Les groupe centrés sur des techniques particulières

Certaines thérapies de groupe s’appuient sur des conceptions psychologiques diverses et sur les théories de la communication.

A. La Gestaltthérapie :

Elaborée par Fritz Perls « 1898 – 1970 «  entre 1950 et 1960 à Esalen « Californie ».

Elle empreinte ses fondement théoriques à la gestaltpsychologie en vogue en Allemagne au début du siècle.

La Gestalt qu’on peut traduire par « forme » ou « structure » serait, chez le névrosé, inachevée, c’est à dire qu’elle ne lui permettrai pas de disposer de ses possibilités réelles.

Pour trouver une bonne forme, au deux sens du terme, il faut selon Perls, exprimer sans retenue et sans tri, idées, émotions, regrets et rancunes devant un auditoire et grâce à son aide. Le sujet qui « passe », selon l’expression consacrée, joue dans l’ici – maintenant de la séance, une sorte de psychodrame sauvage pendant lequel il incarne les personnages contradictoires de sa psyché.

Des agressions, des heurts et des contraintes qui en découlent, jaillit un moment d’illumination qui entraîne la nouvelle Gestalt et rend au névrosé sa liberté perdue.

Cette méthode exclue toute investigation du passé, elle ne s’intéresse qu’au moment présent, s’opposant ainsi à la psychanalyse. Le moment d’un blocage m’importe plus que son pourquoi « Perls ».

B. L’analyse transactionnelle :

Basée sur une analyse de la communication selon un schéma structural proposé par E.Berne « 1910 – 1970 ».

En chaque individu coexisterait à tout moment trois instances :

-  La première façonnée par l’introjection des interdits parentaux, est assimilée pour cette raison aux parents « P ».

-  La deuxième, vision rationnelle et raisonnable du monde extérieur, est attribué à un état adulte de la personnalité « A ».

-  La troisième enfin conserve une part d’archaïsme et d’infantilisme, c’est le reste d’enfant qui nous habite « E ».

Chacun de ces états du Moi peut s’adresser à l’insu du sujet, à un interlocuteur, et solliciter implicitement une transaction : lorsque la partie adulte du Moi, par exemple s’adresse à la partie adulte d’un autre, la transaction est dite « complémentaire ». Elle est au contraire « croisée » si demande et réponse se font à des niveaux différents.

L’analyse de groupe permet de déceler les transactions voilées que recouvre le langage apparemment anodin des individus.

C. Les thérapies par cri :

A.Janov a , de son côté, élaboré dans les années soixante une thérapie dite « par le cri primal », dont le but est d’effacer le clivage imposé par la nevrose entre l’individu et sa vérité profonde. Ce clivage se produit lorsque les besoins physiologiques et effectifs de l’enfant reçoivent une réponse inadéquate ou négative des parents. L’enfant s’enferme alors dans des rôles qu’il croit devoir jouer pour plaire aux autres et refuse « d’être ce qu’il est ».

Le cri primal a pour ambition de « faire sauter le système de défense élaboré par la névrose ».

Techniquement, cette thérapie débute par une phase de traitement individuel et s’achève par une prise en charge de groupe où les incitations au cri frisent la provocation.

D. La rencontre :

Pour de nombreux thérapeutes de groupe actuels, enfin, la rencontre est le seul élément générateur de changement. A condition toute-fois que celle-ci soit selon C.Rogers empathique, congruente et authentique. Chaque participant doit être aussi naturel que possible, à l’écoute des autres et de soi-même.

Le psychothérapeute doit être disponible et surtout non directif. C’est la non directivité qui permet l’expression du sentiment véritable et redonne à chacun la liberté de se retrouver tel qu’il est réellement.

W. Schutz insiste sur la même notion lorsqu’il crée à Esalen les « encounters groups » qui peuvent seuls, selon lui, satisfaire le besoin inter-personnel des individus « people need people ». Sans leader, ou tout au moin avec un leader décidé à ne pas exercer son leadership, le groupe redécouvre les mécanismes relationnels à l’état naissant : après une phase d’inclusion, vient l’étape du contrôle où les responsabilités sont partagées, puis la période de recherche d’affection où le sujet se met en position d’aimer ou d’être aimé.

E. Groupe de relaxation :

Sapir et coll ont mis au point une « technique de relaxation à inductions multiples » essentiellement dérivées du « training autogène » de Schultz.

La première séance concerne la sensation de la pesanteur dans le membre supérieur ; les autres abordent la chaleur, la respiration, le rythme cardiaque et le ventre.

Le groupe de participants « 08 personnes »vient une fois par semaine pendant huit à quinze mois.

Chaque exercice dure quelques minutes. Il se termine par une reprise : contracture des muscles relaxés et ouverture des yeux.

Les thérapeutes écoutent attentivement les verbalisations qui vont leur permettre de choisir les inductions ultérieures. Ces dernières sont diversifiées au fur et à mesure des séances après des formulations anatomiques « étendre et détailler les régions du corps », des formulations d’image « favorise l’activité fantasmatique » et des formulations érotisantes.

Chaque membre va exprimer aussi les relations qu’il établit avec son corps, avec les animateurs, les autres participants et le monde extérieur « Reverchon ».

Le toucher des thérapeutes sur les patients est vécu comme un contrôle, une gêne, une attente ou une aide. Il joue un rôle important dans le transfert, car il influe aussi bien sur le vécu le plus archaïque que sur les fantasmes les plus œdipiens.

La relaxation en groupe est surtout proposée à ceux qui utilisent l’intellect pour se mettre à distance de leurs émotions, à ceux qui s’enlisent dans des attitudes ritualisées et à ceux qui offrent leurs fantaisies afin d’en écarter la représentation « Sapir ».

Contrairement aux autres groupes, le risque de passage à l’acte est peu probable dans un contexte aussi chaleureux et clôturé.

Psychothérapies de groupe

Historique des psychothérapie de groupe

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Les groupe centrés sur des techniques particulières

Indications et Contres indications des psychothérapies de groupe

 


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