Moyens de la psychothérapie de soutien

Il sont très variables, selon le type de pathologie, la personnalité du malade et le moment de la prise en charge. Le plus souvent les psychothérapies de soutien comportent :

1.     L’encouragement de la verbalisation :

  • L’expression verbale des émotions apporte souvent un soulagement important et relâchent des tensions

intérieures chez des patients qui se sentent contraints à un contrôle émotionnel permanent dan leur entourage habituel.

La verbalisation des émotions facilite leur réduction, même lorsqu’il n’est pas possible d’encourager une compréhension intuitive des conflits sous-jacents, qui souvent exacerberait d’abord l’anxiété et les inhibitions.

  • La mise en mots de certaines expériences psychiques particulièrement pénibles pour le sujet « affects

mélancoliques,dépersonnalisation, expérience délirante » permet d’en limiter le caractère dramatique, ainsi que les sentiments d’isolement, d’incommunicabilité et de culpabilité qui les accompagnent ; il ne s’agit pas ici de banaliser ces expériences mais d’aider le sujet à les mettre en forme sur le plan cognitif et de lui faire savoir qu’elles peuvent être comprises par autrui.

  • Les résistances que le sujet manifeste dan l’abord de ses conflits intra-psychiques et des phénomènes

intérieures qui sous tendent ses conduites seront généralement respectées, du moin aussi longtemps que le sujet n’aura pas été complètement rassuré quand au caractère positif et non menaçant de sa relation au thérapeute.

2.     Attitude de rassurement compréhensif :

Les attitude de rassurement sont indispensables dans certains moments particulièrement aigus où le sujet est totalement envahit par le désarroi qui lui procure son expérience psychique et ne peut anticiper un avenir diffèrent de ce qu’il est en train de vivre. Cependant l’encouragement et le rassurement sont tout à faits différents de l’affirmation de principe d’un optimisme inconditionnel « qui serait d’ailleurs aussitôt invalidé parce que le sujet ressent de son expérience pathologique ». Ils  se servent au contraire de la reconnaissance de cette expérience elle même : une crise d’angoisse aiguë est d’abord une expérience de mort imminente bien qu’elle ne soit pas mortelle, un moment dépressif intense est d’abord une expérience de pessimisme total, même si ce pessimisme n’est pas définitivement justifié.

Les encouragements sont sans valeur s’ils  ne peuvent pas être entendus par le sujet ou s’ils dépassent l’attente raisonnable d’une amélioration que l’évolution confirmera.

De même le constat des progrès obtenus conforte l’espoir de progrès à venir.

3.     Conseils et suggestion :

  • Les conseils :

Différents des conseils ‘de bon sens’ de l’entourage habituel, qui tendent en général à denier l’expérience psychique dont le sujet est l’objet « par exp ne pas s’écouter lorsqu’une sensation d’angoisse, agir, sortir de soi même lorsqu’un état dépressif inhibe toute possibilité d’action ».

Le conseil ne peut avoir de sens que s’il tient compte de l’expérience vécue et des possibilités du sujet.

Il vise plutôt à faciliter et déculpabiliser la coexistence du sujet avec son trouble.

Dans le domaine des réalités extérieures, le conseil sera émis comme une opinion plutôt comme un ordre « il ne s’agit pas d’une prescription ».

Il peut concerner le mode de vie du patient, certaines décisions importantes, le développement et la réalisation de ses capacités, la modération d’efforts stériles ou l’encouragement à s’autoriser le plaisir ou la sublimation.

Le conseil doit tenir compte des besoins et surtout des moyens du patient et ne doit pas bien entendu, avoir pour seules références les croyances personnelles du thérapeute.

Ces interventions dans la réalité du sujet n’excluent pas les contacts avec la famille, ou le recours à un service social, en sachant ce qu’impliquent ces références.

  • L’aide relationnelle :

Si la relation entre le patient et le thérapeute n’est pas l’objet d’une élucidation qui mettrait au jour des processus inconscients, elle peut servir d’illustration et de modèle explicatif aux difficultés relationnelles que le patient éprouve avec son entourage familiale ou professionnel.

La sensibilisation du sujet à la psychologie d’autrui et aux interactions affectives et comportementales dont il est le centre ne mène pas seulement à une certaine pédagogie de la relation mais peut aboutir à une meilleure prise de conscience de ses mouvements internes.

Une certaine identification au thérapeute fait partie du processus thérapeutique.

4.     Attitude semi-directive :

Pouvant être d’un grand secour chez les patients immatures, mais renforçant l’image du thérapeute tout puissant.

5.     Intervention sur l’environnement :

Selon le cas, l’action thérapeutique concerne le milieu social ou professionnel « aménagement de conditions de travail, orientation, reclassement professionnel » ou familial.

Lorsque une séparation provisoire s’impose « hospitalisation par exemple », le choix de ces modalités est une tache délicate.

Psychothérapie de soutien

Critères d’une relation de soutien efficace

La relation de soutien

Buts de la psychothérapie de soutien

Utilisation dynamique de la relation thérapeutique

Moyens de la psychothérapie de soutien

Mécanismes permettant de structurer la psychothérapie de soutien

Indications psychothérapie de soutien

Problèmes spécifiques psychothérapie de soutien

 

Les commentaires sont fermés.