Déroulement des psychothérapies cognitivo-comportementales

 

Les thérapies sont structurées et se déroulent sur 10-20 séances avec éventuellement les rappels : troubles anxieux, sexuels, dépression, troubles de la personnalité (1 an de traitement).
La prise en charge et la réhabilitation des patients schizophrènes nécessitant en général le maintien d’un environnement plus ou moins structuré,selon le degrés de régression ou d’évolution du patient durant plusieurs années.
Les TC se déroulent typiquement en 4 phases :

PHASE 1 : analyse comportementale : fonctionnelle :

Elle se fait à travers plusieurs entretiens préliminaires à caractère directif,on précisera :la fréquence du comportement problématique,sa durée,intensité,circonstances où il apparait ou décroit, les pensées qui l’accompagnent, les possibilités d’autocontrôle du patient,ses bénéfices secondaires,ses conséquences sur son environnement (famille,vie,profession).

PHASE 2 : définition de l’objectif du traitement :

Contrat entre le thérapeute et le patient, définir le but du traitement, problèmes cibles ainsi que sur les moyens du traitement, dans un cadre de collaboration scientifique et de bonne motivation ;

PHASE 3 : mise en œuvre du programme du traitement :

Le programme thérapeutique utilise les principes et les techniques définies au préalable avec le patient, le thérapeute développe chez le patient la capacité d’auto-régulation de ses comportements ; le sujet doit effectuer en dehors des séances des taches quotidiennes ou exercices personnels.

Enfin, transfert des nouvelles compétences dans diverses situations et agencement de ‘renforcements’ externes et internes,en vue de maintenir les acquis à travers le temps.

PHASE 4 : évaluation des résultats du traitement :

Elle s’effectue en comparant les mesures répétées qui sont effectuées avant, durant et après le trt ; les ponts d’évolution sont :1 mois,6 mois ;1 an.

Le programme est suivi durant une année après la phase active du trt, d’autres moyens que l’entretien avec le patient, peuvent être utilisés pour le recueil de données plus objectives :

-entretiens avec le patient.

-jeux de rôles.

-échelle d’auto et d’hétéro-évaluation :

*échelle d’affirmation de soi (RATHUS°

*échelle de peur (WOLPE & LANZ)

*obsessions (MANDSLEY Hospital)

*de personnalité (EYSENCK)

-mesures psycho-physiologiques surtout dans un but de recherche.

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

Historique des psychothérapies congnitivo-comportementales

Déroulement des psychothérapies cognitivo-comportementales

Méthodes et techniques des thérapies cognitivo-comportementales

Indications des thérapies cognitivo-comportementales

Contres indications des thérapies cognitivo-comportementales

Résultats des thérapies cognitivo-comportementales

 

Historique des psychothérapies congnitivo-comportementales

 

La réflexion théorique et philosophique concernant les TC s’inscrit dans le mouvement BEHAVIORISTE (behavior=comportement).

A/ LE COMPORTEMENTALISME :BEHAVIORISME :

Il s’agit d’un courant de recherche fondé par WATSON 1913 , « study behavior not mind » ;qui proposa d’éliminer de la recherche psychologique tous les phénomènes de conscience,et de n’étudier que les comportements objectifs et manifestes : « ce que nous sommes c’est ce que nous faisons,et ce que nous faisons c’est ce que le milieu nous fait faire » ; « se comporter c’est agir ;le comportement c’est ce que l’organisme fait et dit »NAVILLE 1942.

Watson s’inspira des travaux de Pavlov,et réalisa des expériences sur l’apprentissage,comme l’expérience de conditionnement d’une réaction phobique du « little Albert ».

Mary Jones, 1924, reprit les travaux de watson,elle expérimenta le « déconditionnement progréssif» et « l’imitation de modèles »,pour traiter les phobies.

Wolpe, 1958, travailla sur la désensibilisation systématique ;qui s’appuie plus sur des processus cognitifs.

Un comportement pathologique est une conduite acquise, inadaptée et soumise aux grandes lois de l’apprentissage (renforcement, inhibition, extinction), il peut être désapprit au profit de comportements plus adapté.

Le rôle essentiel est attribué à l’environnement par l’action des stimuli qui en proviennent, et par l’effet des conséquences des comportements sur l’environnement, qui en retour va les renforcer ou non.le role de l’héredité et des perturbations biologiques n’est que secondaire.

Le but de ces thérapeutiques n’est pas de guérir une maladie ou de modifier une personnalité, mais de supprimer les comportements indésirables.

Evolution du Behaviorisme :

-notion que le comportement est déterminé par les seuls apprentissages a perdu de sa rigidité (intervention de la notion génétique des peurs innées et les facteurs de personnalité)

-élargissement de la définition des comportements accessibles au changement : conduites observables (action et parole) et les réponses couvertes (images mentales, souvenirs, émotions, affects et croyances).

B/ THÉORIES DE L’APPRENTISSAGE :

Il existe plusieurs types d’apprentissage,les mieux connus sont les conditionnement :répondant découvert par Pavlov,et opérant décrit par Skinner ;les études en laboratoire ont permis d’en dégager les principaux mécanismes et de définir les lois qui  régissent l’acquisition des comportements.

*LE CONDTIONNEMENT REPONDANT :PAVLOV 1927:dit classique ou type

1:Pavlov décrit la réaction salivaire conditionnelle :la présentation de nourriture(stimulus inconditionnel) déclenche une réponse de salivation(réponse inconditionnelle) chez le chien affamé (SI……..RI) ;il s’agit d’une réaction physiologique innée.Si l’on précède de qqs secondes la nourriture par un son(stimulus neutre),au bout d’un certain nombre d’associations,le stimulus neutre devient stimulus conditionnel :le son déclenche à lui seul la salivation(SC……….RC).on dit que la salivation est devenue « une réaction conditionnelle  » expression préférable au « reflexe conditionnée »dont le sens est trop restrictif pour désigner une réponse svt complexe.C’est un apprentissage par association.

On constate par ailleurs,que la réponse conditionnelle finit par disparaître si l’on omet de la renforcer par une nouvelle association :sans nourriture,il y a extinction de la réponse.C’est parce que la liaison acquise est temporaire , que l’individu reste capable d’adopter face à un environnement en perpétuel remaniement.

L’apprentissage par association est un principe qui a été déjà abordé par la psychologie Aristolienne et qui sera repris sous une forme actualisée dans la théorie associoniste de GUTHNIE 1938,et cité par LA FONTAINE 1978 .

Donc Pavlov a élaboré à partir du modèle de conditionnement répondant une théorie réflexologique des névroses en se fondant sur la notion de névrose expérimentale,mais trop simpliste et mécaniciste pour rendre compte de la complexité d’une névrose humaine,cette théorie sera cependant à l’origine de l’œuvre de Watson en 1913.

Le conditionnement classique de l’anxiété postule qu’une réponse anxieuse à un objet ou à une situation se développe secondairement à l’association entre la peur et un stimulus neutre.

*LA THEORIE DE HULL :1952 :

Hull complète le schéma initial qui devient S…O…R(stimulus,organisme,réponse).

Il tient compte des variables intermédiaires inhérentes à l’organisme lui même ;sur ce modèle,Hull a développé une théorie de l’apprentissage extrêmement complexe et tombée dans l’oubli,basée sur le concept de « réduction des besoins »physiologiques et affectifs.

*LE CONDITIONNEMENT SKINERIEN :OPERANT :INSTRUMENTAL :

TYPE2 :1938 :

Skinner contribue aux TCC par des recherches fondamentales sur l’analyse et la modification des comportements,il a analysé les relations entre les modifications de l’environnement et celles de comportements qui en résultent.

L’expérience principale de skinner 1971, est celle d’un animal qui placé dans une boite,va découvrir qu’en appuyant sur un levier (réponse R),il obtient immédiatement une quantité de nourriture (conséquence C de la réponse),cela peut s’accompagner d’un signal qui prend alors une valeur de stimulus discriminatif,qui n’agit pas exactement comme un déclencheur,il ne force pas la réponse à se produire,il ne présente qu’un des aspects parfois essentiels des circonstances dans lesquelles une réponse est émise et renforcée.On parvient au schéma suivant:

 

 

 

 

Il s’agit d’un apprentissage par les conséquences du comportement,qui contrôlent la réponse elle-même en la renforçant ou pas.A la différence de Pavlov qui considère le sujet de façon passive uniquement répondant.

Skinner le voit actif « opposant » sur son environnement :

SD  >   O   >    R  >   C

Le renforcement peut être :

-positif : l’O augmente le débit des R d’approche (exp. les conduites d’évitement sont renforcées positivement car elles sont réductrices d’anxiété).

-négatif : l’O augmente le débit des R d’échappement ou évitement.

-nul : absence de renforcement (extinction du comportement).

C’est donc un apprentissage par les conséquences du comportement

Pavlov : sujet passif répondant

Skinner : sujet actif opérant

*THEORIES COGNITIVES :

Selon ce modèle, les troubles psychopathologiques sont explicables par une perturbation du traitement de l’information.

Cognition=acte de connaître par le traitement de l’information.

Les processus de pensée (cognition), les motivations et les représentations symboliques de nos expériences vécues constituent l’objet d’études de ces théories, ces cognitions ne sont pas assimilées à de simples comportements appris (comme dans le Béhaviorisme de Pavlov et skinner), mais jouent un véritable role de médiation entre l’environnement et la réponse de l’individu.

Plusieurs modèles médiationnels ont été élaborés sur ces bases : MAHONEY 1974

        1/ la thérapie rationnelle d’ELLIS 1955:

Très critiquée,Ellis considère que les hommes ne sont pas perturbés par les choses en ellle meme,mais par la façon qu’ils ont de la percevoir.

Dans ce modèle,les émotions sont des conséquences de système de croyances irrationnels développées par le sujet.

Les principes de la thérapie seront d’abord de rechercher les obligations morales ‘Should’ ou les impératifs que se formule le sujet,ensuite repérer les conséquences irrationnelles qui en dérivent,le trt vise en la restructuration cognitive du type didactique.

2/ Le modèle de conditionnement privé « couvert » de CANTELLA 1970 : ce modèle se contente d’appliquer par analogie les lois d’apprentissage du comportement publique « ouvert » au comportement privé qui comprend les émotions,les pensées,les sensations et les imageries mentales.

     3/ le modèle de l’apprentissage social de  BANDURA :1969-1977 :

Il est basé sur l’apprentissage par imitation « VICARIANT » qui est considéré comme une des sources essentielles d’apprentissage par les conxéquences,le postulat théorique de base,appelé parfois PARADOXE DE BANDURA,était que :si tout changement de comportement impliquait un changement cognitif,pour changer les cognitions,il faut agir sur le comportement.

Pour Bandura,l’homme est un organisme complexe,en perpétuelle interaction avec l’environnement,le milieu sélectionné par l’homme mais l’environnement peut également etre sélectionné par l’homme,notamment à travers l’activité de ses mécanismes cognitifs,le modèle de Bandura est le plus élaboré.(déterminisme réciproque entre l’individu,son comportement et son environnement)

4/ le modèle cognitivo-comportemental de BECK :1967-1976 :

Les bases opérationnelles sur lesquelles s’appuient théorie  et pratique dans le modèle de Beck pourraient se résumer comme suit :

Beck s’est mit à analyser les ‘schèmes de pensée dysfonctionnels’ qui suscitent les syndromes psychopathologiques (processus dépressogènes et névrotiques) et se caractérisent par des erreurs de perception et d’interprétation « distorsions cognitives »,il a élaboré une forme de psychothérapie qui consiste à déconstruire des schèmes cognitifs et à les remplacer activement par d’autres,choisis de façon réfléchie.

5/ le modèle du « Self Instructional Training » de MEICHENBAUM 1977 :

Il se base sur l’étude de l’influence des auto-verbalisations sur les comportements,ces auto-verbalisations(ce que le patient se dit lui-même à son propre sujet,ou au sujet du monde extérieur) représentent l’emergence d’apprentissages anciens,des cartes cognitives qu’il a élaboré au fil des ans au contact d’évènements spécifiques.

La thérapie consistera, après identification des distorsions cognitives à proposer au patient un ‘nouveau’ langage intérieur plus réaliste (SIT).

6 /théorie cybernétique du Trt de l’information :

Peut être considérée comme une théorie cognitive.

En fait, toutes les formes de psychothérapies comportent des facteurs cognitifs,mais les thérapies cognitives décrites comme telles doivent se conformer à des impératifs expérimentaux bien définis.

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

Historique des psychothérapies congnitivo-comportementales

Déroulement des psychothérapies cognitivo-comportementales

Méthodes et techniques des thérapies cognitivo-comportementales

Indications des thérapies cognitivo-comportementales

Contres indications des thérapies cognitivo-comportementales

Résultats des thérapies cognitivo-comportementales

 

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

 

Il s’agit d’un ensemble de techniques thérapeutiques qui utilisent dans le domaine clinique les données établies par la psychologie expérimentale et, plus particulièrement les applications des théories de l’apprentissage.

Elles y visent un changement rapide des comportements ouverts (action et parole) et couverts (images mentales, souvenirs, émotions, affects et croyances) du patient sans chercher à agir sur la personnalité, ni sur les motivations de la conduite pathologique.

Le principe essentiel des TCC consiste à favoriser l’apprentissage de nouvelles façons de percevoir, d’interpréter, d’agir et de ressentir, ce qui permet au patient de se débarrasser d’automatismes ‘névrotiques’.

Définition de YATES en 1977 : « les TC représentent l’application de l’ensemble des connaissances psychologiques acquises selon les principes de la méthodologie scientifique à la compréhension et à la solution des problèmes cliniques ».

Ces connaissances psychologiques sont représentées par les théories de l’apprentissage, mais aussi, les modèles cognitifs fondés sur l’étude du traitement de l’information : processus de pensée conscients et inconscients qui filtrent et organisent la perception des évènements qui se déroulent dans l’environnement du sujet.

Le comportement et le processus cognitif sont en interaction avec les émotions, reflet physiologique et affectif des expériences de plaisir et déplaisir.

Les techniques utilisées interviennent à 3 niveaux : comportemental, cognitif et émotionnel, une conception environnementaliste les sous-tend (le milieu façonne les réponses qu’émet l’organisme).

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

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Indications et Contres indications des psychothérapies de groupe

Les thérapies de groupe nécessitent :

  • une demande personnelle.
  • Un niveau intellectuel correct.
  • Une grande liberté corporelle.
  • Une inhibition non paralysante.

A. Les états névrotiques :

Normalement ceux qui se traduisent par un malaise existentiel, normal,  un mal de vivre sans but et sans raison.

En revanche les névroses de caractère contre indiquent la psychothérapie de groupe car trop rigides pour être mobilisables.

B. lorsque les psychothérapies individuelles sont contre indiquées :

une revendication orale massive qui risque de mener à la dépendance dans un rapport duel fusionnel. l’ambivalence ou le refus du patient de la cure individuelle.

C. Les psychotiques :

Répondent bien au psychodrame et aux groupes d’activité.

D. Sujets ayant un symptôme en commun :

Alcooliques, obèses, anorexiques, diabétiques, cancéreux………

E. psychothérapie de groupe brève chez les jeunes « 18-25ans » :

Se situant dans des phases de recherche d’identité avec essais d’émancipation sexuelles relationnelle ou professionnelle.

F. Personnes âgées de 50 – 60 ans :

Appréhension de la problématique de l’adaptation à une période nouvelle de l’existence.

G. Formation :

Constitue l’indication la plus intéressante. Il ne s’agit pas seulement de la formation pour devenir thérapeute de groupe mais aussi pour affronter les difficultés familiales, professionnelles , sociologiques dans différents domaines.

Le milieux de santé bénéficient tout spécialement de ce type de thérapie.

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Méthodologie générale et descriptive

Les techniques psychodramatiques

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Groupe centré sur le groupe

Les groupe centrés sur des techniques particulières

Indications et Contres indications des psychothérapies de groupe

 


Les groupe centrés sur des techniques particulières

Certaines thérapies de groupe s’appuient sur des conceptions psychologiques diverses et sur les théories de la communication.

A. La Gestaltthérapie :

Elaborée par Fritz Perls « 1898 – 1970 «  entre 1950 et 1960 à Esalen « Californie ».

Elle empreinte ses fondement théoriques à la gestaltpsychologie en vogue en Allemagne au début du siècle.

La Gestalt qu’on peut traduire par « forme » ou « structure » serait, chez le névrosé, inachevée, c’est à dire qu’elle ne lui permettrai pas de disposer de ses possibilités réelles.

Pour trouver une bonne forme, au deux sens du terme, il faut selon Perls, exprimer sans retenue et sans tri, idées, émotions, regrets et rancunes devant un auditoire et grâce à son aide. Le sujet qui « passe », selon l’expression consacrée, joue dans l’ici – maintenant de la séance, une sorte de psychodrame sauvage pendant lequel il incarne les personnages contradictoires de sa psyché.

Des agressions, des heurts et des contraintes qui en découlent, jaillit un moment d’illumination qui entraîne la nouvelle Gestalt et rend au névrosé sa liberté perdue.

Cette méthode exclue toute investigation du passé, elle ne s’intéresse qu’au moment présent, s’opposant ainsi à la psychanalyse. Le moment d’un blocage m’importe plus que son pourquoi « Perls ».

B. L’analyse transactionnelle :

Basée sur une analyse de la communication selon un schéma structural proposé par E.Berne « 1910 – 1970 ».

En chaque individu coexisterait à tout moment trois instances :

-  La première façonnée par l’introjection des interdits parentaux, est assimilée pour cette raison aux parents « P ».

-  La deuxième, vision rationnelle et raisonnable du monde extérieur, est attribué à un état adulte de la personnalité « A ».

-  La troisième enfin conserve une part d’archaïsme et d’infantilisme, c’est le reste d’enfant qui nous habite « E ».

Chacun de ces états du Moi peut s’adresser à l’insu du sujet, à un interlocuteur, et solliciter implicitement une transaction : lorsque la partie adulte du Moi, par exemple s’adresse à la partie adulte d’un autre, la transaction est dite « complémentaire ». Elle est au contraire « croisée » si demande et réponse se font à des niveaux différents.

L’analyse de groupe permet de déceler les transactions voilées que recouvre le langage apparemment anodin des individus.

C. Les thérapies par cri :

A.Janov a , de son côté, élaboré dans les années soixante une thérapie dite « par le cri primal », dont le but est d’effacer le clivage imposé par la nevrose entre l’individu et sa vérité profonde. Ce clivage se produit lorsque les besoins physiologiques et effectifs de l’enfant reçoivent une réponse inadéquate ou négative des parents. L’enfant s’enferme alors dans des rôles qu’il croit devoir jouer pour plaire aux autres et refuse « d’être ce qu’il est ».

Le cri primal a pour ambition de « faire sauter le système de défense élaboré par la névrose ».

Techniquement, cette thérapie débute par une phase de traitement individuel et s’achève par une prise en charge de groupe où les incitations au cri frisent la provocation.

D. La rencontre :

Pour de nombreux thérapeutes de groupe actuels, enfin, la rencontre est le seul élément générateur de changement. A condition toute-fois que celle-ci soit selon C.Rogers empathique, congruente et authentique. Chaque participant doit être aussi naturel que possible, à l’écoute des autres et de soi-même.

Le psychothérapeute doit être disponible et surtout non directif. C’est la non directivité qui permet l’expression du sentiment véritable et redonne à chacun la liberté de se retrouver tel qu’il est réellement.

W. Schutz insiste sur la même notion lorsqu’il crée à Esalen les « encounters groups » qui peuvent seuls, selon lui, satisfaire le besoin inter-personnel des individus « people need people ». Sans leader, ou tout au moin avec un leader décidé à ne pas exercer son leadership, le groupe redécouvre les mécanismes relationnels à l’état naissant : après une phase d’inclusion, vient l’étape du contrôle où les responsabilités sont partagées, puis la période de recherche d’affection où le sujet se met en position d’aimer ou d’être aimé.

E. Groupe de relaxation :

Sapir et coll ont mis au point une « technique de relaxation à inductions multiples » essentiellement dérivées du « training autogène » de Schultz.

La première séance concerne la sensation de la pesanteur dans le membre supérieur ; les autres abordent la chaleur, la respiration, le rythme cardiaque et le ventre.

Le groupe de participants « 08 personnes »vient une fois par semaine pendant huit à quinze mois.

Chaque exercice dure quelques minutes. Il se termine par une reprise : contracture des muscles relaxés et ouverture des yeux.

Les thérapeutes écoutent attentivement les verbalisations qui vont leur permettre de choisir les inductions ultérieures. Ces dernières sont diversifiées au fur et à mesure des séances après des formulations anatomiques « étendre et détailler les régions du corps », des formulations d’image « favorise l’activité fantasmatique » et des formulations érotisantes.

Chaque membre va exprimer aussi les relations qu’il établit avec son corps, avec les animateurs, les autres participants et le monde extérieur « Reverchon ».

Le toucher des thérapeutes sur les patients est vécu comme un contrôle, une gêne, une attente ou une aide. Il joue un rôle important dans le transfert, car il influe aussi bien sur le vécu le plus archaïque que sur les fantasmes les plus œdipiens.

La relaxation en groupe est surtout proposée à ceux qui utilisent l’intellect pour se mettre à distance de leurs émotions, à ceux qui s’enlisent dans des attitudes ritualisées et à ceux qui offrent leurs fantaisies afin d’en écarter la représentation « Sapir ».

Contrairement aux autres groupes, le risque de passage à l’acte est peu probable dans un contexte aussi chaleureux et clôturé.

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Groupe centré sur le corps

Il est difficile de porter un jugement sur des méthodes qui en sont encore souvent à un stade semi-éxperimental, mais les implications du corps dans les thérapies de groupe ont certainement un grand avenir dans la mesure où on peut espérer qu’elles n’excluent pas la relation de langage.

Evolution naturelle dans la mesure où le psychodrame impliquait déjà un rapport nouveau du sujet à son corps.

La discussion verbale pure a été réduite au profit de divers modes d’expressions corporelles.

La technique la plus connue est la Bioénergie crée aux USA dans les années 50 par A. Lowen Elle a pour but de libérer le sujet des tensions musculaires qui entravent à son insu, son fonctionnement psychologique.

Dans un premier temps, le bioénergiticien s’attache à la « lecture du corps » du patient, en s’aidant des avis et des remarques des participants du groupe.

Il analyse ainsi le port de tête, la ligne des épaules, la place des bras, l’amplitude de la respiration, la situation de la colonne vertébrale, celle du bassin, et classe le sujet dans une typologie caractérielle « rigide, schizoïde, scale… »

Le Bio-energiticien propose des exercices physiques susceptibles de dénouer les zones de tensions, ceux-ci sont parfois violents. Une sorte d’explosion libératrice est attendue.

La bioénergie se pratique en séminaires intensifs de plusieurs jours.

Le groupe permet une écoute pluri- focale des symptômes individuels et une aide sécurisante au moment de la « crise orgastique ».

Les Autres méthodes :

  • La méthode de FeldenKreis : analyse de la posture du corps « qui conditionne l’évolution et l’activité de notre cerveau ».
  • L’eutonie de Gerda Alexander : vise à développer l’harmonie de la tonicité musculaire grâce à un minimum de dépense énergétique.
  • Le Rolfing « Ida Rolf » : tente de rendre au corps souplesse et harmonie par une « intégration structurale » dérivée de la chiropraxie

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Groupe centré sur le groupe

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Indications et Contres indications des psychothérapies de groupe

 


Psychanalyse de groupe « Groupe psychothérapique » :

Il s’agit d’une psychanalyse appliquée au groupe.

Le groupe est formé de huit personnes en moyenne

Le thérapeute opère une sélection en recevant individuellement les personnes intéressées.

Les patients ne doivent pas avoir entre eux des liens entretenus.

Différents par leur groupe, sexe, leurs professions et leurs intérêts culturels.

La sélection des patients est plus rigoureuse que par un groupe d’adulte ou de discussion. Il faut que l’individu ait une souffrance personnelle, une certaine conscience de son trouble et le désir d’y remédier. Il doit pouvoir adhérer à des règles pour réaliser un travail en commun.

Capacité de s’identifier aux autres malades.

Le thérapeute invite les participants à parler librement.

L’activité majeure tient à la verbalisation.

Les participants ne doivent pas divulguer à l’extérieur ce qui se passe pendant les séances.

La fréquence des séances est variable ; la durée dans les traitements est aussi longue que celles des psychanalyses individuelles.

Le thérapeute ne dirige pas, ne suggère pas, n’organise pas et ne prend pas position, il aspire à la neutralité, il  intervient par l’interprétation ; il interprète la dynamique principale et non ce qui se passe pour tel ou tel individu. L’interprétation prend en compte ce que les participants pensent et ressentent dans l’actualité commune.

Le transfert reste le moteur de la thérapie.

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La dynamique du groupe

1. Groupe d’activité :

Les techniques prennent en compte la dynamique de groupe. Les patients sont engagés dans une activité de caractère érgothérapique ou artistique.

Groupe d’ergothérapie :

C’est le fait d’occuper les malades par des travaux manuels simples. Le travail est envisagé comme un moyen d’occuper l’esprit du malade, distrayant ainsi de ses pensées morbides.

Le thérapeute a un rôle difficile d’animateur qui recherche un équilibre entre une certaine production et la satisfaction de besoins psychologiques particuliers.

Autrefois, se déroulaient dans l’enceinte des hôpitaux, de nos jours dans des institutions extra-hospitalieres « atelier thérapeutique, foyers occupationnels, hôpital de jour…

Il est certain cependant que les simples exigences de ponctualité, de régularité, de présence qu’impliquent la fréquentation d’un atelier.

Contribuent à réinsérer le malade dans des rythmes sociaux synchroniseurs des biorythmes qu’avait effacé la psychopathologie.

Groupes d’expression artistique :

Ces groupes situent l’expression artistique comme un mode privilégié pour aborder la pathologie, dispositif de soins global afin d’aider des patients gravement atteints à surmonter leurs difficultés existentielles. Il peut s’agir d’un atelier polyvalent offrant de nombreuses médiations artistiques ou d’atelier consacré à une activité spécifique.

Les médiations expressives « dessin, peinture, photo, sculpture, musique… ».

Le groupe d’expression exerce un effet thérapeutique par son contrat, ses rythmes d’ouverture et de fermeture, sa durée et les aspects préférentiels qu’il favorise.

Paramètres techniques :

  • La sélection des patients est plus souple que pour les autres groupes. Les groupes d’activité reçoivent le plus large éventail de pathologie.
  • La mixité des sexes enrichie souvent la dynamique de groupe.
  • La durée ne connaît souvent pas de limitations.

 

2. Groupe de discussion :

Les groupes de discussion comportent plusieurs étapes évolutives :

  • La phase préliminaire : permet d’établir des règles et d’organiser le groupe avec reconnaissance mutuelle entre les participants.
  • La phase de structuration : donne une certaine cohésion au groupe et assure la prédominance des échanges verbaux.
  • La phase proprement groupale : le groupe de discussion constitue un large carrefour allant de la relation d’aide à la psychanalyse de groupe.

Dans les mouvements incessants des échanges verbaux, les partenaires clarifient leurs images personnelles dans le miroir de celle des autres.

Groupe de discussion sans action thérapeutique individuelle :

Le psychothérapeute réunit des personnes volontaires dont il ignore l’histoire personnelle et la structure. Ces sujets qui se connaissent généralement entre eux, éprouvent leur désir de combattre en commun les problèmes spécifiques professionnels « groupe de médecin, d’étudiants, d’infirmiers, d’éducateurs », groupes permettant aux participants d’acquérir une meilleure compréhension du travail, d’être corrigés et enseignés pour mieux répondre aux propres besoins de leurs malades. L’action thérapeutique est particulière dans le sens où les sentiments d’insuffisance et de culpabilité des participants seront atténués et l’appréciation d’une estime interpersonnelle peut être perçue de manière objective.

Groupe de discussion thérapeutique :

Les psychothérapeutes adoptent une attitude directive et veillant à aller au début, aux avants des besoins des membres.

Cette attitude directive et active, suggestive provoque au début une relation maître – élève.

Par son rôle directif et non interprétatif, le leader actives les transferts, ce processus de dynamique de groupe ainsi utilisé a un effet thérapeutique qui se traduit par une diminution de l’angoisse, une valorisation personnelle, déculpabilisation et une correction des tendances projectives par confrontation à la réalité.

Les groupes de discussion thérapeutique peuvent s’adresser :

  • Aux groupes d’alcoolique.
  • Pervers sexuels.
  • Sujets aux conflits conjugaux.
  • Mères de schizophrènes, d’enfants malades.

Groupe de discussion thérapeutique dans le cadre d’une institution :

  • Phase préliminaire : organisation du groupe par un leader étranger à l’institution.
  • Phase de structuration : qui doit aboutir à la cohésion du groupe, ce qui amènera le thérapeute du groupe à aller au devant des besoins des membres avec gratification verbale.

Ceci est nécessaire pour réduire les tensions trop intenses et banaliser les effets en évitant ainsi les discussions relatives à des émotions très personnelles.

  • Phase de dynamisation : caractérisée par le fonctionnement autonome du groupe quidevient une entité en soi au sein d’une institution dont il n’est plus dépendant.

Les membres sont plus sensibles aux communications verbales et chacun a plus ou moin trouvé un rôle au sein du groupe.

  • Le but du leader : exclure l’atteinte narcissique et éviter autant que possible les frustrations ce qui n’est pas toujours possible.
  • Phase terminale : le problème de la phase terminale est relativement simple lorsque les leaders ont fixés un délai précis au début « un an par exp ».

Psychothérapies de groupe

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Méthodologie générale et descriptive

Les techniques psychodramatiques

Psychodrame de Moreno

Psychodrame Psychanalytique

Groupe centré sur le groupe

Les groupe centrés sur des techniques particulières

Indications et Contres indications des psychothérapies de groupe

 


Groupe centré sur le groupe

Forme de thérapie de groupe qui attendent un changement psychologique des seules interrelations des individus entre eux. Deux models conceptuels différents :

Psychothérapies de groupe

Historique des psychothérapie de groupe

Méthodologie générale et descriptive

Les techniques psychodramatiques

Psychodrame de Moreno

Psychodrame Psychanalytique

Groupe centré sur le groupe

Les groupe centrés sur des techniques particulières

Indications et Contres indications des psychothérapies de groupe

 


Psychodrame Psychanalytique

Le psychodrame a subit des remaniements sur le plan théorique, mais a peu varié sur son déroulement concret.

On distinguera :

  • Le psychodrame analytique lorsqu’elle s’applique à un seul patient.
  • Psychanalyse dramatique de groupe lorsqu’elle traite un groupe de patients

Leur action thérapeutique est essentiellement fondée sur les phénomènes de transfert et leur analyse.

1. Psychodrame analytique :

Il s’agit de l’écoute d’un seul patient. Un groupe de thérapeutes s’occupe d’un malade ; loin de la mise en scène théâtrale de Moreno, un local banal est utilisé, une zone est différentiée par une estrade discrète, c’est là que se déroulera le jeu. Le psychothérapeute principal dirige les séances « en règle générale ne joue pas lui même ». Les psychothérapeutes sont là, ils ne sont pas sollicités, ils sont spectateurs, ils participent au traitement par leur présence en raison des effets d’audience.

Le patient peut improviser toute scène réelle ou imaginaire, il pourra jouer tout ce qui lui passera par l’esprit.

L’interprétation a un rôle parfaitement comparable à l’interprétation psychanalytique. Elle est donnée dans le transfert et en fonction de l’histoire du patient.

Le traitement s’apparente de près à la cure analytique d’où ses indications qui visent des malades gravement perturbés pour que la dilution du transfert évite l’angoisse liée à la relation duelle et aux projections destructrices sur un seul thérapeute.

2. Le psychodrame de groupe psychanalytique :

L’apparenté de très près aux psychothérapies psychanalytiques de groupe.

Le transfert prend la même modalité. L’interprétation s’étaye sur le fantasme du groupe.

Il s’agit d’un traitement de groupe, le jeu est centré sur la problématique du groupe, le nombre optimum paraît être de cinq à six malades par deux psychothérapeutes de sexe différent.

La séance se déroule comme suit :

On demande aux malades de se mettre d’accord sur un thème, l’histoire qui se dégage doit être suffisamment générale pour concerner tout le monde. Une fois le thème retenu, il est demandé à chacun des patients de choisir un rôle à sa convenance puis au groupe de se mettre d’accord sur celui que devront prendre les thérapeutes. Une fois les rôles distribués , le jeu commence.

Le psychothérapeute principal arrête la séance.

La durée du jeu est variable « il n’est pas possible de standardiser le temps uniforme ». Un temps de discussion et d’élaboration termine la séance. L’interprétation doit s’appliquer à l’ensemble du groupe.

Dans le déroulement du ‘drame’ commun, chacun a pris une part qui ne s’explique totalement que par les comportements des autres.

Les indications sont difficiles à préciser néanmoins :

  • Personnalités instables qui se plaignent d’être mal à l’aise dans des groupes sociaux ou dans leurs corps.
  • Personnalité avec défense rigide barrant l’expression de la vie fantasmatique.
  • Phase préparatoire à la psychanalyse duelle.

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