Données génétiques de la schizophrénie

La schizophrènie est un syndrome complexe, caractérisée par une polygénicité et une probable hétérogénéité génétique ; de plus, des facteurs environnementaux jouent un rôle important. Néanmoins, la définition du phénotype reste un des aspects les plus délicats. Plusieurs stratégies se sont développées pour mettre en évidence des facteurs de prédisposition génétique. La caractérisation de facteurs de vulnérabilité génétique à la schizophrènie permettra des classifications diagnostiques étiologiques et ouvrira de nouvelles voies d’approches pour la thérapeutique de ces affections.

Mode de transmission du phénotype schizophrène : le mode de transmission d’un phénotype schizophrénie ne répond pas à un modèle mendélien classique : autosomique dominant ou récessif, ou lié à l’X. le modèle le plus compatible avec les données familiales est un modèle polygénique.

Données épidémiologiques

  • L’incidence de la schizophrénie est de 1% de la population mondiale.
  • L’incidence de la schizophrènie augmente à 4 % dans les parents de deuxième degrés « oncle,tante, cousins, neveux.. », à 10 % dans la parenté du premier degrés « frères, sœurs, enfants »,  50 % chez les jumeaux monozygotes et 40 % si les deux parents sont atteints.
  • Les taux de concordance pour la schizophrénie sont plus élevés chez les jumeaux monozygotes que chez les jumeaux dizygotes.
  • Les études d’adoption ont démontré que les parents biologiques de sujets présentant uneschizophrénie ont un risque significativement plus accru de développer une schizophrénie, alors que les parents adoptifs ne présentant pas d’accroissement de risque. L’incidence de la schizophrénie est nettement plus élevée chez les parents biologiques des proposants schizophréniques que chez les parents adoptifs. L’adoption précoce ne modifie pas le risque schizophrénique, ce qui est un argument important en faveur du rôle déterminant des facteurs génétiques.

Etude des gènes candidats

  • Dopamine : Les gènes impliqués dans la synthèse, le transport, la dégradation de la dopamine et les récepteurs dopaminérgiques, constituent donc autant de gènes candidats de premier plan dans la recherche de gènes de susceptibilité à la schizophrénie.

-  Gènes des récepteurs D2  / Gènes des récepteurs D3  / Gène de la tyrosine hydroxylase.

  • Sérotonine : Concordance entre la schizophrènie et le polymorphisme du gène du Rcpsérotoninergique 2A.
  • Neuro-développement : association entre plusieurs gènes de neuro-développement et schizophrènie.

Etude des régions candidates

Les résultats de nombreux criblages du génome de familles de schizophrènes sont maintenant disponibles.

Les régions qui contiennent des gènes de vulnérabilité, dont les plus marquantes sont celles des chromosomes 6, 8 13 et 22.

Génétique moléculaire et anticipation dans la schizophrènie

L’anticipation se définit cliniquement par une aggravation progressive d’une maladie au fil des générations. Elle se manifeste par une forme plus sévère et/ou un âge de début de la maladie plus précoce.

Des mutations dynamiques constituent la base biologique du phénomène clinique de l’anticipation. existence de répétitions de trinucléotides « deviennent instables et augmentent de taille » responsables de l’anticipation dans les familles schizophrènes même si le mécanisme biologique de l’anticipation n’est probablement pas univoque.

 

Etiopathogénie de la schizophrénie – Introduction

Données biologiques de la schizophrénie

Hypothèse neuro-pathologique de la schizophrénie

Modèles développementaux schizophrénie

Données génétiques de la schizophrénie

Neuropsychologie cognitive de la schizophrénie

Données psycho-génétiques de la schizophrénie

 

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