Les symptômes de l’encoprésie

Contrairement à l’énurésie, il s’agit presque toujours d’une conduite diurne quotidienne ou pluri-quotidienne, survenant parfois à des moments précis de la journée, ou intermittents « liée alors le plus fréquemment à des événements  particuliers ».

1. Encoprésie primaire :

Dans laquelle, il n’ya jamais eu de période de propreté, attribuée à un retard de maturation nerveuse.

2. Encoprésie secondaire :

Plus fréquente que la primaire, apparaissant après plusieurs mois ou années « vers 07 à 08 ans dans la majorité des cas ».

Le symptôme peut apparaître lors d’une maladie intestinale ou le plus souvent lors d’un événement à valeur émotionnelle : naissance d’un autre enfant, séparation avec le milieu familial.

Les accidents se produisent dans les mêmes conditions et aux mêmes endroits, à la maison, au retour de l’école ou pendant les horaires scolaires ce qui avait conduit au nom de « défécations involontaires des écoliers » par Marfan.

Le plus souvent c’est l’odeur qui fait découvrir la défécation par l’entourage, lequel supporte mal le trouble, ce qui est source de rejet, parfois l’enfant réussi pendant un certain temps à dissimuler les accidents et si les défécations sont incomplètes, c’est la découverte fortuite « la mère qui trouve le linge souillé qui vient révéler le trouble », fortement culpabilisé. Parfois l’enfant ne semble pas du tout gêné, ni culpabilisé, parfois même il ne cache pas sa satisfaction et exhibe son linge souillé et reste insensible aux critiques.

L’aspect des selles est variable, il peut s’agir de fuites par suintement, de selles moulées ou liquides.

Le degré de perturbation est fonction de l’effet du comportement sur l’estime de soi de l’enfant, du degré d’ostracisme social manifesté par ses camarades et des réactions de colère, de punition et de rejet venant de ceux qui s’occupent de lui. Le barbouillage avec les selles peut être délibéré ou accidentel, résultant d’une tentative de l’enfant pour nettoyer ou camoufler les selles émises involontairement.

Lorsque l’incontinence est clairement délibérée, les caractéristiques du trouble oppositionnel avec provocation ou celle des trouble de conduite peuvent être présentes.

Troubles sphinctériens chez l’enfant

Rappel anatomo-physiologique controle sphinctérien

Enurésie

Epidémiologie de l’énurésie

Les symptômes de l’énurésie

Répartition dans le nycthémère

La fréquence des mictions

Associations de l’énurésie avec d’autres troubles

Critères diagnostiques DSM IV 4 R énurésie

Diagnostic différentiel de l’énurésie

Evolution de l’énurésie

Etiopathogénie de l’énurésie

Conduite à tenir devant une énurésie et traitement

Encoprésie

Epidémiologie des encoprésies

Les symptômes de l’encoprésie

Examen somatique encoprésie

Critères diagnostiques DSM IV R 4 encoprésie

Diagnostic différentiel encoprésie

Evolution / pronostic encoprésie

Etiopathogénie de l’encoprésie

Conduite à tenir devant une encoprésie

Constipation psychogène « Mégacôlon fonctionnel »

 

 


Les symptômes de l’énurésie

L’énurésie est un symptôme très polymorphe dont il nous faut décrire les nombreuses variantes cliniques :

A.  Enurésie primaire :

Elle commence à l’âge de 05 ans

Dans  trois quarts des cas environ, l’énurésie est primaire, c’est à dire sans période d’acquisition de la maîtrise sphinctérienne et nocturne ; l’enfant se mouillant régulièrement chaque nuit. Plus rarement elle est de type primaire nocturne et diurne.

B.  Enurésie secondaire :

Elle s’installe entre 05 et 08 ans « peut survenir à n’importe quel moment ».

Lorsqu’elle survient après une période suffisamment longue de propreté, elle est presque toujours uniquement nocturne.

Troubles sphinctériens chez l’enfant

Rappel anatomo-physiologique controle sphinctérien

Enurésie

Epidémiologie de l’énurésie

Les symptômes de l’énurésie

Répartition dans le nycthémère

La fréquence des mictions

Associations de l’énurésie avec d’autres troubles

Critères diagnostiques DSM IV 4 R énurésie

Diagnostic différentiel de l’énurésie

Evolution de l’énurésie

Etiopathogénie de l’énurésie

Conduite à tenir devant une énurésie et traitement

Encoprésie

Epidémiologie des encoprésies

Les symptômes de l’encoprésie

Examen somatique encoprésie

Critères diagnostiques DSM IV R 4 encoprésie

Diagnostic différentiel encoprésie

Evolution / pronostic encoprésie

Etiopathogénie de l’encoprésie

Conduite à tenir devant une encoprésie

Constipation psychogène « Mégacôlon fonctionnel »

 

 


Clinique psychopathie, personnalité antisociale

Nous envisagerons successivement biographie des déséquilibrés puis la systématisation de leurs traits de personnalité.

A.  Biographie :

L’élément le plus caractéristique du déséquilibre mental est en effet la biographie du sujet ; celle ci est émaillée de faits pathologiques, souvent très précoces, à travers lesquels s’expriment l’impulsivité , l’instabilité et l’inadaptabilité.

  • L’enfance et l’adolescence perturbés

Colères fréquentes, opposition précoce aux parents, agressivité envers les autres enfants ». Ces perturbations ne s’améliorent pas avec la scolarité, généralement difficile et médiocre, malgré un niveau intellectuel normal ; école buissonnière, instabilité permanente, renvois de l’école pour inconduite. Les changement d’école et d’orientation éventuelle vers des institutions spécialisées ne font guère progresser l’adaptation au groupe ni la stabilité du sujet.

Petits vols, mensonges fréquents, vandalisme, cruauté physique envers des animaux et des personnes « incitation à la bagarre, coups et blessures voir homicide », utilisation d’armes susceptibles de blesser les gens « un couteau, une bouteille cassée, une brique et parfois une arme à feu, délinquance « délits , vols de sacs à main ».

Problèmes avec la justice « plusieurs arrestations pour cause d’inconduite ». rapports sexuels précoces, agressifs et fréquents au cours des relations épisodiques, avec agressivité ivresses répétées, abus et trafic de drogue.

  • Méconnaissance et non respect des normes et des contraintes sociales.

Violation des droits des autres, incapacité au respect des normes sociales, transgression de la loi, fréquence des conduites anti – sociales « vols répétés, ivresse et abus de drogues répétés, vandalisme , bagarre, prostitution… ». Arrestations et condamnations multiples.

A  un degrés de moindre importance on constate des conduites à risque « conduite automobile en état d’ivresse ou excès de vitesse, conduites sexuelles à haut risque’ partenaires multiples, rapports sexuels non protégés », sports dangereux…etc.

  • Instabilité empêche toute formation professionnelle, avec incapacité d’exercer une profession régulière « changement fréquent d’emploi, chômage prolongé, absentéisme, abandon de plusieurs emplois sans avoir un nouvel emploi en vue ».
  • Un vie affective et sentimental instables, une suite d’aventure sans liens affectifs durables.
  • Impossibilité de vie en communauté : service militaire marqué par des conduites d’opposition avec refus de toute discipline.
  • Incapacité à respecter des engagements financiers, avec accumulation de dettes.
  • Son adaptation sociale reste médiocre, incapacité à suivre un projet de vie, instabilité pour planifier ouprévoir l’avenir, absence d’adresse fixe.
  • fréquence de vagabondage et clochardisation, une délinquance caractérisée « vols, agressions, prostitution,automédication, toxicomanie ».
  • tentatives de suicide fréquentes répondant à des motivations complexes « appel, provocation, impulsivité, agitation clastique… » sans réel désir de mort « absence de contexte dépressif ».
  • Complications somatiques fréquentes : toxicomanie, alcoolisme, infection HIV, des conséquences de passage à l’acte agressif « fractures… ».
    • Cependant, une certaine évolutivité caractérise parfois ces conduites et il n’est pas exceptionnel d’observer, avec l’âge, une atténuation progressive, mais toujours récidivante. Ainsi , particulièrement après l’âge de 30 ans, les troubles sexuels, l’agressivité, le vagabondage et la criminalité diminuent habituellement de fréquence. Mais parallèlement à la sédation des passages à l’acte, on observe assez souvent des manifestations anxieuses psychiques ou somatiques avec fixation hypocondriaque.

B. Personnalité du déséquilibré :

  • Contact facile :

En contraste avec son agressivité impulsive et son instabilité, le psychopathe a le contact

facile et sait se présenter. Sa capacité de séduction est grande.

Ce goût du contact éphémère a été qualifié de toxicomanie d’objet. mais le psychopathe ne séduit pas gratuitement, il a toujours quelques avantages à trouver.

  • Instabilité :

C’est un symptôme fondamental. Elle est sociale, professionnelle, sentimentale.

Le psychopathe dans un perpétuel changement, il ne peut se fixer durablement dans un cadre déterminé.

L’improvisation est la règle avec une extraordinaire inconséquence. Mais il ne s’agit pas d’un mode délibéré d’un mode de vie. Le psychopathe est toujours entrain de faire le projet de l’insertion sociale. Ce projet reste non réalisé, faute d’y mettre les moyens.

Le psychopathe est guidé par le plaisir urgent d’éprouver le plaisir.

  • Agressivité / impulsivité :

L’intolérance à la frustration et à la contrainte contre déclenche l’agressivité. cette dernière est essentiellement physique « il frappe facilement ». elle peut se retourner contre soi « suicide », le psychopathe médiatise l’angoisse, qu’il ne peut supporter à travers les manifestations caractérielles « colère, opposition, agitation clastique… ». passage à l’acte immédiat hétéro ou auto – agressif, bagarres et agressions répétées et non justifiés par la légitime défense »plaisir de faire le mal ».

  • Manque d’empathie avec indifférence affective et froideur des affects :

Mépris des sentiments des autres, égocentrisme et opinion orgueilleuse de soi, insouciance d’autrui, négligence d’un enfant à charge, immaturité affective. Le sujet établit facilement des relations, il est incapable de maintenir des relations durables. Le psychopathe use l’autre, la remords,  la culpabilité et la honte ne sont pas exprimés ni ressentis de façon consciente.

  • Dysphorie :

Sentiment de vide, d’ennui, de rejet et d’insatisfaction, oscillant avec optimisme et une exaltation de l’humeur « labilité thymique ». Ces fluctuations de l’état thymique sont souvent accompagnées d’angoisse massive, d’agitation psychomotrice avec risque de passage à l’acte hétéro et // ou auto – agressif.

  • Sexualité perturbée :

La sexualité est marquée par l’excès et les conduites perverses « sadisme, masochisme, homosexualité, sexualité de groupe… ».

  • Traits de caractère d’apparence hystérique :

Histrionisme, narcissisme et surtout mythomanie « type de l’escro – séducteur – persuasif »

  • Facultés intellectuelles normales et imaginaires pauvre :

Il est possible que les psychopathes aient une intelligence plus pratique qu’abstraite, la vie imaginaire est pauvre, la fantasmatisation n’est pas élaborée, il ya peu d’invention.

  • Décompensation aiguë :

La dépression est fréquente et facile, elle peut conduire au suicide, cette décompensation survient sur un fond de dépression latente et de morosité dont on a souvent dit qu’il était le noyau central de la personnalité psychopathique. Le psychopathe peut présenter aussi des périodes hypomaniaques et des bouffées délirantes.

Psychopathie, personnalité dyssociale ou antisociale

Historique psychopathie

Epidémiologie psychopathie

Clinique psychopathie, personnalité antisociale

Criteres DSM IV 4 et CIM-10 Psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Criteres DSM IV 4 et CIM-10 Psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Evolution / Complications psychopathie

Diagnostic différentiel psychopathie, personnalité antisociale

Formes cliniques psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Aspect médico – légal psychopathie, personnalité antisociale

Psychopathologie psychopathie, personnalité antisociale

Etiopathogénie psychopathie, personnalité antisociale

Prise en charge psychopathie, personnalité antisociale