Confusion mentale

I- Définition de la confusion mentale

II- Clinique et diagnostic de la confusion mentale

III- Etiologies de la confusion mentale

IV- Diagnostic différentiel

V- Evolution et pronostic

VI- Prise en charge

I- Définition de la confusion mentale :

Il s’agit d’un état aigu transitoire, réversible, associant  

•   Une obnubilation de la conscience

•   Une désorientation spatiale et temporelle

•   Un état de délire onirique

•   Des troubles somatiques

Traduisant un état de souffrance cérébrale dont l’étiologie est à repérer le plus rapidement possible afin de proposer une thérapeutique salvatrice. 

II- Clinique et diagnostic de la confusion mentale :

Les critères diagnostiques sont les suivants : 

Diminution de la capacité à maintenir l’attention envers les stimulations externes : par exemple, les questions doivent être répétées, car l’attention ne se fixe pas. Diminution également de la capacité à s’intéresser de façon appropriée à de nouvelles stimulations externes : le patient persévère à répondre à une question posée antérieurement ;

Désorganisation de la pensée, comme le montrent des propos décousus, inappropriés ou incohérents ;

Au moins deux des manifestations suivantes :

•   obnubilation de la conscience, par exemple difficultés à rester éveillé pendant l’examen ;

•   anomalies de la perception : erreurs d’interprétations, illusions ou hallucinations ;

•   perturbation du rythme veille sommeil, avec insomnie ou somnolence diurne ;

•   augmentation ou diminution de l’activité psychomotrice ;

•   désorientation temporo-spatiale, non reconnaissance des personnes de l’entourage ;

•   troubles mnésiques, par exemple impossibilité de retenir des éléments nouveaux comme une liste de plusieurs objets sans liens entre eux énoncés 5 minutes avant ou de se souvenir des faits passés, comme ceux caractérisant l’épisode pathologique en cours.

III- Etiologies de la confusion mentale :

•   Cause toxique : alcoolisme, drogues, surdosage médicamenteux, CO, plomb.

•   Cause neurologique : AVC, épilepsie, encéphalite, hématome cérébral.

•   Cause métabolique : diabète, acidocétose, hyponatrémie.

•   Causes infectieuses : typhoïde, Brucellose, syphilis, paludisme, sida, rickettsiose.

•   Insuffisance hépatique : cirrhose.

•   Avitaminose : manque de vitamine B et PP.

•   Insuffisance rénale.

•   Déshydratation.

•   Trouble hydroélectrolytique : hyponatrémie, hypocalcémie.

•   Pathologie thyroïdienne : hypothyroïdie, hyperthyroïdie. 

IV- Diagnostic différentiel : 

La bouffée délirante aigue.

Etat maniaque.

Mélancolie

Démence. 

V- Evolution et pronostic: 

Dépend de l’étiologie

VI- Prise en charge : 

1- Hospitalisation

2- Traitement symptomatique :

Soins généraux, chambre calme, éclairée et surveillée

Sédation de l’agitation par neuroleptiques

Réhydratation

3- Traitement étiologique

Les troubles obsessionnels compulsifs TOC

I- Définition des TOC

II- Epidémiologie

III- Clinique des TOC

IV- Diagnostic différentiel

V- Complications, évolution, pronostic

VI-Traitement des TOC

I- Définition :

Le trouble obsessionnel compulsif (ex névrose obsessionnel) est un trouble  anxieux caractérisé par l’apparition d’obsessions accompagnées ou non de compulsions et de rituels.

L’obsession est définit comme une idée ou une image, qui s’imposent à l’esprit d’une manière pénible et que le sujet ne peut chasser.

Les compulsions et les rituels sont des actes que le sujet se sent obliger de faire même si il reconnait que ces actes sont absurdes, dérisoires, gênants.

Il y a une lutte anxieuse pour chasser les obsessions et éviter de faire les compulsions et les rituels.

II- Epidémiologie :

Prévalence des TOC est de 2 à 3 % sur la vie entière.

L’âge d’apparition est habituellement l’enfance et l’adolescence.

Dans la majorité des cas, le début est progressif.

Les catégories socioprofessionnelles élevées seraient les plus touchées.

Des événements de vie particuliers favoriseraient leur apparition.

Une vulnérabilité génétique et des facteurs environnementaux favoriseraient l’expression des TOC.

III- Clinique des TOC :

Le TOC se définit comme l’association de deux manifestations essentielles : les obsessions et les compulsions.

1- Les obsessions :

a- les obsessions idéatives :

Intrusion répétitive de mots, d’idées, s’images.

b- Les obsessions phobiques :

Il s’agit de la crainte obsédante concernant :

Maladie précise (SIDA, cancer, …)

La souillure (les excréments …)

Contamination en général (microbes, saleté, pollution, …)

c- Les obsessions impulsives :

 Crainte angoissante d’être amené de façon irrésistible et contre sa propre volonté à commettre un acte ridicule, immoral ou agressif lors de certaines situations (ex : impossibilité à passer sur un pont par crainte de ne pouvoir résister à l’idée et a l’envie de se jeter du pont).

2- Les compulsions et les rituels :

Les compulsions et les rituels ont les mêmes caractéristiques que les obsessions à la différence qu’il s’agit d’actes que le sujet se sent obligé d’accomplir. On retrouve le caractère absurde, ridicule, voire immoral de l’acte que le sujet s’oblige à exécuter. Mais,   l’acte n’a pas le même caractère dangereux ou transgressif pour le sujet ou l’entourage.

a- Compulsions :

Ce sont des actes répétitifs qui s’imposent au sujet et qu’il ne peut s’empêcher d’accomplir.

La lutte anxieuse contre ces actes n’a pas la même intensité et le patient est en partie soulagé par l’acte. En revanche, s’il ne peut l’accomplir, il ressent une grande angoisse.

Les compulsions sont souvent secondaires aux idées obsédantes.

b- Rituels :

Ce sont des formes plus élaborées d’actes compulsifs.

Le contraste est frappant entre l’importance que  revêtent ces actions pour le sujet, le cérémonial  qui leur est attaché et la banalité des actions. Les rituels sont la conséquence   d’actes élémentaires portant sur les actions quotidiennes que  le sujet s’oblige à effectuer : habillage, toilette, défécation, couché etc. Les rituels peuvent être uniquement     intériorisés,  intimes :   arithmomanie, récitations de listes de mots (onomathomanie) etc.. Mais ils sont le plus souvent extériorisés : lavage, rangement, toilette etc..

Les vérifications ont pour but de contrôler la réalisation ou l’absence de réalisation d’un acte élémentaire : avoir fermé le gaz, la porte de la maison ou de la voiture, e pas laisser de trace de son passage, etc…

Les rituels et les vérifications sont souvent mis en place pour lutter contre l’emprise des obsessions.

IV- Diagnostic différentiel :

Idée fixe

Phobie

Hypochondrie

idées délirantes  

V- Complications, évolution, pronostic :

La comorbidité avec les autres troubles anxieux es fréquente, de même qu’avec les états dépressifs, l’alcoolisme, troubles des conduites alimentaires, l’automédication.

L’association au syndrome de Gilles de la Tourette est retrouvée dans 35 à 50% des cas.

L’évolution est sévère, il n’y a pas de guérison spontanée.

La vie professionnelle, sociale et affective  est souvent entravée. Le but parfois atteint est une ritualisation de toute la vie.

On retrouve 1/3 de formes mineures, 1/3 de formes graves très invalidantes, 1/3 de formes moyennes (poussées suivies de rémissions avec souvent extension progressive vers des obsessions/compulsions).

VI-Traitement des TOC :

1- Traitement pharmacologique :

Antidépresseurs : Tricycliques et ISRS

Anxiolytique

2- Psychothérapies :

TCC (thérapies cognitivo-comportementale)

Psychothérapie de soutien

Psychanalyse

Diagnostic différentiel encoprésie

Les incontinences fécales secondaires à des maladie générales : diarrhées chroniques, Spina-bifida, syndrome de la queue de cheval, sténose anale… ».

Troubles sphinctériens chez l’enfant

Rappel anatomo-physiologique controle sphinctérien

Enurésie

Epidémiologie de l’énurésie

Les symptômes de l’énurésie

Répartition dans le nycthémère

La fréquence des mictions

Associations de l’énurésie avec d’autres troubles

Critères diagnostiques DSM IV 4 R énurésie

Diagnostic différentiel de l’énurésie

Evolution de l’énurésie

Etiopathogénie de l’énurésie

Conduite à tenir devant une énurésie et traitement

Encoprésie

Epidémiologie des encoprésies

Les symptômes de l’encoprésie

Examen somatique encoprésie

Critères diagnostiques DSM IV R 4 encoprésie

Diagnostic différentiel encoprésie

Evolution / pronostic encoprésie

Etiopathogénie de l’encoprésie

Conduite à tenir devant une encoprésie

Constipation psychogène « Mégacôlon fonctionnel »

 

 


Diagnostic différentiel de l’énurésie

Le diagnostic différentiel se pose essentiellement par rapport à l’incontinence diurne qui traduit l’existence d’une lésion organique, mécanique , nerveuse ou inflammatoire.

1.  Affection urologique :

Calculs de la vessie / cystite aiguë ou chronique / atrésie du méat / maladie du col vésical.

L’interrogatoire précis permet de retrouver des anomalies mictionnelles, difficultés de départ, efforts mictionnels, dysurie. Au moindre doute, il faut demander des explorations urologiques.

2.  Affections neurologiques et / ou neuro-musculaires :

Polynévrite / myélite « traumatique ou congénitale » / compression médullaire / spina-bifida.

3.  Epilepsie nocturne :

Beaucoup plus exceptionnelle, dont les crises passent inaperçues et qui ne se révèlent que pare les mictions accompagnant les crises. Un EEG au besoin pendant le sommeil viendra lever le doute.

4.  Autres pathologies organiques :

Polyurie des maladie métaboliques « Exp ; diabète ».

Troubles sphinctériens chez l’enfant

Rappel anatomo-physiologique controle sphinctérien

Enurésie

Epidémiologie de l’énurésie

Les symptômes de l’énurésie

Répartition dans le nycthémère

La fréquence des mictions

Associations de l’énurésie avec d’autres troubles

Critères diagnostiques DSM IV 4 R énurésie

Diagnostic différentiel de l’énurésie

Evolution de l’énurésie

Etiopathogénie de l’énurésie

Conduite à tenir devant une énurésie et traitement

Encoprésie

Epidémiologie des encoprésies

Les symptômes de l’encoprésie

Examen somatique encoprésie

Critères diagnostiques DSM IV R 4 encoprésie

Diagnostic différentiel encoprésie

Evolution / pronostic encoprésie

Etiopathogénie de l’encoprésie

Conduite à tenir devant une encoprésie

Constipation psychogène « Mégacôlon fonctionnel »

 

 


Diagnostic différentiel des états limites borderline

 

1. Devant une dépression :

Discuter les dépressions psychotiques ou nécrotiques.

En général la perturbation de l’humeur n’est pas réactionnelle, le tableaux dépressif majeur avec des caractéristiques atypiques représente un diagnostic souvent difficile à porter. Dans certains cas, seul un test thérapeutique permet d’établir le diagnostic mais dans les dépressions atypiques, on observe des périodes assez longues de dépression.

2. Devant l’angoisse :

On distingue les autres états anxieux.

3. Devant les symptômes névrotiques :

On discutera essentiellement les différentes entités névrotiques mais la symptomatologie ici n’est pas permanente, elle est fluctuante et peu marquée. On discute aussi les troubles sur personnalité névrotique.

4. Devant les symptômes psychotiques :

On discutera essentiellement les psychoses schizophréniques débutantes mais ici les épisodes sont brefs avec absence de dissociation.

On distingue aussi les bouffées délirantes, mais ici il s’agit en général d’expériences de type paranoïaque non hallucinatoires, la critique est rapide, la labilité aussi qui est un l’élément caractéristique « l’ensemble de cette symptomatologie peut disparaître sans traitement psychotrope dès les premières heures d’une hospitalisation en urgence ».

5. Devant les conduites psychopathiques :

On distingue les déséquilibré mental où on retrouve une absence de culpabilité et des conduites très précoces « enfance, adolescence ».

6. Personnalités pathologiques :

  • Personnalité narcissique :

Le  sujet tend à être entêté, séducteur, superficiel, à exploiter autrui et à manquer d’empathie. toutefois il n’ya pas de tendance impulsive, agressive et à tromper . pas d’antécédents  de troubles de conduite dans l’enfance ou de conduite criminelle à l’âge adulte.

le sentiment d’identité est plus stable avec un sentiment grandiose de soi, absence relative de l’aspect autodestructeur et de la crainte de l’abandon.

  • Personnalité schizotypique :

Se caractérise par une bizarrerie de la pensée, perceptions et discours. Les troubles affectifs sont sévères.

Des idées de persécution et des illusions peuvent être présentent mais chez l’état limite elles sont transitoires, présentent plus de réactivité interpersonnelle et répondent plus à l’effet structurant de l’environnement.

  • Personnalité schizoïde :

Caractérisée principalement par une associabilité « retrait lié à une absence de désir d’établir des relations sociales »

  • Personnalité histrionique :

Une tendance à être impulsif, superficiel, à chercher l’excitation, à être téméraire, séducteur et manipulateur. Toutefois ces sujets ont tendance à exagérer leurs émotions, et typiquement ne s’engagent pas dans des comportements anti – sociaux. La manipulation d’autrui existe dans le but d’être pris en charge. Le suicide et / ou l’automutilation sont fréquents, plus grande stabilité des relations inter-personnelles.

  • Personnalité dépendante :

Les attachements sont stables.

Existence de la peur d’être abandonné mais elle réagit en devenant petit à petit plus sereine et soumise et elle recherche de manière urgente une relation de substitution qui lui apportera soutien et soins.

  • Personnalité psychopathique :

Les psychopathes tendent à être mois instables émotionnellement et plus agressifs que ceux qui ont une personnalité limite. La manipulation vise à obtenir un profit, du pouvoir ou un avantage matériel alors qu’elle a pour but dans la personnalité borderline de gagner l’attention des personnes qui s’occupent du patient.

7. Problèmes d’identité :

Dont le cadre est réservé aux soucis concernant l’identité liés à une phase du développement « exp ; adolescence » qui ne sont pas considérés comme un trouble mental

Les états limites – Borderline

Historique des états limites borderline

Épidémiologie des états limites borderline

Clinique des états limites borderline

Diagnostic positif des états limites borderline

Critères diagnostiques DSM IV R états limites borderline

Evolution des états limites borderline

Formes cliniques des états limites borderline

Diagnostic différentiel des états limites borderline

Psychopathologie des états limites borderline

Aspect médico-légal des états limites borderline

Prise en charge des états limites borderline

 

Diagnostic différentiel psychopathie, personnalité antisociale

1. La normalité :

l’hétéro – agressivité est nécessaire à la survie. L’éducation enseigne à  en contrôler les manifestations.

Un échappée souvent regrettée est possible surtout sous l’influence de l’alcool.

2. Personnalité hystérique :

Une tendance à être impulsif, superficiel, à chercher l’excitation, à être téméraire, séducteur et manipulateur. Toutefois ces sujets ont tendance à exagérer leurs émotions, et typiquement ne s’engagent pas dans des comportements anti – sociaux. La manipulation d’autrui existe dans le but d’être pris en charge, alors que chez le psychopathe, le but est d’obtenir un profit, du pouvoir ou un autre avantage matériel.

3 .Personnalité limite :

les psychopathes tendent à être mois instables émotionnellement et plus agressifs que ceux qui ont une personnalité limite.

4. Personnalité narcissique :

Le  sujet tend à être entêté, séducteur, superficiel, à exploiter autrui et à manquer d’empathie. toutefois il n’ya pas de tendance impulsive, agressive et à tromper . pas d’antécédents  de troubles de conduite dans l’enfance ou de conduite criminelle à l’âge adulte.

5. Personnalité paranoïaque :

Des comportements anti – sociaux peuvent êtres observés, mais ils sont habituellement d’avantages motivés par un désir de vengeance que par celui d’un gain personnel ou d’exploiter les autres.

6. Personnalité schizoïde :

Caractérisée principalement par une associabilité « retrait lié à une absence de désir d’établir des relations sociales »

7. Les troubles du comportement délinquant ou pervers :

Les troubles du comportement surviennent en réaction à des conflits personnels ou familiaux, ce problème se pose particulièrement chez les adolescents.

On doit aussi retenir que, si la plupart des comportements délinquants observés par les psychiatres sont bien le fait  de sujets déséquilibrés, la plupart des délinquants ne présentent pas, pour autant, les autres caractéristiques comportementales du déséquilibré mental. l’hétéro – agressivité morale et physique du pervers.

8. Schizophrénie / Episode maniaque :

Un comportement anti – social qui survient exclusivement au cours de l’évolution d’une schizophrénie ou d’un épisode maniaque ne justifie pas un diagnostic de psychopathie.

9. Comitialité :

Celle – ci peut comporter des états de mal contrôlés et mal mémorisés, des états crépusculaires. L’association Comitialité – psychopathie est possible

10. Anomie et différences culturelles :

La psychopathie peut aboutir à l’anomie personnelle et sociale. Les comportements culturels différents, chez les migrants en particulier, ne sont naturellement pas synonymes de déséquilibres

Psychopathie, personnalité dyssociale ou antisociale

Historique psychopathie

Epidémiologie psychopathie

Clinique psychopathie, personnalité antisociale

Criteres DSM IV 4 et CIM-10 Psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Criteres DSM IV 4 et CIM-10 Psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Evolution / Complications psychopathie

Diagnostic différentiel psychopathie, personnalité antisociale

Formes cliniques psychopathie, personnalité antisociale, dyssociale

Aspect médico – légal psychopathie, personnalité antisociale

Psychopathologie psychopathie, personnalité antisociale

Etiopathogénie psychopathie, personnalité antisociale

Prise en charge psychopathie, personnalité antisociale

 

Diagnostic différentiel des phobies spécifiques

1. Trouble panique avec agoraphobie :

Les sujets ayant une phobie spécifique ne présentent pas une anxiété envahissante car leur peur est limitée à des objets ou des situations spécifiques et circonscrites.

2. Phobie sociale :

On différentie les deux types de phobie en fonction de l’objet de peur. Dans la phobie sociale l’objet principal repose su l’évaluation négative de la part des autres.

3. Etat de stress post-traumatique :

L’évitement ici succède à un facteur de stress menaçant la vie et s’accompagne de caractéristiques supplémentaires.

4. TOC :

L’évitement est lié au contenu de l’obsession.

5. Anxiété de séparation :

Le comportement d’évitement est exclusivement limité aux peurs de la séparation des personnes auxquelles l’individu est attaché.

6. Hypocondrie :

Les sujets ayant une hypocondrie sont préoccupés par la crainte d’avoir une maladie alors que les sujets ayant une phobie spécifique ont peur de contracter une maladie « ne croyant pas qu’elle soit déjà présente ».

7. Anorexie mentale / boulimie :

Ici le comportement d’évitement est exclusivement limité à l’évitement de la nourriture et des éléments liés à la nourriture.

8. Schizophrénie et autres troubles psychotiques :

Ces sujets évitent certaines activités en réponse aux idées délirantes mais ne reconnaît pas que la peur est excessive ou de irraisonnable.

9. Pseudo-phobies :

La peur survient en face d’un objet ou d’une situation objectivement dangereuse.

 

Généralités – définition Phobies spécifiques

Épidémiologie des phobies spécifiques

Clinique des phobies spécifiques

Critères DSM IV phobies spécifiques

Évolution et complications phobies sociales

Diagnostic différentiel phobies spécifiques

Etiopathogénie des troubles phobiques

Prise en charge des troubles phobiques

 

Diagnostic différentiel des phobies sociales

1. Trouble panique :

Dans les TP les situations sont parfois évitées par peur d’être vu entrain de faire une AP ou d’être ridicule ou jugé. Le diagnostic de phobie sociale n’est pas porté quand la seule peur sociale est celle d’être vu pendant une attaque de panique.

2. Agoraphobie :

Les situations évités dans la phobie sociale sont limitées à celles comportant l’éventuelle observation attentive d’autrui « situation sociale ». dans l’agoraphobie on a des attaques de panique non limitées à des situations sociales.

Dans l’agoraphobie, les sujets sont rassurés par la présence d’un tiers personne « objet contraphobique », tandis que dans la phobie sociale, les patients sont gênés par cette présence.

3. Phobie simple :

Elle peut se traduire par une gène à l’idée de s’évanouir « sang et blessure » lorsqu’on subit un prélèvement sanguin, mais cette gêne n’est pas l’objet principal de la peur ou de l’anxiété du sujet.

4. Anxiété généralisée:

Les patients ayant une anxiété généralisée ont des préoccupations excessives quand à la qualité de leurs performances même lorsqu’ils ne sont pas évalués par les autres alors que dans les phobies sociales, être évalué par autrui est la véritable source de l’anxiété.

5. Anxiété de séparation :

Les enfants ayant une anxiété de séparation peuvent éviter les situations sociales par crainte d’être séparés de la personne qui prend soin d’eux, par crainte d’avoir à partir prématurément pour retourner à la maison, ou par crainte d’avoir besoin de la présence d’un parent. Ces enfants ayant une anxiété de séparation se sentent habituellement à l’aise dans les situations sociales.

6. Trouble dépressif majeur, trouble dysthymique :

Si les symptômes d’anxiété sociale ou d’évitement surviennent uniquement durant l’évolution d’un trouble thymique dont un des aspects est le retrait social, l’inhibition et l’anhédonie, et si l’on estime que ce dernier explique mieux le trouble, on ne fait pas le diagnostic additionnel de phobie sociale.

7. La dysmorphophobie :

L’anxiété est centrée sur le corps et son image dans le miroir, et le jugement n’est pas tant le jugement social, que la propre jugement du sujet qui va à l’encontre du jugement sociale rassurant et du regard positif d’autrui maintes fois affirmés vis à vis de ses défauts. En outre il existe une quête de la réduction chirurgicale des défauts corporels en dépit de la réassurance.

8. Etats psychotiques :

La schizophrénie et la paranoïa peuvent se présenter sous la forme d’un retrait social « conviction d’être observe par des policiers ou voisins malveillants », ils ne reconnaissent pas que cette peur est excessive, le diagnostic serait trouble délirant plutôt que phobie sociale.

9. Personnalité évitante :

Partage un certain nombre de caractéristiques avec la phobie sociale, et semble largement superposable à la phobie sociale généralisée.

Pour les sujets ayant une phobie sociale généralisée, le diagnostic additionnel de personnalité évitante doit être envisagé.

La personnalité évitante ne désire pas le contact et n’en éprouve habituellement aucune gêne.

10. Trouble envahissant du développement et personnalité schizoïde :

Les situations sociales sont évitées à cause du manque d’intérêt à communiquer avec d’autres sujets. Inversement les sujets ayant une phobie sociale ont une capacité et un intérêt pour les communications sociales avec les gens familiers.

11. Certaines affections médicales « tremblements des Parkinsoniens, strabisme, obésité… »:

Ici les sujets peuvent présenter une anxiété sociale ainsi qu’un évitement, mais qui sont limités à des préoccupations concernant l’affection médicale.

12. Anxiété de performance, le trac, timidité :

Surtout dans des situations sociales impliquants des gens non familiers.

La crainte de l’anxiété de performance est stimulante, elle disparaît généralement très vite dès la début de la confrontation. C’est le caractère déficitaire permanent, l’altération de la qualité de vie, l’interférence avec la vie professionnelle et la souffrance qui permettent le diagnostic de phobie sociale.

13. Anxiété de performance et dysfonction sexuelle :

Les cognitions de l’impuissant tournent souvent en effet autour de la peur du jugement féminin, et le postulat « machiste » qu’un homme doit tout le temps, toujours être performant quelles que soient les circonstances.

Un premier échec sexuel qui serait interprété par beaucoup d’hommes comme occasionnel et sans conséquence devient pour un phobique social l’annonce d’échecs futurs à répétition. Cette interprétation sera suivie d’anxiété vis à vis des rapports sexuels, anxiété et pensées négatives vont entraîner dans leur sillage la répétition de l’échec.

 

Généralités – définition phobies sociales

Épidémiologie des phobies sociales

Clinique des phobies sociales

Critères DSM IV phobies sociales

Évolution et complications phobies sociales

Diagnostic différentiel phobies sociales

Etiopathogénie des troubles phobiques

Prise en charge des troubles phobiques

 

Critères DSM IV 4 phobie sociale

Phobie sociale

A. Une peur persistante et intense d’une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l’éventuelle observation attentive d’autrui. le sujet craint d’agir « ou de montrer de symptômes anxieux » de façon embarrassante ou humiliante.

B. L’exposition à la situation sociale redoutée provoque de façon quasi-systématique une anxiété qui peut prendre la forme d’une attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par la situation.

C. Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irraisonnée de la peur.

D. Les situations sociales ou de performance sont évitées ou vécues avec une anxiété et une détresse intense.

E. L’évitement, l’anticipation anxieuse ou la souffrance dans la « es » situation « s » redoutée « s » sociale « s » ou de performance perturbent, de façon importante, les habitudes de l’individu, ses activités professionnelles « scolaires », ou bien ses activités sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d’avoir cette phobie s’accompagne d’un sentiment de souffrance important.

F. Chez les individus de moins de 18 ans, la durée est d’au moin 06 mois.

G. La peur ou le comportement d’évitement n’est pas lié aux effets physiologiques directs d’une substance, ni à une affection médicale générale et n’est pas mieux expliqué par un autre trouble mental « TP avec ou sans agoraphobie, trouble anxiété de séparation, peur de dysmorphie corporelle, trouble envahissant du développement ou personnalité schizoïde ».

H. si une affection médicale générale ou un autre trouble mental est présent, la peur décrite en A est indépendante de ces troubles.

Spécifier :

Type généralisé si les peurs concernent la plupart des situations sociales « envisager également un diagnostic additionnel de personnalité évitante ».

 

Généralités – définition phobies sociales

Épidémiologie des phobies sociales

Clinique des phobies sociales

Critères DSM IV phobies sociales

Évolution et complications phobies sociales

Diagnostic différentiel phobies sociales

Etiopathogénie des troubles phobiques

Prise en charge des troubles phobiques

 

 

Diagnostic différentiel de l’agoraphobie

1. Anxiété anticipatoire retrouvée dans les troubles panique :

Ici l’inquiétude est essentiellement centrée sur la peur d’avoir une nouvelle crise vécue dans une attente permanente d’une catastrophe pouvant survenir dans n’importe quelle situation.

Dans l’agoraphobie, cette crainte peut toujours être reliée à des endroits ou des situations.

2. Trouble anxiété généralisée :

Ces patients se plaignent d’avoir peur de tout. Ils n’ont pas d’inquiétude face à une ou plusieurs situations précises. Schématiquement ils craignent le pire, et ne sont pas rassurés par une tierce personne ni par le fait de ne pas avoir sortir de chez eux.

3. Phobie sociale :

Les patients évitent les situations sociales ou de performance dans lesquelles ils redoutent d’agir d’une manière humiliante ou gênante.

4. Phobie spécifique :

Le sujet évite un objet ou une situation redoutée.

5. Trouble délirant :

L’évitement est lié à la peur persécutive.

6. Troubles obsessionnels compulsifs :

L’évitement est en rapport avec les idées obsédantes « thème de saleté peur de la saleté conduisant à l’évitement ».

7. Hypocondrie :

L’évitement ici est caractéristique, les sujets hypocondriaques sont préoccupés par la crainte d’avoir une maladie.

8. Les syndromes dépressifs :

On les distingue des réactions dépressives consécutives à un épuisement sans cesse en proie à une peur pathologique. Ces sujets sont souvent tristes, rapportent un découragement qui peut s’exprimer par des crises de larmes, voir des idées pessimistes. Ces états de démoralisation relativement fréquents sont souvent passagers et s’accompagnent rarement d’autres signes dépressifs.

L’apparition d’autres symptômes, comme les troubles de l’appétit, insomnie avec réveils précoces, les troubles de la sexualité ou de désinvestissement affectif, signent une complication thymique.

9. Anxiété de séparation :

Les enfants évitent les situations qui les conduisent loin de chez eux ou de leurs proches.

10. Craintes réalistes :

Concerne le fait d’être dans une situation d’incapacité.

- Chez les sujets âgés : la peur de traverser une rue peut aboutir à une limitation des déplacements.

- S’évanouir pour un individu qui présente des attaques ischémiques transitoires.

 

Généralités – définition de l’agoraphobie

Épidémiologie de l’agoraphobie

Clinique de l’agoraphobie

Critères DSM IV de l’agoraphobie

Évolution et complications de l’agoraphobie

Diagnostic différentiel de l’agoraphobie

Etiopathogénie des troubles phobiques

Prise en charge des troubles phobiques