structure ou le fonctionnement d’un organisme vivant et exerçant une action biologique d’ordre général ».

Cette dénomination très générale, désigne toute substance psychotrope ou non médicamenteuse ou illicite, n’entrainant pas toujours des abus ou une dépendance comme c’est le cas pour le cannabis.

C’est à ce propos que le cannabis a fait l’objet de nombreuses controversés et d’où l’introduction de la distinction entre drogue douce et drogue dure.

Si l’usage du cannabis dans sa variété du chanvre indien ne s’est répandu que récemment dans les pays occidentaux, il a été consommé pour ses vertus médicinales et à des fins religieux ou sociales par des millions d’êtres humains pendants des siècles et dans de nombreux pays.

Or on se heurt à ce fait paradoxal que leurs effets psychopathologiques font encore de divergences marquées parmis les spécialistes.

Pris occasionnellement, le risque est minime, par contre sa capacité d’entraîner une dépendance psychique en fait une drogue dont les propriétés psychodysleptiques peuvent chez des sujets prédisposés entraîner des complications psychiatriques.

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