Indications psychothérapie de soutien

Les indication relèvent de plusieurs facteurs : l’état du patient / sa situation réelle / sa personnalité / ses propres choix de traitement.

1.     L’état du patient :

Peut être par lui même une indication :

  • Pendant un épisode psychotique subaigu.
  • Lors des fluctuations dépressives qui lui succèdent souvent.
  • Le soutient psychothérapique et un accompagnement nécessaire de traitement institutionnels et biologiques.
  • Il en est de même dans bien des épisodes cliniques subaigus : états dépressifs / névroses décompensées / périodes de réadaptation / accès d’angoisse

2.     les situations de crises ou les états réactionnels à des événements traumatisants :

Ne sont pas de bonnes conditions pour commence une psychothérapie réglée et structurée.

Une thérapie de soutien est plus indiquée pour aider le sujet à intégrer et dominer les réalités auxquelles il doit faire face, quitte à envisager ultérieurement si cela est nécessaire un autre mode de traitement.

Il en est de même à certains âges critiques « adolescents, retraite, 3emeâge » où le poids de la réalité intervient autant que les conflits intra-psychiques.

3.     Certaines personnalités :

Certaines personnalités présentent des mécanismes de défense trop fragiles ou au contraire trop rigides, pour qu’on envisage des remaniements profonds de leur personnalités au risque d’une décompensation psychotique ou d’une dépression intense.

La faible tolérance à la frustration ou la méconnaissance de l’origine psychologique des troubles sont également des arguments en faveur d’une psychothérapie de soutien.

4.     Choix de traitement :

Enfin il n’est pas rare que des sujets, qui seraient parfaitement accessibles à un travail d’investigation de type analytique, ne le souhaitent pas et préfèrent être aidés et conseillés dans les aspects de leurs difficultés sans en aborder les aspects inconscients.

Une telle attitude n’a pas à être considérée systématiquement comme une résistance ou un refus ; il importe plutôt de l’accepter comme une nécessité du moment, quitte à la voir évoluer par la suite.

Psychothérapie de soutien

Critères d’une relation de soutien efficace

La relation de soutien

Buts de la psychothérapie de soutien

Utilisation dynamique de la relation thérapeutique

Moyens de la psychothérapie de soutien

Mécanismes permettant de structurer la psychothérapie de soutien

Indications psychothérapie de soutien

Problèmes spécifiques psychothérapie de soutien

 

Mécanismes permettant de structurer la psychothérapie de soutien

1.     Abréaction :

Le fait de raconter au médecin ses conflits, sa souffrance, les stress subit, permet au malade une décharge émotive qui diminue l’intensité de ses tensions internes, ceci peut aller jusqu’à le catharsis.

2.     La compréhension :

La description des conflits, leur tendance répétitive au delà des circonstances et des personnes permet au sujet de trouver des solutions ou des compromis qui vont diminuer l’intensité de son anxiété.

3.     Le partage :

L’intérêt pris par le médecin aux souffrances du patient peut lui donner une impression de partage même s’il ne manifeste les sentiments éprouvés par le patient.

Un choc affectif pouvant entraîner une dramatisation des affects, le seul intérêt entraîne une sorte de dilution du sentiment en dehors du sujet et une charge moin lourde.

4.     L’appui :

La régression au moment de l’entretien et le transfert, peuvent transformer le médecin en une image parentale sécurisante, dont le risque une fois passée la souffrance, à l’origine de la demande, sera l’instauration d’une relation de dépendance stable.

5. L’éducation ou l’apprentissage :

Elle se situe au plan des habitudes de vie, des consommations de toxiques et de médicaments, de l’hygiène mentale et physique, de l’adaptation au stress, à l’exclusion de conseils concernant la vie familiale, amoureuse ou professionnelle, vis à vis desquelles l’interventionnisme a plus d’inconvénients que d’avantages.

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Mécanismes permettant de structurer la psychothérapie de soutien

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Moyens de la psychothérapie de soutien

Il sont très variables, selon le type de pathologie, la personnalité du malade et le moment de la prise en charge. Le plus souvent les psychothérapies de soutien comportent :

1.     L’encouragement de la verbalisation :

  • L’expression verbale des émotions apporte souvent un soulagement important et relâchent des tensions

intérieures chez des patients qui se sentent contraints à un contrôle émotionnel permanent dan leur entourage habituel.

La verbalisation des émotions facilite leur réduction, même lorsqu’il n’est pas possible d’encourager une compréhension intuitive des conflits sous-jacents, qui souvent exacerberait d’abord l’anxiété et les inhibitions.

  • La mise en mots de certaines expériences psychiques particulièrement pénibles pour le sujet « affects

mélancoliques,dépersonnalisation, expérience délirante » permet d’en limiter le caractère dramatique, ainsi que les sentiments d’isolement, d’incommunicabilité et de culpabilité qui les accompagnent ; il ne s’agit pas ici de banaliser ces expériences mais d’aider le sujet à les mettre en forme sur le plan cognitif et de lui faire savoir qu’elles peuvent être comprises par autrui.

  • Les résistances que le sujet manifeste dan l’abord de ses conflits intra-psychiques et des phénomènes

intérieures qui sous tendent ses conduites seront généralement respectées, du moin aussi longtemps que le sujet n’aura pas été complètement rassuré quand au caractère positif et non menaçant de sa relation au thérapeute.

2.     Attitude de rassurement compréhensif :

Les attitude de rassurement sont indispensables dans certains moments particulièrement aigus où le sujet est totalement envahit par le désarroi qui lui procure son expérience psychique et ne peut anticiper un avenir diffèrent de ce qu’il est en train de vivre. Cependant l’encouragement et le rassurement sont tout à faits différents de l’affirmation de principe d’un optimisme inconditionnel « qui serait d’ailleurs aussitôt invalidé parce que le sujet ressent de son expérience pathologique ». Ils  se servent au contraire de la reconnaissance de cette expérience elle même : une crise d’angoisse aiguë est d’abord une expérience de mort imminente bien qu’elle ne soit pas mortelle, un moment dépressif intense est d’abord une expérience de pessimisme total, même si ce pessimisme n’est pas définitivement justifié.

Les encouragements sont sans valeur s’ils  ne peuvent pas être entendus par le sujet ou s’ils dépassent l’attente raisonnable d’une amélioration que l’évolution confirmera.

De même le constat des progrès obtenus conforte l’espoir de progrès à venir.

3.     Conseils et suggestion :

  • Les conseils :

Différents des conseils ‘de bon sens’ de l’entourage habituel, qui tendent en général à denier l’expérience psychique dont le sujet est l’objet « par exp ne pas s’écouter lorsqu’une sensation d’angoisse, agir, sortir de soi même lorsqu’un état dépressif inhibe toute possibilité d’action ».

Le conseil ne peut avoir de sens que s’il tient compte de l’expérience vécue et des possibilités du sujet.

Il vise plutôt à faciliter et déculpabiliser la coexistence du sujet avec son trouble.

Dans le domaine des réalités extérieures, le conseil sera émis comme une opinion plutôt comme un ordre « il ne s’agit pas d’une prescription ».

Il peut concerner le mode de vie du patient, certaines décisions importantes, le développement et la réalisation de ses capacités, la modération d’efforts stériles ou l’encouragement à s’autoriser le plaisir ou la sublimation.

Le conseil doit tenir compte des besoins et surtout des moyens du patient et ne doit pas bien entendu, avoir pour seules références les croyances personnelles du thérapeute.

Ces interventions dans la réalité du sujet n’excluent pas les contacts avec la famille, ou le recours à un service social, en sachant ce qu’impliquent ces références.

  • L’aide relationnelle :

Si la relation entre le patient et le thérapeute n’est pas l’objet d’une élucidation qui mettrait au jour des processus inconscients, elle peut servir d’illustration et de modèle explicatif aux difficultés relationnelles que le patient éprouve avec son entourage familiale ou professionnel.

La sensibilisation du sujet à la psychologie d’autrui et aux interactions affectives et comportementales dont il est le centre ne mène pas seulement à une certaine pédagogie de la relation mais peut aboutir à une meilleure prise de conscience de ses mouvements internes.

Une certaine identification au thérapeute fait partie du processus thérapeutique.

4.     Attitude semi-directive :

Pouvant être d’un grand secour chez les patients immatures, mais renforçant l’image du thérapeute tout puissant.

5.     Intervention sur l’environnement :

Selon le cas, l’action thérapeutique concerne le milieu social ou professionnel « aménagement de conditions de travail, orientation, reclassement professionnel » ou familial.

Lorsque une séparation provisoire s’impose « hospitalisation par exemple », le choix de ces modalités est une tache délicate.

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Buts de la psychothérapie de soutien

Par définition les psychothérapies de soutien ne visent pas l’obtention de remaniements psychologiques profonds mais :

  1. Un renforcement des capacités d’adaptation du sujet.
  2. Une mise en œuvre plus efficace et plus simple de ses moyens de défense.
  3. Obtenir la plus grande amélioration symptomatique possible.
  4. Dégagement des contraintes extérieures par une action sur l’environnement.
  5. Facilitation des aménagements concrets de l’existence du patient ou l’accompagnement psychologique dans une période de crise.

La réalisation de ces objectifs nécessite l’établissement d’une relation positive entre le patient et le thérapeute, relation suffisamment chaleureuse pour servir transitoirement de support, mais qui devra être constamment modulée en fonction des mouvements transférentiels du sujet ; le transfert opéré ici comme dans toute psychothérapie mais il n’est pas l’objet d’un travail d’explication et d’analyse, et de ce fait échappe en grande partie à la conscience du patient ; le thérapeute devra donc y être plus attentif.

 

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La relation de soutien

  1. Très  couramment utilisée en pratique psychiatrique.
  2. La relation de soutien devient une véritable thérapie laquelle s’applique aux besoins psychologiques du patient présentant un handicap prolongé ou encore un déficit notable d’adaptation.
  3. Conduite souvent en association avec une chimiothérapie.
  4. Prend appui sur une image médicale sécurisante.
  5. Dialogue se situe sur un plan de réalité, au fil d’une relation médecin – malade complémentaire et directive de durée non limitée.
  6. Schneider distingue thérapie de soutien et psychothérapie de soutien, dans cette dernière le support offert par le médecin tient compte de la situation conflictuelle, interpersonnel et intra-psychique,et de ses aspects inconscients.
  7. Il ya une différence entre la psychothérapie « découverte » proche de la thérapie analytique et la psychothérapie de soutien qui est dite « recouvrante » ou « supportative » où le conflit inconscient est laissé dans l’ombre, on s’en prend uniquement à ses répercussions dans la vie du patient.
  8. La psychothérapie de soutien ne vise aucun remaniement psychothérapique profond.

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La relation de soutien

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Critères d’une relation de soutien efficace

  1. Capacité de percevoir le monde effectif de l’autre à travers sa communication verbale et non verbale.
  2. Respect du monde intérieur de l’autre avec capacité d’identification sans projection.
  3. Neutralité sans jugement ni conseils de vie.
  4. Disponibilité au moment de l’entretien « 45 minutes ou plus ».
  5. La perception du transfert et du contre transfert.

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Psychothérapie de soutien

Au sens large, les psychothérapies regroupent toutes les méthodes de traitement des désordres psychiques, voir des désordres somatiques, utilisant des moyens psychologiques, et d’une manière plus précise, la relation du thérapeute et du malade.

Action concentrée, méthodique, et animée par une intention thérapeutique précise « A . Berge ».

On a souvent tendance à parler de la psychothérapie de soutien comme une démarche qu’exclurait la compétence, il est vrai que dans de tels entretiens, une disponibilité plus ouverte, de plusieurs façons de répondre s’intègrent à une action psychiatrique quotidienne. Sont des psychothérapies non codifiées, sans référence théorique précise, ni technique spécifique.

Bien qu’elles soient largement pratiquées, dans des indications très diverses, elles n’ont guère donné lieu à des élaborations poussées.

On doit cependant se garder de les assimiler au soutien que n’importe qu’elle personne peut apporter à un autre ; elles doivent en effet comporter des buts relativement bien définis, être pratiquées par des thérapeutes relativement bien formés au maniement de la relation interpersonnelle pour en éviter les écueil et les enlisements et utiliser des moyens thérapeutiques qui différent en fonction de la personne et de la pathologie du patient.

C’est une forme de thérapeutique relationnelle, la plus employée, elle utilise des mécanismes définis pour aider le malade et exige un certain nombre de critères pour sa réussite. C’est une technique psychologique permettant une action concentrée méthodique et animée pour une intention thérapeutique précise.

Psychothérapie de soutien

Critères d’une relation de soutien efficace

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