Le délire de relation des sensitifs de Kretschmer

Ce délire, décrit par Kretschmer en 1919, se développe chez des sujets présentant une personnalité prémorbide de type sensitive. On ne retrouve pas dans les personnalités qualifiées de sensitives ou sensibles l’hyperestime de soi ou la quérulence qui caractérisent les autres types de personnalités paranoïaques. Elles présentent par contre orgueil, sens des valeurs et de la morale, vulnérabilité et tendance à intérioriser douloureusement les échecs relationnels et affectifs qu’elles rencontrent.

Sur ce type de personnalité, le délire émerge en général progressivement dans les suites de déceptions. Il se construit sur des interprétations délirantes et les thématiques les plus fréquemment rencontrées sont celles de persécution, de préjudice, de mépris ou d’atteinte des valeurs morales. Ce délire se systématise peu et s’étend rarement au-delà du cercle relationnel proche du sujet (collègues, famille, voisins). Il peut se compliquer d’évolution dépressive.

Les délires chroniques non schizophréniques
1- Les délires paranoïaques
A- Délires passionnels: érotomanie, délire de jalousie, délire de revendication
B- Le délire d’interprétation de Sérieux et Capgras
C- Le délire de relation des sensitifs de Kretschmer
D- Principes de traitement des délires paranoïaques
2- La Psychose Hallucinatoire Chronique
3- Les paraphrénies

 

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