Orgasme : neurologie, neurobiologie, psychologie et endocrinologie

 

- L’orgasme considéré comme le point culminant de l’expérience sexuelle constitue  encore une phase mal connue dans le cycle de la réponse sexuelle, et ceci malgré  les nombreux travaux de recherches en neurologie, neurobiologie et neuroendocrinologie . Comprendre la nature de l’orgasme et surtout ses implications  dans les cas de dysfonctionnements sexuels paraît crucial. Nous avons déjà évoqué  la  définition  de  l’orgasme  que  donne  F.  Parpaix  et  surtout  le  fait  de  ne  pas  le  confondre avec l’orgaste.

- Sur le plan neurologique, les nouvelles recherches en imagerie  et neurosciences  nous  permettent  de  mieux  comprendre  ce  qui  se  passe  au  niveau  cérébral  au  moment d’un orgasme. Les premières investigations incriminaient le cortex préfrontal droit. De récentes études de tomographie par émission de positrons (PET Scan) ont  permis  de  mesurer  l’augmentation  du  flux  sanguin  au  niveau  cérébral  durant  l’éjaculation.  L’augmentation  se  ferait  surtout  et  spécifiquement  au  niveau  de région  de transition mésencéphalique dans  l’aire tegmentale ventrale  . De manière  étonnante,  cette  aire  cérébrale  contient  le  groupe  cellulaire  dopaminergique  A10  impliqué dans les comportements de récompense. C’est cette même région qui activée  lors  d’un  rush  de  cocaïne  ou  d’héroïne  et  Holstege  et  al.,   suggèrent  une  correspondance entre la « récompense » comme plaisir et l’acte sexuel. Concernant  le  domaine  neuro-endocrine,  il  semble  que  la  réponse  endocrinienne  à  l’orgasme  tant chez l’homme que la femme soit représentée par une augmentation massive et  continue  de  prolactine3,4.  La  production  de  prolactine  servirait  de  modulateur  à  la  réponse sexuelle ainsi que pour la fonction reproductrice.

 

Les commentaires sont fermés.