Historique des attaques de panique et trouble panique

En  1895, Freud autonomise les états anxieux des « Neurasthénies » de Béard, il isole clairement les différents aspects cliniques de la névrose d’angoisse. Pour Freud il existe un lien reliant l’attente anxieuse de la crise et la survenue de la crise elle même.

Pour Robert , l’angoisse apparaît comme une sensation de resserrement de la région épigastrique accompagnée d’une gêne respiratoire et d’un sentiment d’anxiété.

Brissaut en 1902 établit la distinction qui est devenue classique de la clinique psychiatrique française « l’anxiété conçue comme un état mental de trouble et d’agitation, l’angoisse englobant l’anxiété et les manifestations somatiques »

Klein et Fink vont regrouper l’attaque de panique et l’agoraphobie dans la même entité clinique ; Klein isolera l’anxiété généralisée de l’attaque de panique.

Westphal premier à isoler « la peur de traverser les places et les rues » lui donna le nom de l’agoraphobie.

Sous l’influence des écoles psychiatriques américaines, un remaniement conceptuel de la pathologie anxieuse a été élaboré ces dernières années. La nevrose d’angoisse a été séparée en plusieurs catégories :

-  Une attaque de panique.

-  Trouble panique avec ou sans agoraphobie.

-  L’agoraphobie.

-  Les phobies spécifique et sociales.

-  TAG

-  L’état de stress post traumatique et l’état de stress aigu.

-  Les TOC.

-  Les troubles anxieux induits par une substance, affection médicale générale et troubles anxieux non spécifiés.

Attaque de panique

Historique des attaques de panique et trouble panique

Épidémiologie des attaques et trouble panique

Clinique de attaque de panique

Critères DSM IV R d’une attaque de panique

Diagnostics associés au trouble panique

Évolution des attaques et trouble panique

Diagnostic différentiel des attaques de panique

Etiopathogénie des attaques de panique

Prise en charge des attaques de panique

Trouble panique

Critères diagnostiques DSM IV R trouble panique

Trouble anxiété généralisée

Epidémiologie trouble anxiété généralisée

Clinique de l’anxiété généralisée

Critères diagnostiques DSM IV R trouble anxiété généralisée

Evolution du trouble anxiété généralisée

Diagnostic différentiel du trouble anxiété généralisée


Historique de la prise en charge des schizophrènes

Trois étapes successives dans le traitement biologique des schizophrénies peuvent être individualisés :

-  L’ère pré thérapeutique

-  L’ère du traitement de choc « ECT et insulinothérapie ».

-  L’ère des neuroleptiques.

  • Dollfus et Petit ont tenté d’évaluer le pourcentage d’amélioration au cours de ces troisphases qu’ils situent, en données corrigées, respectivement à 20, 30 et 55% des cas traités. Ces chiffres sont assez proches de ceux proposés par Hegarty et al qui distinguent aussi trois périodes :

-  La première, entre 1895 et 1925, où la proportion des patients améliorés en fin de suivi est de 27.6%.

-  La deuxième, contemporaine de la découverte des propriétés de l’ECT, où l’on atteint 34.9%.

-  La troisième, correspond aux années 1956 à 1985, où l’on observe un taux significativement supérieure d’évolution favorable de 48.5%.

Prudemment , les auteurs font l’hypothèse que ce résultat pourrait être du à « l’introduction de chimiothérapies modernes ». Les NLP témoignent du bénéfice apporté depuis leur introduction en 1952.

En effet les grandes catamnèses prenant en compte plusieurs dizaines d’années d’évolution concernent des patients diagnostiqués bien avant la découverte des NLP et donc traités tardivement par eux. Elles fournissent pourtant un pourcentage d’environ 50% d’évolution favorable, alors que des données plus récentes depuis 1986 semblent relativiser ce bénéfice dû à la chimiothérapie NLP.

  • L’usage des NLP a lui même imprimé des modifications dans le cours et les aspects évolutifsde la maladie :

-  Fragmentation sous la forme d’épisodes aigus ou subaigus.

-  Réduction partielle des symptômes.

-  Evolution peudo-névrotique ou pseudo-psychopathiques.

-  Cicatrisation sous la forme de tableaux plutôt déficitaires.

  • L’apparition récente de nouveaux neuroleptiques a permis de modifier considérablement laprise en charge médicamenteuse des schizophrénies. Une meilleure compliance thérapeutique, un confort et une efficacité sur les symptômes négatifs.
  • la réserpine est le premier antipsychotique efficace,
  • Au début des années 70, la question fondamentale du lien entre effet thérapeutique eteffet neurologique a pris un nouveau tour avec l’apparition des Benzamides « Dogmatil, premier NLPa »commercialisé e France en 1969, et surtout celle des Diazépines « en particulier Clozapine ».
  • Pinel fut l’un des premiers à penser que le mode de vie du malade au sein de l’asile pouvaitinfluencer sur ses troubles. On lui attribue généralement la suppression de la contention.
  • Le célèbre incipit du « Traité des maladies mentales » d’Esquirol, montre que l’idée d’utiliser les institutions psychiatriques comme moyen thérapeutique remonte à la naissance même de la psychiatrie moderne, sa mise en pratique a néanmoins varié en fonction de divers conceptions théoriques de la maladie mentale qui se sont succédé depuis lors.

« une maison d’aliénés est un instrument de guérison, entre les mains d’un médecin habile, c’est l’agent thérapeutique le plus puissant contre les maladies mentales »Esquirol.

  • La psychothérapie de groupe constitue une innovation apparemment singulière dans l’artpsychothérapique. Les schizophrènes répondent bien au psychodrame et aux groupes d’activité.
  • Apparue dans les années 50, les théories et les thérapies familiales ont été l’objet denombreuses évolutions pour le traitement des schizophrénies.
  • Dès 1966, N.W.Ackerman posait la question de l’orientation théorique préférentielleconcernant le phénomène schizophrénique et les troubles familiaux associés
  • Si les années 60 et 70 ont été celles de la percée biochimique et pharmacologique en matière

de schizophrénie, plusieurs indices ont suggéré que les années 90 seraient marquées par un intérêt grandissant pour la réadaptation, la réhabilitation et plus généralement pour l’univers social du schizophrène.

Prise en charge et traitement de la schizophrénie

Historique de la prise en charge des schizophrènes

Généralités ou objectifs du projet thérapeutique

Motifs d’hospitalisation d’un schizophrène

Traitement neuroleptique schizophrénie

Autres traitements utilisés dans la schizophrénie

Indications thérapeutique selon la forme de schizophrénie

CAT et traitement schizophrénie résistante

Sismothérapie ou électroconvulsivothérapie

Psychothérapies dans la schizophrénie

 


Historique de l’hypnose

Dans les temps anciens, il semble que l’on ait utilisé  le pouvoir de certains états psychologiques, dont les manifestations étaient spontanées, dans une perspective magique et psychologique.

  • Mesmer 1735-1815 :  Médecin Autrichien  a révolutionné le monde médical il y a environ deux siècles, avec ce qu’il appelait « le magnétisme animal » ; le traitement magnétique consistait à établir un rapport avec le malade dans le contexte d’une attente soigneusement entretenue. Un certain nombre de ses malades présentait des crise excito-motrices extrêmement spectaculaires nécessaires à la guérison.Il soutenait la théorie qu’un fluide était émis par les humains dont l’harmonie avait des vertus thérapeutiques.
  • Chastenet 1751-1825 : a parlé de « Somnambulisme provoqué» lorsqu’il a remarqué qu’aulieu d’être amené à la crise convulsive, un malade était mis dans un état de docilité où il ne cesse d’être en dialogue avec le magnétiseur.   
  • L’Abbé Faria 1755-1819: en 1815 il a ouvert un cours publique de magnétisme à paris, ilfut le premier à comprendre que ce phénomène est avant tout psychologique. Il donne à la suggestion verbale un rôle prépondérant et décrit les suggestions post-hypnotiquies.

En Angleterre, James Braid , impressionné par les démonstrations de ‘La fontaine’, essaie de comprendre scientifiquement le phénomène qu’il appelle « hypnotisme » en 1843 afin de démythifier le mesmérisme. L’hypnose serait due à la concentration sur un point et le monoïdéisme.

  • Ambroise liebault « 1823-1904 » est un des rares praticiens qui ose recourir ouvertementà l’hypnose en France vers le milieu du XIX e siècle.
  • Bernheim 1840-1919 :  se démarque des théories précédentes, ses travaux obtiennent unvif  succès. Est parvenu à la conclusion que le sommeil n’est pas indispensable à la réalisation de l’hypnose dans la mesure où toute idée suggérée tend à être réalisée, un état de suggestibilité imposée, provoquée par la suggestion.
  • Charcot , considérait l’état d’hypnose comme pathologique relevant de l’hystérie.
  • Freud alors âgé de 29 ans, passe  04 mois en 1885-1886, à la Salpétrière, se convainc de laréalité des phénomènes hypnotiques, et découvre les vertus thérapeutiques de la catharsis et du phénomène de transfert.
  • Après la mort de Charcot « 1893 », l’apparition de la psychanalyse, et l ‘emploi desAnesthésiques aidant, l’hypnose tombe dans l’oubli.
  • Janet 1859-1947 :à partir de 1919, il sera le seul à étudier l’hypnose en France. Sestravaux constituent la troisième et la plus solide tentative d’intégration en une discipline des méthodes de thérapeutiques par les forces ‘sub-conscientes’
  • Pavlov 1849-1936 : élabore la théorie neurophysiologique de l’hypnose.
  • L’utilisation de l’hypnose dans le traitement des névroses de guerre, lors de la secondeguerre mondiale, entraîne un regain d’intérêt pour cette technique.
  • En 1958, l’Americain Medical Association décide d’intégrer l’hypnose dans l’enseignementdes futurs médecins.
  • Bowers 1975, essayent d’expliquer l’hypnose par le phénomène de l’asymétrie fonctionnelledu cerveau.

Hypnose

Historique de l’hypnose

Bases théoriques de l’hypnose

Apprendre techniques de l’hypnose

Techniques d’application de l’hypnose

Phénomènes spécifiques de l’hypnose

Indications thérapeutiques de l’hypnose

Contre indications et séquelles de l’hypnose


Historique des états limites borderline

 

Ce concept a été isolé à la suite de la mise en évidence au cours des cures analytiques, de défense de type psychotique, chez des patients apparus initialement névrosés.

Kreapelin « 1883 », réserve une place dans sa classification générale pour les formes atténuées de la schizophrénie.

Le terme borderline est d’usage relativement ancien, en 1884 Hugues décrivait déjà un « état borderline » aux frontières de la folie.

Magnan « 1893 », a évoqué en France, les formes de maladie mentale particulière par leur évolution qui sont les « délires curables ».

Kretschmer « 1921 » a relié au biotype « leptosome » prédisposant à la schizophrénie, un caractère pathologique, la schizoïde, au sein duquel l’inhibition associée à l’impulsivité conduit à l’inadaptation sociale, sans que survienne de processus dissociatif.

Minkowski « 1924 », a développé également en France ce concept. Même époque Claude décrit les « schizoses » et isolé notamment la « schizomanie » caractérisée par l’impulsivité, les bizarreries du comportement, la désadaptation au réel.

Le terme « Borderline » a été utilisé pour la première fois aux états unis pour désigner des cas de symptômes physiques survenant dans des affections psychiatriques ; pourtant il est tombé dans l’oubli pour les psychiatres anglo-saxons, jusqu’à la période de la seconde guerre mondiale.

H.Ey « 1955 » propose le concept de « schizonévrose » caractérisée par la coexistence de comportement névrotiques, avec des décompensations psychotiques.

Zillboorg « 1941 » propose le concept de « schizophrénie ambulatoire ».

Hoch et Polatin « 1949 » proposent le concept de « schizophrénie peudo-névrotique ».

Palem « 1958 », « les états mixtes et les états transitionnels schizophréniques ».

Mais l’expression de l’état limite n’a véritablement fait partie de la nosologie qu’à partir de la description de Stern « 1938 » avec V. Eiseinstein, Bychowsky, « 1949 » qui pour la première fois eurent recours au terme borderline ou état limite pour designer l’intrication de traits névrotiques et psychotiques.

Bergeret insiste sur la dépression ou mieux la dépressivité, il décrit ainsi le noyau de syndrome : état de colère à l’égard de l’objet, des échanges interpersonnels inadéquats, sentiment de vide et de solitude.

Kernberg  en « 1965 », décrit des patients à qui manque la « peau mentale ».

Les systèmes standardisés de classification athéorique « CIM,DSM », marquent indéniablement un nouveau départ pour la recherche sur la personnalité borderline en proposant aux chercheurs un langage commun.

En 1984, J.G Guenderson pointe le diagnostic sur l’axe II au DSM III, IIIr et IV, il décrit un désordre de la personnalité se distinguant d’autres désordres de l’axe II.

Les états limites – Borderline

Historique des états limites borderline

Épidémiologie des états limites borderline

Clinique des états limites borderline

Diagnostic positif des états limites borderline

Critères diagnostiques DSM IV R états limites borderline

Evolution des états limites borderline

Formes cliniques des états limites borderline

Diagnostic différentiel des états limites borderline

Psychopathologie des états limites borderline

Aspect médico-légal des états limites borderline

Prise en charge des états limites borderline

 

Historique psychopathie

La première mention des personnalités pathologiques se trouve chez Pinel en 1809 qui a décrit « la manie sans délire ».

Pritchard en décrivant en 1835 la folie morale « moral insanity »= comportements antisociaux et liés à un déficit congénital du ‘sens moral’.

Lombroso et la théorie du criminel né « chromosome du crime XYY »

Morel en 1857 ; et la notion d’essence religieuse de dégénérescence.

Ultérieurement la théorie de Morel sera systématisée chez Magnan ; ce dernier a décrit plusieurs types de dégénérés déséquilibrés :

Les déséquilibrés de l’intelligence

Les déséquilibrés de la sensibilité : les agressifs et les fous moraux

Les déséquilibrés de la volonté avec impulsivité

Dupré en 1918 résuma dans sa doctrine des constitutions morbides sur « les déséquilibrés constitutionnels du système nerveux »

Esquirol en 1937 décrit le « monomanies » = c’est  une certaine pathologie de la volonté et des sentiments contrastant avec une intelligence normale qui permettait d’expliquer de telles conduites délinquantielles impulsives.

Les psychiatres de langue allemande « E. Kreapelin puis Kretschmer » contemporains de Morel et Magnan professent les mêmes concepts.

Siefert crée en 1902 le terme de psychopathe

L’hétérogénéité des origines du concept de déséquilibre ou de personnalité anti – sociale permet de comprendre l’imprécision de ses limites nosographiques.

Le DSM I a individualisé la sociopathie en 1952

Dans la CIM 9 a été retenu « trouble de la personnalité avec prédominance de manifestations sociopathiques ou asociales ».

Le DSM III   établit une nette distinction  entre la personnalité anti – sociale d’une part, et la personnalité schizoïde où domine l’asociabilité  et des personnalités borderline, où domine l’instabilité.

Actuellement réuni sous le terme de personnalité antisociale  dans DSM IV, et personnalité dyssociale dans la CIM 10.

Psychopathie, personnalité dyssociale ou antisociale

Historique psychopathie

Epidémiologie psychopathie

Clinique psychopathie, personnalité antisociale

Criteres DSM IV 4 et CIM-10 Psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Criteres DSM IV 4 et CIM-10 Psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Evolution / Complications psychopathie

Diagnostic différentiel psychopathie, personnalité antisociale

Formes cliniques psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Aspect médico – légal psychopathie, personnalité antisociale

Psychopathologie psychopathie, personnalité antisociale

Etiopathogénie psychopathie, personnalité antisociale

Prise en charge psychopathie, personnalité antisociale

 

Historique cannabisme, toxicomanie au cannabis

L’intoxication par le chanvre est de date ancienne sévissant de façon endémique en orient et dans les pays méditerranéens, puis s’est étendue depuis la dernière guerre dans les pays occidentaux.

Une abondante littérature concerne l’histoire du chanvre remontant à la plus haute antiquité.

La première description détaillée du cannabis se trouve dans un traité de médecine préparé par l’empereur chinois Shun Nung aux environ de l’an 2737 avant J.C.

De puis cette époque, les orientaux désignent le cannabis sous plusieurs appellations telles que : « la paradis du pauvre », « l’apaisement des peines », « le chemin du paradis », « le libérateur du péché ».

Au onzième siècle de notre ère, le vieux de la montagne « cheikh ledjbel » l’utilisait pour asservir les séides à des fins sanguinaires « Haschichen = assassins ».

Au dix huitième siècle, Linné en 1753 le décrit scientifiquement sous le nom de « Cannabis saliva ».

Et c’est au dix neuvième siècle que le cannabis a fait son apparition en occident, Baudelaire le révèle au public en 1860 dans son ouvrage « Paradis artificiel ».

A la même époque opium et haschich firent leur apparition en occident. C’est Moreau « de tours » qui publia le premier travail important sur les désordres mentaux causés par le haschich.

En Indes, la plupart des auteurs affirment non seulement l’existence de psychoses spécifiques dues au chanvre et à ses préparations « ganga, Bhang, Charas » mais aussi leur fréquence.

I. Généralités / Définition

II. Historique

III. Implication médico-légale

IV. Epidémiologie

V. Caractéristiques du cannabis

VI. Pharmaco-cinétique du cannabis

VII. Effets du cannabis

VIII. Complications

IX. Tolérance et dépendance

X. Critères diagnostique DSM IV TR

XI. Comment devient-on toxicomanes

XII. Psychopathologie

XIII. Prise en charge

 

Troubles phobiques

Généralités / Définitions

La phobie est une crainte irrationnelle et angoissante, jugée comme excessive et absurde par le patient, déclenchée par la présence d’un objet ou d’une situation ne présentant pas de caractère objectivement dangereux. L’angoisse disparaît en l’absence de l’objet ou de la situation phobogène.

On distingue les états phobiques et les symptômes phobiques. Dans les premiers, la phobie domine la symptomatologie, les seconds entrent dans le cadre d’autres syndromes où la phobie n’est plus au premier plan. L’anxiété possède une place centrale dans les troubles phobiques.

Les caractéristiques générales des états phobiques :

  • Angoisse déclenchée uniquement « en présence » de l’objet ou de la situation photogène ; elle est caractérisée par une peur subjective et des manifestations somatiques de l’angoisse.
  • Conscience du caractère excessif ou absurde de la crainte.
  • Présence d’un comportement visant à conjurer l’angoisse :

-  Conduites d’évitement.

-  Conduites de réassurance.

-  Conduite de fuite en avant.

On distingue trois types des phobies :

  • Agoraphobie : phobie liée à l’espace d’où le patient ne peut ou craint de ne pouvoir sortir ou de ne pas trouver de secours. Il évite de se retrouver seul dans les endroits où il est difficile de s’échapper, où il n’ya pas d’issue.
  • Phobies sociales : peur d’être observé et jugé par les autres, dans des situations de groupe ou d’évaluation où l’on se trouve exposé à l’observation attentive d’autrui, accompagnée de manifestations somatiques de l’anxiété. le sujet craint d’agir de manière honteuse ou embarrassante devant les autres.
  • Phobies simples ou spécifiques : il s’agit des phobies mono-symptomatiques peuenvahissantes et limitées portant sur des objets ou des situations très spécifiques.

Historique des troubles phobiques

  • Depuis Hippocrate jusqu’au 19eme siècle, la littérature rapporte des descriptions cliniquesd’hommes qui souffraient de peur « ce qui n’a pas lieu d’être effrayant ». ce n’est qu’à partir de 1870 que les troubles phobiques apparaissent dans le champ psychiatrique.
  • Westphal dès le XVII siècle, établit le premier à proposer d’isoler « la peur de traverser les places et les rues »  des autres troubles nevropathiques et lui a donné le nom de l’agoraphobie.
  • Ball 1879, décrit la claustrophobie.
  • A. Pitre et E Regis  s’attribuèrent la paternité de la première description de l’éreutophobie aux travers d’une publication de 1897 et d’une note additionnelle très polémique en 1902 dans les ‘archives de la neurologie’.
  • Janet 1903, introduit le terme de phobie sociale « situations sociales ». La littérature médicale évoque de manière spécifique différentes formes d’anxiété sociale éreutophobie, phobie sociale, timidité pathologique… »   vers la fin du dix neuvième siècle.
  • Marks proposait de distinguer les phobies des stimuli internes « phobies obsédantes, phobies des maladies », et celles des stimuli externes »agoraphobie, phobie sociale, phobie des animaux et autre phobies spécifiques » à partir de la fin du dix neuvième siècle .
  • Freud 1895, donne l’autonomie à la nevrose phobique en publiant l’article « obsessions et phobies », il distingue d’une part les obsessions qui se caractérisent par une  idée qui s’impose au sujet et par un état émotif associé qui peut être l’anxiété, d’autre part les phobies où l’état émotionnel est toujours l’anxiété. Il distingue : Les phobies communes et les phobies spécifiques.
  • Le psychiatre japonais Morita « cité par Takahashi » a décrit dans les années 1920 le célèbre syndrome tai-jin-Kyôfu « Kyôfu = peur / tai-jin = contacts sociaux ».
  • Certains auteurs cependant, comme Klein en font actuellement une des modalités évolutivesdes troubles anxieux paroxystiques selon le schéma : Attaque de panique – Trouble panique – Agoraphobie.
  • La classification française et internationale ont conservé le terme de nevrose phobique,

tandis que les  écoles psychiatriques américaines, ont établit un remaniement conceptuel de la pathologie anxieuse qui a été élaboré ces dernières années. La nevrose d’angoisse a été séparée en plusieurs catégories :

-  Une attaque de panique.

-  Trouble panique avec ou sans agoraphobie.

-  L’agoraphobie.

-  Les phobies spécifique et sociales.

-  TAG

-  L’état de stress post traumatique et l’état de stress aigu.

-  Les TOC.

-  Les troubles anxieux induits par une substance, affection médicale générale et troubles anxieux non spécifiés.

Agoraphobie

Phobie sociale

Phobie simple ou spécifique

Etiopathogénie des troubles phobiques

Prise en charge des troubles phobiques

 

 

Historique des troubles obsessionnels compulsifs

- Les obsessions compulsions ont été décrites bien avant le développement de la psychiatrie , par les exorcistes et les confesseurs « traité des scrupules de Duguet en 1717 ».

- Les monomanies d’Esquirol « 1838 » ; Esquirol a classé les obsessions dans le cadre des monomanies affectives ou raisonnantes.

- Westphal « 1878 » ; et la névrose de contrainte. Il décrit les obsessions dans un esprit intact et faisant intrusion dans le processus normal de la pensée contre la volonté du sujet.

- Janet et la psychasthénie ; il proposa un découpage clinique des obsessions et un modèle explicatif, selon lui la maladie obsessionnelle évolue en trois stades : la psychasthénie, les agitations forcées et les obsessions-compulsions.

- Freud et la nevrose obsessionnelle : distinction entre obsession et phobie. Selon Freud l’obsession correspond à l’association d’une idée qui s’impose au patient à un état émotif « doute, remords, colère », dans les phobies, l’état émotif est purement l’angoisse « projetée au monde extérieur » Des idées obsédantes et un Sur-Moi cruel. Névrose obsessionnelle et caractère anal.

- Actuellement TOC. A partir des années 80, on commence à utiliser le terme de trouble obsessionnel compulsif ; trois faits sont à l’origine de ce changement : apparition des thérapies comportementales, mise en évidence de l’activité de certains AD « ISRS » et développement des classifications et des études épidémiologiques « DSM et CIM ».