Bouffée délirante aigue

I- Définition de la BDA

II- Epidémiologie de la BDA

III- Clinque de la BDA

IV- Diagnostic différentiel de la BDA

V- Traitement  de la BDA

I- Définition : 

« Un coup de tonnerre dans un ciel serein… »

La bouffée délirante aigue (BDA) est une psychose aigue (durée inférieure à 6 mois) caractérisée par l’apparition de façon brutale d’un délire transitoire riche par ses thèmes et mécanismes associé à des troubles de l’humeur et du comportement. 

II- Epidémiologie : 

Age : adulte jeune.

Sex-ratio: 2 femmes pour 1 homme.

Facteurs déclenchant :

Aucun facteur déclenchant

Prise de toxique : kif, cocaïne, LSD, amphétamine, ….

Traumatisme psychique : deuil, incarcération, persécution, ….

Bouffée délirante de la puerpéralité : survient juste après l’accouchement. 

III- Clinque : 

1- Début :

Début le plus souvent brutal : « coup de tonnerre dans un ciel serein ».

Parfois phase prodromique dans les semaines précédentes : insomnie troubles de comportement…

2- Phase délirante se constitue d’emblée :

Thèmes : multiples et variables (persécution ; grandeur ; possession ; Influence ; mystique…).

Mécanismes : polymorphes ; multiples et variables (interprétations ; intuitions ; hallucinations psychiques et psychosensorielles ; automatisme mental ; éléments imaginatifs.

Pas de systématisation (pas d’organisation).

Délire vécu avec intensité (conviction totale).

Sentiment de dépersonnalisation et de déréalisation.

Participation affective avec variations de l’humeur.

Angoisse.

Troubles du comportement.

Insomnie +/-complète habituelle. 

III- Diagnostic différentiel : 

Etats maniaques et mélancoliques

Confusion mentale

Epilepsie temporale

Schizophrénie. 

IV- Evolution : 

Le plus souvent favorable sous traitement en quelques semaines.

Laisse derrière elle un sentiment dépressif et une grande blessure narcissique.

40% de rémission complète, 40% de formes récidivantes, 20% évolution vers la schizophrénie. 

V- Traitement : 

La BDA est une urgence psychiatrique, la prise en charge comporte : 

1- Hospitalisation:

Le plus souvent nécessaire (parfois évitée lorsqu’il y a une bonne prise en charge familiale).

Difficile à faire admettre chez des patients qui ne se reconnaissent pas malade. 

2- Traitement médicamenteux :

Neuroleptiques incisif (action sur les délires) par voie parentérale pendant 3 à 4 jours exemple : haloperidol (Haldol) amp 5 mg, 2 à 3 fois par jour puis passage a la voie per os exemple : haloperidol goutte 2‰ 50 gouttes, 2 à 3 fois par jour.

Neuroleptique sédatif: exemple: levomepromazine (Nozinan) amp injectable 5 mg, comprimé à 25 et 100 mg En cas d’insomnie ou agitation psychomotrice. 

3- Sismothérapie :

Indiqué dans les formes résistantes au traitement médicamenteux. 

4- Psychothérapies : 

Doivent être proposées le plutôt possible.

Rassurer le malade, lui expliquer sa maladie et son traitement