Problèmes spécifiques psychothérapie de soutien

1.     La dépendance :

Le soutien nécessite généralement que le thérapeute offre à son patient une bonne image paternelle, à la fois permissive et gratifiante capable de prendre quand c’est nécessaire des attitudes semi-directives.

Une telle attitude implique que le thérapeute accepte, voir encourage un certain degrés de dépendance de la part du patient dans la mesure où celle ci peut soulager son angoisse, son désarroi et son sentiment de solitude.

Le risque de voir se pérenniser cette dépendance et d’induire une régression excessive doit être prévu et l’attention du thérapeute doit se porter assez tôt vers la restauration de l’autonomie du patient. Il n’en reste pas moin que certains malades ont besoin d’un soutien presque indéfini.

2.     Le délire :

Les psychothérapies de soutien des malades délirants posent souvent des problèmes difficiles dans les premiers temps.

Il ne sert à rien de nier la réalité des éléments délirants, pour le malade, font précisément partie de la réalité.

En revanche, le thérapeute n’a pas à entrer dans le délire, ni à la cautionner dans le seul but de maintenir une relation qui perdrait alors une bonne part de sa fonction thérapeutique.

Il est plus important de signifier au patient que l’on reconnaît sa souffrance, de travailler avec la partie saine de sa personne et de maintenir la relation thérapeutique en dehors des phases de délire, que de s’intéresser aux contenu de ces derniers et de les argumenter.

L’ambivalence de certains patients psychotiques rend également difficile l’établissement d’une relation de soutien.

Le thérapeute devra accepter que des expressions de dépendance extrême alternent ou coexistent avec des expressions d’agressivité ou des accusations de malveillance ou d’incapacité.

Une trop grande proximité affective est vécue par le sujet comme une menace, et une distance excessive facilite toujours les projections délirantes.

On constate généralement que le patient repère plus facilement ses propres limites et se tient mieux à l’abri des ses mouvements transférentiels.

Lorsque le travail psychothérapique porte sur les éléments de la réalité extérieure et sur les personnages réels de son existence.

La psychothérapie de soutien doit d’abord permettre au sujet de vivre une relation à mi-distance entre la fusion et la neutralité, où il expérimente qu’un échange interpersonnel est possible, sans menace  de destruction réciproque.

3. Autres actions thérapeutiques – Cothérapie- :

La psychothérapie de soutien s’accomode, par nécessité d’actions thérapeutiques  non psychologiques.

On doit, si cela est nécessaire, conseiller une hospitalisation ou prescrire un traitement médicamenteux.

La thérapie y perd de spécificité mais évite l’éparpillement du soutien entre plusieurs médecins.

Il en va tout différemment en institution, où la collaboration entre le psychothérapeute et les autres membres du personnel soignant pose souvent des problèmes concrets de communication.

On s’efforcera généralement d’éviter les impasses où mènent les deux positions extrêmes qui seraient le clivage total entre le travail psychothérapique et les autres éléments du soin institutionnel. Le clivage qui laisserait le malade désorienté ou trop maître du jeu ou au contraire, la dilution et l’indistinction des rôles de chacun qui feraient perdre à la psychothérapie toute spécificité et supprimeraient les repères dont le sujet a besoin.

En dernier lieu et surtout chez les sujets névrosés, il est fréquent qu’une psychothérapie de soutien permette un travail de sensibilisation qui débouche sur une psychothérapie d’inspiration analytique, celle ci qui doit se pratiquer avec un autre thérapeute, coexistera difficilement avec la poursuite du soutien si l’on ne prend pas garde à éviter soigneusement toute interférence, et à renvoyer au cadre de la PIP tout ce que le sujet pourrait être lente d’y soustraire pour l’évacuer dans une relation plus familière et moin contraignante.

Ce type de résistance et de transfert latéral nécessite un certain retrait et une grande discrétion pour que le rôle du soutien ne devienne pas négatif.

Psychothérapie de soutien

Critères d’une relation de soutien efficace

La relation de soutien

Buts de la psychothérapie de soutien

Utilisation dynamique de la relation thérapeutique

Moyens de la psychothérapie de soutien

Mécanismes permettant de structurer la psychothérapie de soutien

Indications psychothérapie de soutien

Problèmes spécifiques psychothérapie de soutien

 

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