Mécanismes et physiologie de l’érection, comment ça marche ?

L’érection est pour l’homme un  phénomène merveilleux et incompréhensible. Tous  les  matins,  il  se  réveille  avec  une  verge  dure,  sans  comprendre  ce  qui  lui  arrive.  Jusqu’à  un  certain  âge  où  mystère  de  la  nature,  cette  érection  spontanée et salvatrice  s’atténue,  s’amenuise  pour  disparaître.

Le  phénomène  de  l’érection  est  parfaitement physiologique et l’anomalie serait plutôt la verge au repos. En effet, le  corps n’a rien trouvé de mieux, afin de ré-oxygéner le pénis, que l’érection matinale  permettant un afflux sanguin massif avec une  oxygénation bénéfique. L’adolescent qui constate ses premières érections ne comprend pas comment cet organe ramolli, qui sert généralement à uriner, peut parfois, sans raison apparente, changer de taille et de volume. Les choses se compliquent encore lorsque, vessie pleine, il ressent un besoin  d’uriner  simultanément.  Pourtant,  le  stimulus  de  l’érection  ne  vient  pas du pénis, mais du cerveau qui, au niveau d’une zone très particulière (hypothalamus), va générer des influx et des stimuli qui, le long de la moelle épinière, vont rejoindre les nerfs érecteurs puis, les terminaisons nerveuses effectrices au niveau des corps caverneux  et  notamment  de  la  cellule  musculaire  lisse.

 

Depuis  la  découverte  du Sildénafil en 1998, dont nous aurons l’occasion de parler ultérieurement, et d’autres médicaments permettant  de  maintenir  l’érection,  les chercheurs  ont mieux  compris les mécanismes de l’érection et ont permis d’expliquer la chimie qui est à l’origine de ce  phénomène  merveilleux.

Anatomiquement,  le  pénis  est  formé  de  2  cylindres entourant  l’urètre  formé  du  corps  membraneux.  Les  corps  caverneux  ont  une structure  très  semblable,  formant  une  éponge  avec  des  connexions  à  travers  les interstices.  Ces  2  corps  caverneux  reliés  entre  eux  sont  chacun  entouré  d’une membrane épaisse et non extensible, la tunique albuginée.  Au niveau de la jonction entre  la  terminaison  nerveuse  et  la  cellule  musculaire  lisse  du  corps  caverneux, apparaît une libération d’un neurotransmetteur très particulier, le NO (oxyde nitrique) qui  va,  lors  d’une  cascade  biochimique,  aboutir  à  une  augmentation  du  GMP cyclique,  puissant  vasodilatateur.  La  dilatation  de  la  musculature  lisse  permet d’accepter   une   quantité   phénoménale   de   sang   artériel   qui   gonfle   le   pénis, aboutissant  à  une  érection  jusqu’à  obtenir  une  pression  maximale.  Puis,  après compression des veinules le long des membranes albuginées du corps caverneux, le phénomène se verrouille avec un mécanisme semblable à un système d’autoclave. Lorsque  tous  les  systèmes  nerveux,  hormonaux,  vasculaires,  artériels  et  veineux sont  parfaitement fonctionnels chez l’homme, le système est  extrêmement efficace avec le maintien d’une érection, permettant un rapport sexuel. La détumescence est obtenue  après  libération  massive  d’adrénaline  au  moment  de  l’orgasme  et  de l’éjaculation  qui  permet,  en  tant  que  puissant  vasoconstricteur,  de  diminuer  la pression  au  niveau  du  corps  caverneux  et  de  permettre  au  pénis  de  regagner  sa taille initiale.

 

 

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