Neuropsychologie cognitive de la schizophrénie

Les troubles cognitifs liés à la schizophrènie ont longtemps été négligés au profit de l’étude des symptômes que l’on pensait plus à même d’expliquer la maladie et ses retentissements. Ils sont désormais étudiés comme part entière de cette affection, faisant de la schizophrènie une pathologie de la cognition.

Les perturbations cognitives sont considérés comme primaires, inhérentes au processus de la maladie et présentes dès son début « généralisée à l’ensemble des fonctions, atteint de manière prédominante les fonctions exécutives ou la mémoire ». Pour de nombreux auteurs, les anomalies cognitives précèdent le déclenchement de la maladie.

La neuropsychologie cognitive postule qu’une compréhension en terme de processus cognitifs du lien entre symptômes schizophréniques et performances aux tests est nécessaire avant de tenter de relier à une dysfonction cérébrale sous-jacente.

Atteinte de plusieurs structures cérébrales ; structures corticales frontales ou préfrontales, des structures temporales et septo-hippocampiques, des structures sous corticales « ganglions de base », d’un hémisphère ou d’un réseau inter-hémisphèrique.

Etude des processus cognitifs chez les schizophrènes :

La plupart des fonctions « perception, attention, langage et mémoire » montrent des anomalies. Aucune de ces fonctions ne peut donc être tenue pour responsable de l’ensemble des troubles constatés, indépendamment des autres.

Attention : les schizophrènes présentent un trouble de l’attention sélective rendant compte de leur incapacité à sélectionner l’information pertinente et à inhiber les activations inappropriées.

Langage : atteinte de différents niveaux de traitement impliqués dans la production de discours « niveau lexical, niveau syntaxique, niveau sémantique et niveau pragmatique ». Ces atteintes sont dues à un trouble cognitif haut situé.

La mémoire : le rappel est régulièrement perturbé.

Atteinte des processus d’organisation du matériel à rappeler, c’est à dire des processus d’encodage. le déficit mnésique chez les schizophrène s’inscrit dans le cadre d’un déficit cognitif plus large.

Hypothèse neuro-psychologique de Frith :

Atteinte de mécanismes sous-tendant la production d’actions volontaires impliquant les principales structures concernées par les actions volontaires, soit le cortex préfrontal dorso-latéral, le cortex cingulaire antérieur, l’aire motrice supplémentaire et les noyaux gris centraux.

Il suggère une relation entre signes positifs et négatifs en terme de sévérité de l’atteinte cérébrale sous-jacente. Les signes positifs témoigneraient d’un déficit des structures cérébrales responsables de l’action volontaire et donc dans la transmission des décharges corollaires aux parties postérieures concernées par la perception, les perceptions venant du sujet sont alors attribuées à des causes externes.

Quand aux signes négatifs, ils témoigneraient d’une atteinte plus sévère des structures cérébrales responsables de l’action volontaire, conduisant à l’interruption de l’envoi des messages aux structures concernées par la génération de la réponse, et à une absence de l’action volontaire.

 

Etiopathogénie de la schizophrénie – Introduction

Données biologiques de la schizophrénie

Hypothèse neuro-pathologique de la schizophrénie

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