Contre indications et séquelles de l’hypnose

Personnalité Borderline, car risque de décompensation psychotique.

Psychoses chroniques surtout dans les formes paranoïdes où la relation hypnotique peut alimenter son délire.

Séquelles : maux de tête, nausées, assoupissement et réactions psychotiques.

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Apprendre techniques de l’hypnose

Techniques d’application de l’hypnose

Phénomènes spécifiques de l’hypnose

Indications thérapeutiques de l’hypnose

Contre indications et séquelles de l’hypnose

 

Indications thérapeutiques de l’hypnose

A/- Appétence toxique massive et nocive :

Tabagisme, alcoolisme, boulimie, toxicomanies.

La désintoxication s’opère par déconditionnement sous hypnose.

Dans le traitement des alcooliques, les techniques employées sont : l’aversion conditionnée sous hypnose / le renforcement du Moi du patient par suggestions directes en état hypnotique / l’hypnose sèche.

Pour l’obésité ; deux techniques : celle de Fleischer avec projection dans l’avenir des bénéfices que l’obèse pourrait tirer de son amaigrissement / celle de Zlocker, dite de focalisation avec induction d’une sensation de chaleur sur la thyroïde.

Pour les toxicomanes , ils sont particulièrement hypnotisables , mais les rechutes sont fréquentes.

B/- Douleurs :

Soit comme anesthésique lors d’interventions cardiaques mineurs, chirurgie dentaire,  bain des grands brûlés permettant un nettoyage des plaies et le renouvellement de pansement, douleurs chroniques rhumatismales.

Douleurs obstétricales. Syndrome subjectif des traumatismes crâniens.

Leur combinaison avec une technique d’auto-hypnose permet souvent de soulager des patients réfractaires à d’autres traitements pharmacologiques ou physiothérapiques.

C/- Affections psychosomatiques :

Asthme, , psoriasis, , HTA

Ulcère gasto-duodénal : normalisation de la sécrétion gastrique sous hypnose.

RCUH, colite spasmodique, la constipation dans les suites d’intervention chirurgicale.

Dysfonctionnement sexuel « troubles de l’éjaculation, frigidité, impuissance.

Chez l’enfant « tics, énurésie, bégaiement ».

D/- Pathologie mentale :

  • Problèmes de personnalité :

Certaines pauvretés de l’expression verbale, défenses névrotiques inabordables avec somatisations importantes décrites sur un mode stéréotypé. L’hypnose aurait ainsi l’avantage de modifier la relation psychothérapique car elle se situe à un stade « prélangagier », préverbal, archaïque.

La personnalité passive dépendante est également décrite comme l’un des critères permettant de porter une bonne indication hypnothérapie.

  • La névrose hystérique :

Est l’indication de choix, l’hypnose agit sur les symptômes de conversion

somatique  « moteur, sensitif et sensoriel » et sur les symptômes psychiques « amnésie, fugue, inhibition intellectuelle ».

l’hypnothérapie  est essentiellement à visée symptomatique. Elle ne saurait prétendre modifier profondément la structure de la personnalité hystérique quoique la suppression du symptôme permette souvent un autre abord psychothérapique de la névrose.

Les hystériques ne sont pas plus hypnotisables que les gens dits « normaux ».

  • La névrose phobique :  dont le but est la sédation de l’angoisse au moment des crises par le déconditionnement de la  phobie.
  • Névrose d’angoisse : visant le symptôme physique, elle peut constituer le premier tempsd’une méthode de relaxation type Schultz.
  • La névrose obsessionnelle Rare , car il y’a une difficulté d’induction hypnotique.
  • Dépression réactionnelle ou névrotique: L’hypnose fait disparaître les symptômes en rapport avec l’anxiété.
  • Hypocondrie névrotique :Très efficace, grâce à des suggestions globales qui induisent un nouvel investissement corporel moins pénible.

 

 

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Phénomènes spécifiques de l’hypnose

Indications thérapeutiques de l’hypnose

Contre indications et séquelles de l’hypnose


Phénomènes spécifiques de l’hypnose

  1. Étrangeté des phénomènes.
  2. Catalepsie.
  3. Régression en  âge.
  4. Hallucination et modification sensorielle « anesthésie ».
  5. Distorsion du temps.
  6. Modification mnésique « enlever ou introduir un souvenir ».
  7. Écriture automatique.

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Phénomènes spécifiques de l’hypnose

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Techniques d’application de l’hypnose

A. Hypnose sèche « sans suggestion »   :

L’état hypnotique permet une reconstruction réparatrice du Moi. Les interprétations diffèrent selon les écoles. Pour Pavlov « il s’agit d’une inhibition restauratrice prolongée » ; pour l’école psychanalytique « régression et gratification instinctuelle ».

B. Hypnose prolongée :

Cure de sommeil durant plusieurs heures voir jours ou semaines.

C. Hypnothérapie suggestive ; directe ou indirecte :

La plus utilisée, vise à supprimer un symptôme gênant ou de modifier un vécu au niveau corporel ou cognitif.

Il est à noter qu’actuellement le qualificatif directe ne s’applique plus à la manière de formuler les suggestions, mais à l’orientation générale de la méthode qui vise directement au but thérapeutique sans tenter de modifier la structure de la personnalité du sujet.

Elle n’est pas une méthode psychothérapique à part entière, mais reste une technique de traitement clinique de troubles symptomatiques « douleur, altération fonctionnelle ».

Les méthodes indirectes impliquent une activité intermédiaire, affective ou sensori-motrice, permettant de tenir compte de la valeur psychodynamique du symptôme en respectant le plus possible sa valeur défensive.

D. Suggestion réeducative par persuasion :

Cette Hypnothérapie directive trouve principalement son indication chez les patients présentant un trouble délimité entrainant des difficultés relationnelles. Elle ajoute à la suggestion des éléments d’information, d’explication et de persuasion.

E. Hypnothérapie par déconditionnement sous hypnose:

Elle se rapproche beaucoup des méthodes de la thérapie comportementale.

Selon Bourgeois, 1979, l’hypnose par rapport à la technique de Wolpe, présenterait plusieurs avantages sur la simple relaxation :

-  Visualisation plus vivante grâce à l’imagination procurée par l’hypnose.

-  La détente est plus profonde, antagoniste de l’anxiété.

-  Possibilité de simplifier les hiérarchies.

Accès plus rapide à une problématique conflictuelle plus rapide.

F. Hypnocatharsis :

Régression d’âge et reviviscence des conflits refoulés

Utilisée par les américains après la deuxième guerre mondiale afin d’obtenir l’abréaction lors des névroses de guerre. On l’utilise également quand on veut préciser certaines données anamnestiques.

Sa vertu curative serait due à une prise de conscience « processus cognitif », accompagnée d’un intense vécu affectif « processus affectif »..

G. Hypno-analyse :

Où les Anglo-saxons empruntent à la psychanalyse ses bases théoriques et ses critères d’interprétation ; L’hypnose accélère ainsi le processus analytique.

associent à plusieurs degrés les deux méthodes psychothérapiques dans l’intention surtout d’abréger la durée de la cure analytique.

Certains auteurs pensent que l’hypnose peut servir à débloquer une analyse qui ne progresse plus, arguant du fait que la relation hypnotique se situerait à un niveau plus archaïque « corporel et non verbal ».

Elle reste cependant peu utilisée.

H. La narco-hypnose :

Associe des hypnotiques par voie orale, rectale ou veineuse, ce qui facilite la première induction chez les résistants. Elle est utilisée dans les premières inductions, les suivantes ne nécessitant plus, habituellement, l’administration de ces médicaments.

I. Hypnose de groupe:

Elle permet de sélectionner les bons sujets lors d’une première induction et d’améliorer l’hypnotisabilité de certains patients par l’exemplarité.

Le rôle rassurant du groupe est bien connu « 10 à 15 patients ». Les principales indications sont le traitement des alcooliques et la préparation aux accouchements.

Les suggestions individuelles sont possibles. Durée : 40 à 55 minutes.

J. Hypnodrame :

Chez les somnambules ; psychothérapie de groupe combinant hypnose et psychodrame.

Les sujets sont préalablement hypnotisés par le meneur de jeu.

K. Hypnose chez l’enfant :

Difficile, appelle au jeu et à l’imagination et à sa grande capacité à visualiser « technique de télévision », car l’enfant est suggestible mais moin hypnotisable ; les meilleurs résultats sont obtenus à partir de l’âge de 08ans.

L. Auto-hypnose :

S’induire soi-même à un état hypnotique, utilisé à la fin du traitement pour consolider les résultats de l’hypno-suggestion.

Les suggestions post-hypnotique de transe sont utilisées pour induire l’auto-hypnose. Les techniques de relaxation sont assez proches de l’induction d’un état auto-hypnoïde, jouent un grand rôle, et souvent la suggestion thérapeutique est reprise sous forme de formules intentionnelles selon la terminologie de la relaxation.

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Apprendre techniques de l’hypnose

  • Séance de 20 à 30 minutes.
  • Rythme : Dans la majorité des cas, un traitement par hypnose se fait en quelques séancesseulement « 03 à 10 séances selon le but thérapeutique
  • Certaines conditions sont nécessaires pour l’induction de l’hypnose :

- Une pièce tranquille, peu éclairée, favorable à la détente et au sommeil.

- Fixation de l’attention par un objet ou par un groupe d’idées.

- Stimulation auditive : le médecin répète les suggestions d’une voie monotone plus ou moin forte.

- Etablissement d’un rapport « medecin-malade » qui facilite l’induction.

  • Le déroulement de la séance se fait en cinq étapes :

-  Entretien préparatoire et les tests dits de suggestibilité.

-  Induction de l’état hypnotique.

-  Approfondissement de l’état hypnotique.

-  La suggestion proprement dite.

-  Le réveil et l’entretien post-hypnotique

A. Entretien préparatoire :

Son but est de placer l’hypnose dans un cadre médical, cela nécessite un examen psychiatrique complet avec éventuellement les tests psychométriques pour juger de la demande et préciser l’indication selon la symptomatologie et la personnalité du patient ; bien entendu, l’entretien s’attachera à dissiper l’appréhension du sujet en lui expliquant ce qui va se produire ou même ce que l’on attend de lui.

Cet examen s’attardera à dissiper l’appréhension du sujet en lui expliquant ce qui va se produire et ce que l’on attend de lui, puis celui-ci est soumis aux tests de suggestibilité pour augmenter sa suggestion, les plus utilisés sont :

  • Le test de balancement avec oscillation du corps puis chute en arrière.
  • L’épreuve de Kohnstamm « Body Sway Test » : ou mouvement spontané du bras aprèsappui préalable contre le mur.
  • Tests des mains serrées « Hand Clasp Test » :  qui présente l’avantage d’être employésur un groupe dont on désire sélectionner les personnes les plus suggestibles.

B. Induction :

Elle demande que soient réunies un certain nombre de conditions permettant une bonne relaxation du sujet.

Un relatif isolement sensori-moteur est nécessaire « amortissement des bruits, absence d’éclairage violent, ambiance calme » ; dans certains pays, de véritables ‘hypnotarium’ont été crées.

Les méthodes sont nombreuses et ont pour but principal de fixer ou de détourner l’attention du patient, tout en lui répétant des stimuli monotones, ces méthodes sont classées selon plusieurs critères :

  • La durée : induction lente ou rapide.
  • L’analyseur stimulé:

-  Visuel, par des stimuli optiques « hypnoscope de Stokvis », fixation sur un objet brillant.

-  Auditif, par des stimuli acoustiques « métronome ».

-  Tactile par des passes.

Une induction médicamenteuse peut être utilisée chez certains sujets particulièrement résistants.

Les méthodes d’induction rapide, autoritaires sont actuellement abandonnées.

Parmis les méthodes d’induction lente, plus permissives, certaines n’ont qu’un intérêt historique ; encore qu’elles soient parfois utilisées de nos jours, ainsi plusieurs méthodes « Bernheim par fascination », « Braid par fixation d’objet», « Erickson, la technique de lévitation de la main droite », « Wolman, technique du serrement des mains »…etc.

La méthode la plus largement utilisée est celle qui combine une relaxation progressive avec sensation de lourdeur, de chaleur et de sommeil induit, accompagnée d’une concentration sur la voix de l’hypnothérapeute et de suggestions verbales monotones et répétées.

Fleisher a même démontré en 1961 par une série d’expériences que les sujets ont actuellement plus de chance d’être hypnotisés s’ils s’attendent à être non pas hypnotisés mais relaxés. La relaxation entraîne beaucoup moin de résistance de la part du sujet.

La durée moyenne est de 15 à 20 minutes et l’état hypnotique ne s’obtient pas obligatoirement la première fois. Un notable raccourcissement de la durée de l’induction est obtenu par la suite chez le même sujet avec le même hypnothérapeute. On peut alors voir les états hypnotiques s’installer d’emblée à un signal donné »chiffre par exemple », si le comptage est employé comme moyen d’induction.

« Comme modèle nous prenons l’échelle de Harvard qui comporte 12 Items » :

  • Item 1  : suggestion simple « inclinaison irrésistible de la tête », on demande au sujet d’évoquer cetteidée les yeux fermés, idée qui sera répétée un certain nombre fois.
  • Item 2  : le fermeture des yeux, induction proprement dite, on explique au sujet que l’hypnose n’estpas différente du fait de regarder un spectacle au point que l’on oublie que l’on est spectateur.

Les suggestions du sommeil sont au premier plan et elles sont répétées : le mot dormir ou endormir 19 fois, mot sommeil 05 fois, somnolent 09 fois, fatigue 08 fois, les allusions aux yeux et aux paupières lourdes 33fois.

Les injonction qui établissent un mode de relation sont par exemple « bientôt vous serrez incapables de garder les yeux ouverts plus longtemps », « je veut que vous continuez à porter attention », « vous allez bientôt ressentir diverses choses que je vais vous demander de ressentir », « vous ne vous réveillez pas avant que  je vous le dise ».

Les autres items envisagent des actions qui sortent de l’ordinaire :

  • Item 3 : on suggère que le bras de vient lourd et qu’il descend.
  • Item 4 : on suggère que le bras doit sembler trop lourd pour pouvoir être soulevé.
  • Item 5 : les mains sont collées et on met le sujet au défi de les séparer.
  • Item 6 : on suggère que le bras se rigidifie et qu’il est impossible de le plier.
  • Item 7 :  les mains se rapprochent.
  • Item 8 : l’orateur demande au sujet de communiquer en remuant la tête, tout en précisant ; honnêtement, je ne voit pas que vous le pourriez.
  • Item 9 : une mouche ne cesse de voler au dessus de sa tête et il veut la chasser.

« Echelle de Davis et Husband »

  • Item 10 : suggérer que les paupières sont collées « je doute très fort que vous pourriez les ouvrir ».
  • Item 11 : suggérer qu’il ne se souviendra pas de l’expérience, il doit oublier jusqu’à que l’opérateur lui dise « maintenant vous pouvez vous souvenir de tout ».

C. L’état hypnotique:

Après l’induction, le sujet entre dans un état appelé hypnotique ou encore ‘transe’ »certains auteurs éprouvent ce dernier terme auquel ils trouvent une connotation péjorative ». Il n’existe pas de critères objectifs admis par les auteur mais certains phénomènes à savoir l’anesthésie, la catalepsie, le somnambulisme, la vésication ainsi que les signes biologiques décrits plus loin soient considérés par d’autres comme des preuves pour certains.

Dans l’approfondissement de cet état : trois stades sont distingués « léger, moyen ou profond, allant du simple état de détente au somnambulisme comme le stade le plus profond « échelle de Davis et Husband » qui considère l’ordre de succession de l’apparition des phénomènes hypnotiques.

Cet approfondissement peut se produire automatiquement au bout de quelques séances ou par certains techniques telles que :

  • La suggestion simple : je vais compter jusqu’à 05, votre bras devient très lourd, quandj’arrive à 05, vous ne pourriez pas lever votre bras et pas faire d’effort.
  • Prise de conscience par le sujet de la positivité de certains tests.
  • Suggestion post-hypnotique « relaxation plus grande à la prochaine séance ».
  • Hypnose fractionnée de Vogt « par deshypnotisation – rehypnotisation plusieurs fois aucours de la même séance ».
  • La concentration sur la respiration.

Les sujets pouvant atteindre une transe profonde varient, d’après les auteurs, entre 03 et 15 % de la population générale. En général, un état de transe légère ou moyenne permet de travailler ; l’état de somnambulisme n’étant que rarement nécessaire, d’autant que l’effet thérapeutique n’est en aucune façon fonction de la profondeur de la transe.

profondeur Degrés Symptômes
Réfractaire 0
Hypnoïde 12

3

4

5

Relaxation

Battement des paupières

Fermeture des yeux

 

Relaxation physique complète

Transe légère 67

10

11

Catalepsie oculaireCatalepsie des membres

Catalepsie rigide

Anesthésie « main gantée »

Transe moyenne 1315

17

18

20

 

Amnésie partielleAnesthésie post-hypnotique

Changements des personnalités

Simples suggestions post-hypnotiques

Illusions kinesthésiques ; amnésie totale.

Transe profonde 2123

25

26

27

28

29

30

 

Capacité d’ouvrir les yeux sans modifier la transeSuggestions post-hypnotiques fantaisistes

Somnambulisme complet

Hallucinations visuelles positives post-hypnotiques

Hallucinations auditives positives post-hypnotiques

Amnésie post-hypnotique systématisée

Hallucinations auditives négatives

Hallucinations visuelles négatives, hyperesthésie.

D. Les suggestions:

Elle dépendent du but thérapeutique : action symptomatique pour la levée du symptôme gênant ou plus global de détente et de repos.

John Hartland a donné une série de recommandations sur la manière de formuler les suggestions qui doivent être claires, sans ambiguïté, la terminologie qui doit être simple, l’intonation et le rythme de la voix qui doivent être appropriés et autant que possible positifs.

A visée thérapeutique, les suggestions doivent être données à la fin de la séance, répétées en termes imaginés, utiliser autant que possible la description que le patient aura donné de son symptôme, très souvent on y adjoint une suggestion post-hypnotique de rehypnotisation plus rapide et plus profonde à la prochaine séance.

E. Le réveil et l’entretien post-hypnotique:

Le réveil doit être progressif, précédé d’un temps de latence où sont données les consignes de détente, de repos et de bien être au réveil. On constate parfois lors de déshypnotisation brusque, des sensations de malaise avec nausées, céphalées, anxiété et vertige ; une nouvelle induction est alors nécessaire afin de faire disparaître ces symptômes et de réveiller progressivement le patient.

L’entretien post-hypnotique est capital, par le récit que fera le patient de son vécue de la transe, permettant de recueillir des éléments aidant le thérapeute à adapter sa technique et de s’ouvrir sur cette psychothérapie verbale.

 

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Bases théoriques de l’hypnose

A. Théories neuro-physiologiques :

L’école de « Pavlov » a repris la théorie du sommeil partiel.

Le sommeil est obtenu par inhibition de cortex, l’hypnose est une inhibition partielle, entre l’état de veille et le sommeil profond. Cette école distingue des phases hypnotiques :

-  Phase d’égalisation : proche de l’état normal.

-  Phase paradoxale : ou un stimulus fort entraîne une réaction faible et inversement.

-  Phase ultra-paradoxale : où ‘un stimulus négatif’ auquel les cellules cérébrales ne sont pas sensibles habituellement, entraîne une réaction ; c’est la phase de suggestion d’après Pavlov dont la théorie est basée sur les processus d’excitation et d’inhibition du cortex.

Les américains ont élaborés une théorie faisant intervenir le système limbique dans l’apparition de

l’état d’hypnose, par sa relation avec les autres systèmes sous corticaux.

Le tracé d’EEG étant le même qu’à l’état de veille.

Les théorie modernes  « Bowers1975 »   essayent d’expliquer l’hypnose par le phénomène de l’asymétrie fonctionnelle du cerveau.

 

B. Théories psychologiques :

Théorie de la dissociation de « Janet » : 

Le trouble fondamental est le rétrécissement du champs de la conscience, l’hypnose pour Janet provoque artificiellement un processus semblable à celui de l’hystérie, qu’il considère comme la conséquence d’un clivage, d’une dissociation de la conscience « en 02 parties » . il affirme que l’hypnose provoquerait artificiellement un processus semblable, ce qui permet d’expliquer des phenomenes hypnotiques, tels que catalepsie, anesthésie, amnésie post-hypnotique. La profondeur de l’hypnose serait proportionnelle au degres des dissociations. Il distingue deux niveaux de comportement :

-  Celui de la volonté, de l’effort, du dessein.

-  Celui de l’activité réflexe.

L’hypnose est un automatisme où serait aboli le premier niveau et où s’installe un comportement dissocié du conscient. Le « rapport » est expliqué par Janet comme un rétrécissement électif du champ de la conscience autour de la personne de l’hypnotiseur.

Théorie de la psychologie expérimentale :

Il existe deux école :

Le étatistes qui affirment l’existence d’un état hypnotique spécifique basé sur la suggestion.

Les non étatistes : qui dénient l’existence de cet état, qui est considérait comme un phénomène d’imagination qu’on peut reproduire à l’état de veille et qu’il est le résultat d’un apprentissage.

  • Sarbin 1950, est entièrement focalisé sur la suggestion et pour lui, l’hypnose doit être intégrée dans la

théorie des rôles. Il insiste sur l’importance du Jeu ‘Role-taking’ comme phénomène socio-psychologique dont l’hypnose ne représente qu’un exemple.

  • Orne « étatiste », enrichit plus tard cette conception en parlant du fait que l’attitude des hypnotisés a

toujours été fonction des idées communément admises, à différentes époques, sur l’hypnose. il se pose alors la question de l’existence d’une « essence » de l’hypnose et de ses « artefacts » que seraient les sous produits des influences socioculturelles et les éléments communiqués consciemment et inconsciemment par l’hypnotiseur.

  • Barber « non étatiste », dénie tout caractère particulier à l’état hypnotique, l’hypnose est pour lui un

phénomène d’imagination, il ya passage de l’imagination passive et agissante qui peut être renforcée par un certain nombre de paramètres et de situations. Il met l’accent sur l’existence de phénomènes hypnotiques à l’état de veille et assimile ainsi l’hypnose à la suggestion.

Théorie psychanalytique :

Pour Freud   insiste sur l’aspect érotique de la relation hypnotique, la comparant à un état amoureux « le rapport hypnotique consiste dans un abandon amoureux total, à l’exclusion de toute satisfaction sexuelle ». toutefois, il prend le soin de souligner « qu’il semblerait plus indiqué d’expliquer l’état amoureux par l’hypnose que de suivre la voie inverse »

Il s’agit d’une variété de transfert où l’hypnotiseur prend la place de l’idéal du Moi de l’hypnotisé, éveillant chez lui une partie de son héritage archaïque qui s’est déjà manifesté dans l’attitude à l’égard des parents et surtout l’idée qu’on se faisait du père.

Pour Ferenzi 1909 ; son disciple, il y’aurait une réactivation du complexe d’œdipe avec une régression à un stade archaïque.

En 1957, Meares « régression Atavique » ; d’après lui l’hypnose est une régression au mode de fonctionnement primitif du cerveau où les idées sont acceptées sans critique par simple suggestion. Il estime même que la communication verbale entrave le mouvement régressif et décrit une technique d’induction non verbale induite par l’ambiance.

Perspective cognitivo-comportemental :

Ces perspectives modernes remontent à White 1942 , ici les chercheurs préfèrent des concepts issus des sciences de la communication, comme l’interaction sociale et la reprise de rôle.

Le lieu de l’hypnose n’est pas dans l’appareil mental mais dans la rencontre inter-individuelle ; il s’agit de jeu de « faisant semblant », appel pour des actions qui vont créer l’illusion.

 

C. Théories tenant compte des processus physiologiques et psychologiques :

 

Déjà en 1922, Schilder, tout en insistant sur la nature libidinale des relations entre l’hypnotiseur et

l’hypnotisé, avait attiré l’attention sur l’importance des facteurs physiologiques.

q C’est en 1944, que Kubie et Margolin font une première synthèse articulant les processus physiologiques

et psychologiques. Ils distinguent deux aspects du phénomène hypnotique à savoir l’induction et l’état hypnotique, qui différent tant sur le plan psychologique que physiologique et partant du fait que l’hypnose peut être induite sans hypnotiseur « en fixant son attention sur sa propre respiration ». ils montrent que dans la phase d’induction, le transfert n’est pas nécessaire ,bien qu’ils parlent plus tard de ‘transfert à l’état pur’ ; les phénomènes physiologiques à savoir les manipulations sensitivo-motrices peuvent entraîner un état hypnotique au cours duquel on assiste à des modifications psychologiques du sujet.

A la phase d’induction, l’isolement afférent et les stimuli venant de l’hypnotiseur produisent un zone d’excitation corticale concentrée d’une zone d’inhibition « Pavlov ».

Sur le plan psychologique, ceci est interprété comme une différentiation du Moi et du monde extérieure, dans lequel est compris l’hypnotiseur, par la suite le sujet finit par se confondre avec ce dernier, ce qui entraîne une régression psychanalytique.

q En 1970, Kubie précise ses positions en affirmant que dans l’induction et dans l’état hypnotique et aussi

dans ses manifestations et conséquences secondaires, il n ya pas de conflits entre les rôles joués par les processus psychodynamiques et ceux que joue les processus physiologiques concourants, les deus sont nécessaires.

Il exposera une théorie selon laquelle il se produirait au cours du processus d’induction, par suite d’une réduction des influx afférents extéro et proprioceptifs, « une altération progressive de la limite psychologique entre l’hypnotisé et le monde environnant », « un flou des  frontières du Moi », «  un estompage des limites du Moi et des objets externes », ce qui a pour effet de faire apparaître des crises d’identité inconscientes et des crises d’ordre libidinal. Plus tard, les limites entre le sujet et le monde sont rétablies à l’exception de celles entre sujet et hypnotiseur.


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Historique de l’hypnose

Dans les temps anciens, il semble que l’on ait utilisé  le pouvoir de certains états psychologiques, dont les manifestations étaient spontanées, dans une perspective magique et psychologique.

  • Mesmer 1735-1815 :  Médecin Autrichien  a révolutionné le monde médical il y a environ deux siècles, avec ce qu’il appelait « le magnétisme animal » ; le traitement magnétique consistait à établir un rapport avec le malade dans le contexte d’une attente soigneusement entretenue. Un certain nombre de ses malades présentait des crise excito-motrices extrêmement spectaculaires nécessaires à la guérison.Il soutenait la théorie qu’un fluide était émis par les humains dont l’harmonie avait des vertus thérapeutiques.
  • Chastenet 1751-1825 : a parlé de « Somnambulisme provoqué» lorsqu’il a remarqué qu’aulieu d’être amené à la crise convulsive, un malade était mis dans un état de docilité où il ne cesse d’être en dialogue avec le magnétiseur.   
  • L’Abbé Faria 1755-1819: en 1815 il a ouvert un cours publique de magnétisme à paris, ilfut le premier à comprendre que ce phénomène est avant tout psychologique. Il donne à la suggestion verbale un rôle prépondérant et décrit les suggestions post-hypnotiquies.

En Angleterre, James Braid , impressionné par les démonstrations de ‘La fontaine’, essaie de comprendre scientifiquement le phénomène qu’il appelle « hypnotisme » en 1843 afin de démythifier le mesmérisme. L’hypnose serait due à la concentration sur un point et le monoïdéisme.

  • Ambroise liebault « 1823-1904 » est un des rares praticiens qui ose recourir ouvertementà l’hypnose en France vers le milieu du XIX e siècle.
  • Bernheim 1840-1919 :  se démarque des théories précédentes, ses travaux obtiennent unvif  succès. Est parvenu à la conclusion que le sommeil n’est pas indispensable à la réalisation de l’hypnose dans la mesure où toute idée suggérée tend à être réalisée, un état de suggestibilité imposée, provoquée par la suggestion.
  • Charcot , considérait l’état d’hypnose comme pathologique relevant de l’hystérie.
  • Freud alors âgé de 29 ans, passe  04 mois en 1885-1886, à la Salpétrière, se convainc de laréalité des phénomènes hypnotiques, et découvre les vertus thérapeutiques de la catharsis et du phénomène de transfert.
  • Après la mort de Charcot « 1893 », l’apparition de la psychanalyse, et l ‘emploi desAnesthésiques aidant, l’hypnose tombe dans l’oubli.
  • Janet 1859-1947 :à partir de 1919, il sera le seul à étudier l’hypnose en France. Sestravaux constituent la troisième et la plus solide tentative d’intégration en une discipline des méthodes de thérapeutiques par les forces ‘sub-conscientes’
  • Pavlov 1849-1936 : élabore la théorie neurophysiologique de l’hypnose.
  • L’utilisation de l’hypnose dans le traitement des névroses de guerre, lors de la secondeguerre mondiale, entraîne un regain d’intérêt pour cette technique.
  • En 1958, l’Americain Medical Association décide d’intégrer l’hypnose dans l’enseignementdes futurs médecins.
  • Bowers 1975, essayent d’expliquer l’hypnose par le phénomène de l’asymétrie fonctionnelledu cerveau.

Hypnose

Historique de l’hypnose

Bases théoriques de l’hypnose

Apprendre techniques de l’hypnose

Techniques d’application de l’hypnose

Phénomènes spécifiques de l’hypnose

Indications thérapeutiques de l’hypnose

Contre indications et séquelles de l’hypnose


Hypnose

L’hypnose après bien des vicissitudes, acquiert de nouveau le droit d’être citée dans l’arsenal thérapeutique, en dépit de la méfiance et des résistances qu’elle suscite.

Une lente réhabilitation est entrain de se produire et l’hypnose reprend peu à peu sa place dans le champs psychothérapique. L’emploi thérapeutique de l’hypnose reste étroitement lié à la relation hypnotiseur – hypnotisé.

L’hypnose est un phénomène de langage à partir de la parole de l’hypnotiseur, l’hypnose vise à une efficacité pratique par l’établissement d’une relation expérimentale qui aide à une meilleure compréhension de la relation psychothérapeutique.

L’hypnose renvoie à beaucoup de concepts, tels que sommeil, suggestion, suggestibilité, modification d’état de conscience, régression, transfert…….

Lûbault 1866 : définissait l’hypnotisme comme un sommeil provoqué avec exaltation de la suggestibilité.

Brous Sequard 1882 : Effet et un ensemble d’actes d’inhibition et de dynamogénie.

Beaunis 1887 : Suppression momentanée plus ou moins complète de l’activité cérébrale.

Porot 1952 : Sommeil incomplet de type spécial, provoqué par des manœuvres psychologiques, l’ensemble répondant au terme d’hypnotisme

Encyclopédie médicale de l’URSS 1980 : Etat artificiel particulier de l’Homme, produit par suggestion, qui se distingue par une sélectivité particulière des réactions et se manifeste par une augmentation de la réceptivité à l’action psychologique de l’hypnotiseur et la diminution de la sensibilité aux autres influences.

Commission de British Médical Association 1955: Etat passager d’attention, modifiée chez le sujet. Etat qui peut être produit par une autre personne dans lequel divers phénomènes peuvent apparaître spontanément ou en réponse à des stimulis verbaux et autres phénomènes comprenant un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l’apparition chez le sujet de réponses et d’idées qui ne lui sont pas familières dans son état d’esprit habituel.

Encyclopédie Médicale 1991 : L’hypnose est un mode de fonctionnement psychologique, dans lequel un sujet, grâce à l’intervention d’une autre personne, parvient à faire abstraction de la réalité environnante tout en restant en relation avec l’accompagnateur.

 

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