La névrose hystérique

I- Définition de l’hystérie

II- Personnalité hystérique

III- Symptômes cliniques de la névrose hystérique

IV- Diagnostic positif

V- Diagnostic différentiel

VI- Evolution et complications

VII- Conduite à tenir

I- Définition :

L’hystérie est une névrose qui touche principalement les jeunes femmes.

Elle est due à la fixation symbolique de l’angoisse sur des symptômes physique ou psychique.

Cliniquement elle associe une personnalité pathologique de type hystérique et/ou des symptômes somatiques (de conversion) et/ou des symptômes psychiques (dissociatif).

II- Personnalité hystérique

La personnalité hystérique est caractérisée par :

1- Histrionisme, théâtralisme :

L’hystérique cherche à attirer l’attention, à plaire, à séduire (érotisation des rapports sociaux).

Théâtrale, elle captive l’attention par son attitude et ses récits embellissent ou dramatisent la réalité (mythomanie).

2- Hyperréactivité émotionnelle :

Hyperémotivité et labilité émotionnelle, caprices, colères, impulsivité (impulsions suicidaires) comportements manipulatoires.

3- Dépendance affective

4- facticité des affects :

Les sentiments exprimés sont exagérés, les relations affectives sont superficielles.  

5- Troubles sexuels :

Il  existe soit dégout et une crainte de la sexualité, soit une hypersexualité apparente ; le collectionnisme des partenaires masque l’inhibition ou le refus de la sexualité. En parallèle, on note une érotisation des rapports sociaux. Une frigidité est souvent retrouvée.

III- Symptômes cliniques de la névrose hystérique :

1- Caractéristiques communes aux symptômes hystériques  

Les bénéfices primaires représentent l’annulation ou baisse de  la tension anxieuse en lien avec le conflit inconscient suscitant la « belle indifférence aux troubles »

Les bénéfices secondaires représentent les bénéfices conscients ou inconscients sur l’entourage et la société

La variabilité de l’évolutivité du symptôme : le  symptôme est  accessible à la suggestion, à l’hypnose, se modifie selon l’environnement avec une tendance mimétique

Le symptôme est réversible

Il ne s’agit pas de simulation, le trouble n’est pas sous le contrôle volontaire du sujet   Il n’existe pas de support organique

2- Les symptômes somatiques: syndrome de conversion :

A- Manifestations aiguës :

Crises d’agitation psychomotrices avec décharge émotionnelle théâtrale « grande crise à la Charcot »

Crises de spasmophilie ou tétaniformes

Crises syncopales

Crises d’allure convulsive épileptique.

Crises extrapyramidales: accès de hoquets, tremblements…

Crises léthargiques ou pseudo coma

B- Manifestations durables :

Paralysies localisées ou généralisées.

Troubles de la sensibilité : hypoesthésie, anesthésie, hyperesthésie, algies, Frigidité

Troubles neurovégétatifs : spasmes digestifs (dysphagie, nausées, vomissements, diarrhée, constipation), spasmes respiratoires (toux, dyspnée), spasme pharyngé (aphonie), Spasmes uro-génitaux (rétention d’urine, pollakiurie, dyspareunie, vaginisme).

3- Les symptômes Psychiques: syndrome dissociatif :

Amnésie psychogène : Incapacité d’évoquer des souvenirs personnels importants.

Dépersonnalisation: Altération de l’expérience vécue et de la conscience de soi avec ou sans déréalisation

Personnalité multiple ou équivalents : Coexistence chez le même sujet de 2 ou plusieurs personnalités distinctes, chacune d’elle prédominant à certains moments de la journée

IV- Diagnostic positif :

Absence d’atteinte organique: examen somatique et bilan négatifs

Bénéfices primaires et secondaires manifestes

Belle indifférence

Les troubles sont accessibles à la suggestion

Caractère spectaculaire et démonstratif

Représentation dramatisée

Tendance à la manipulation et séduction

Erotisation du corps

V- Diagnostic différentiel :

Pathologies organiques: épilepsie, tumeurs cérébrales, hypoglycémie, maladies du système…

Hypochondrie: pas de belle indifférence

Simulation

Pathologies psychiatriques: dépression, troubles anxieux, démence…

VI- Evolution et complications :

Evolution:

Extension des troubles

Handicap majeur

Dépendance

Pronostic:

Dépend de l’entourage et de la prise en charge

Complications:

Décompensation dépressive

Tentatives de suicide

Surconsommation d’actes médicaux et de médicaments 

VII- Conduite à tenir :

1- Les règles générales: Attitude du médecin

Ecoute bienveillante

Ne pas dramatiser

Eviter la complaisance

Eviter l’agressivité et le rejet

2- Parfois isolement et hospitalisation

3- Les médicaments: Antidépresseurs, anxiolytiques ou tranquillisants

Diagnostic positif des états limites borderline

 

Il repose d’abord sur les caractéristiques de la symptomatologie clinique à savoir :

  • Polymorphisme, labilité, alternance ou existence de plusieurs symptômes.
  • Caractère et type d’angoisse.
  • Caractère et type de dépression.
  • L’histoire morbide et non celle d’un seul épisode, permettent de poser le diagnostic d’état limite après avoir procédé à l’élimination par défaut. Mode de relation d’objet type anaclitique ;  mode général d’instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers.
  • Tests psychométriques essentiellement projectifs type Rorschach pour mettre en évidencele type d’angoisse et les mécanismes de défense spécifiques.

Il permet de mettre en évidence l’existence d’oscillations permanentes entre des phases de fonctionnement primaires et secondaires.

Plus de signes de dépendance affective « comparés aux psychotiques et névrosés », plus de signes d’hostilité que chez les psychotiques, utilisation plus fréquente de dévalorisation, d’identification projective et confabulations que chez les névrosés.

  • MMPI : il n’existe pas de profil – type spécifique de personnalité borderline mais que néanmoins, deux caractéristiques sont généralement identifiées : un score important pour l’échelle F et une élévation globale du profil.
  • TAT « thematic apperception test » : les réponses contrastent avec celles apportées au test de Rorschach. Ficheux insiste sur le respect, face à un matériel formel, de l’épreuve de réalité, sur la capacité à instaurer des liens, sur la capacité à construire une histoire avec des règles, sur la cohérence interne des récits et sur la maîtrise de la distance réflexive.

 

Les états limites – Borderline

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