Indications et contre indications des psychothérapiesde relaxation

 

Les indications des techniques de relaxation ne sont pas spécifiques d’1 état ou d’1 maladie et doivent tenir compte de nombreux aspects de la personnalité du sujet. Elles diffèrent également selon les auteurs et les méthodes utilisées.

En laissant de coté les domaines non médicaux ou la relaxation d’orientation physiologiques ont été appliquées (sports de compétition, métiers de théâtre, aide à la médiation, recherche du confort personnel), leur champ d’utilisation dépasse largement les limites des troubles psychiatriques.

Les indications :

1- Affections psychosomatiques :

- cardio-vasculaire= HTA labiles, palpitations, …………..

- Gastro-entériques= ulcère, colite.

- Dermato= allergie, eczéma, psoriasis.

- neuro : instabilité motrice,pathologie musculaire.

-uro-génitale : dysfonctionnement sexuel, éjaculation précoce, vaginisme, énurésie.

-pulmonaire :certains asthmes.

2-  Affections chez l’enfant :

- Affections psycho-somatiques.

- troubles névrotiques.

- troubles du comportement et instrumentaux.

10 a 13 ans : techniques similaires à celles de l’adulte.

Inf à 10 ans : technique de relaxation par les mots passifs.

 3- Médecine générale :

-         Tuberculose pulmonaire = training autogène.

-         Préparation psychologique à l’accouchement.

-         Troubles hémorroïdaires.

-         Déficits visuels.

 

4- En psychiatrie :

- Troubles sexuels : frigidité, impuissance.

- états anxieux à forte expression somatique témoignant d’une forte tension psychique : céphalées de tension,crampe des écrivains,tics, bégaiement.

- Insomnie d’endormissement: au lieu de prescrire des hypnotiques.

- Toxicomanie  en tant que trt adjuvant.

- Névroses structurées : training autogène.

Les Névrose s’expriment par une série de symptômes physiques (asthénie – céphalée) ; On considère d’une façon générale que les personnalités névrotiques à traits hystériques et anxieux sont de bonnes indications,de même que certains troubles phobiques, alors que l’hystérie de conversion et les névroses obsessionnelles n’en sont pas.

-Les états limites : à condition que le praticien soit suffisamment expérimenté pour contrôler l’intensité des phénomènes de régression et savoir éviter une excessive dépendance du patient à l’égard de la situation de la cure.

Les contre-indications :

1) les états schizophréniques  – les personnalités schizoïdes :

chez les quels on doit craindre que les manifestations de dépersonnalisation mineure ou les modifications des perceptions corporelles relativement banales au cours de la relaxation des sujets névroses ne prennent une intensité catastrophique  entraînant une angoisse massive et une poussée délirante.

Dont également décrets :

2) Etats hypomaniaques accentués.

3) Grandes instabilités psycho-motrices.

4) Névroses obsessionnelles graves.

5) hypochondries délirantes.

6) Traits de caractère paranoïaque (méfiance).

Psychothérapies de relaxation

Historique des psychothérpies de relaxation

Classifications des psychothérapies de relaxation

Propriétés communes aux différentes techniques de relaxation

Techniques des psychothérapies de relaxation

Indications et contre indications des psychothérapies de relaxation

 

Techniques des psychothérapies de relaxation

 

Les méthodes de relaxations se proposent un double but :

D’une part obtenir une « détente » en diminuant le ide des afférences et des agressions, d’autre part, rendre possible un contrôle tonico-moteur et émotionnel.

A- La méthode de Schultz :

Le « training autogène » ou méthode de Schultz, la plus employée, la plus ancienne est une méthode mère.

Définie « comme un moyen d’arriver par soi même à un état d’hypnose pure sans induction extérieure ».

Méthode  basée sur un apprentissage  qui permet d’acquérir une capacité de relaxation physiologique se manifestant dans le domaine mental par une sensation de calme intérieur et ayant une action thérapeutique symptomatique.

Principe : issue des travaux et des critiques sur la thérapeutique hypnotique, cette méthode constitue une technique codifiée d’exercices physiologiques permettant de provoquer une déconnexion générale (physique et psychique) de l’organisme par des modifications volontaires de l’état tonique associé à une concentration mentale sur certaines cinesthésies prévilègiés : sensation physique de pesanteur et de chaleur corporelle,et d’aboutir à une euphorie apaisante.

C’est a partir de ces sensations, qui correspondent à des modifications objectives d’hypotonie musculaire et de vaso-dialatations périphériques que Schultz établit une série d’exercices qui vont permettre au sujet de parvenir à un état de décontraction musculaire et de détente générale.

Déroulement des séances : cette psychothérapie n’utilise  pas le transfert, ne l’interprète pas mais use dans un laps de temps relativement bref :

2 à 3 mois à obtenir un effet global par un entraînement méthodique complet comprenant 6 exercices minutieusement décrits. Cette décontraction concentrative n’obtient pas des exercices mettant en jeu 6 systèmes : musculaire, vasculaire, respiratoire, cardiaque, abdominal et céphalique.

1- Exercice de pesanteur : domaine musculaire.

Le patient va se concentrer sur la sensation subjective de détente musculaire,en s’aidant de la formule « mon bras droit est tt à fait lourd » ou gauche selon la latéralité.

Il faut induire dans le domaine une identification abstraite, il s’agit de se détendre en pensant à une idée (abstraite) dans la mesure ou le sujet est de type visuel (comme on aura pour le constater au cours de l’induction au calme), on essaye de lui faire représenter son bras comme en plomb.

Chez un patient acoustique, on essayera de trouver une image sonore musicale évoquant la pesanteur.

Au début, l’exercice sera court et ne doit pas dépasser 1 mn à 1mn 30s et il faut 3 exercices/j.

Régularité rigoureuse est une nécessité fondamentale, la réponse se fait de manière précise en mouvements  successifs qui adapte l’organisme à son état de tension normale.

Faire plusieurs flexions extensions énergétiques du bras, respirer fortement et ouvrir les yeux.

Après qqs jours, la sensation de pesanteur sera plus importante et va se généraliser.

LA SUITE DE L’EXERCICE :

- Mon bras droit doit être tt a fait lourd.

- Mes 2 bras doivent être tt a fait lourds.

- Mes 2 jambes doivent être tt a fait lourds.

- Tt mon corps doit être tt a fait lourd.

2- Exercice de chaleur : domaine vasculaire.

NB : Ce n’est que lorsque la décontraction musculaire totale est obtenue ce qui demande en moyenne 15 à 20 jours, que l’on passe au domaine vasculaire.

La formule devient «  mon bras doit être tt à fait chaud », le sujet essayera de se représenter mentalement soit usuellement soit  de façon cinesthésique l’expérience de chaleur comme par exemple être couché au soleil sur une plage ou se réchauffer auprès d’un bon feu en hiver.

Cette sensation légère au début s’intensifie et va également s’étendre à l’ensemble des membres supérieurs aux autres membres et à tt le corps.

3 – Exercice cardiaque : Perception des battements cardiaque.

Le sujet est invité à se représenter mentalement le cœur dans sa véritable situation anatomique. La formule  « mon cœur bat calmement » est répété 6 à 7 fois .il ne s’agit pas ici d’augmenter ou de ralentir le rythme cardiaque.

4-Exercice respiratoire : après les 3 ex précédents, on demande au patient de s’abandonner à la respiration tt en respectant le rythme respiratoire naturel.

Des images mentales sont recommandées comme se sentir fonctionner sa cage thoracique.

Formule verbale « ma respiration est tt a fait calme ».

5- Exercice de chaleur abdominale : le patient est invité à ressentir une sensation de chaleur au plus profond de son creux épigastrique, le sujet récitera la formule « mon plexus solaire est tt a fait chaud ».

6- Exercice de la tête : qui vise à obtenir une fraîcheur du front, sa formule est « mon front est agréablement frais ».

La présentation mentale concomitante est l’impression de fraîcheur frontale au cours d’un bain chaud, la tête étant hors du bain rafraîchie par un léger courrant d’air. Cette induction de fraîcheur parait fortement importante pour Schultz.

En effet, si tout le corps est détendu, la fraîcheur céphalique permet de garder la tête hors de l’eau tiède et d’assurer ainsi une maîtrise de tout l’organisme.

Le sujet ressent après ces exercices :

- Un état de calme interne dans le domaine mental.

- Un détachement, contrôle de l’ambiance externe.

- Etat de détente physiologique agréable et reposant.

Les exercices que nous venons de décrire sont effectués en décubitus dorsale ou en position assise, les yeux fermés, précédé par une brève recherche d’un état de calme intérieur, sont pratiques au cours des séances de 15 à 30 mn et permettent  d’obtenir un état de détente assez rapide en 2 à 3 mois.

Il est recommandé à chaque sujet de pratiquer chez lui l’exercice qu’il vient d’apprendre de 2 à 3 fois /jour.

Par la suite, le training autogène peut comporter un 2ème cycle où le travail est centré sur les perceptions et l’imagerie mentale.

Le cycle supérieur :

Use de productions imaginaires (image, vision) proche du rêve éveillé enseigné à des patients ayant pratiqué au moins pendant 2 ans des exercices du 1er cycle.

Le cycle inférieur peut être utilisé par tout praticien

Le cycle supérieur nécessite la direction d’un psychothérapeute spécialisé ds des groupes restreints et homogène

Ds le cycle supérieur, le sujet est en mesure de réaliser une déconnexion immédiate par une concentration interne brève.

 Dans la 1ère  étape :

Le patient apprend à diriger les 2 globes oculaires vers le haut et la ligne médiane « à regarder vers le centre du front ». Cela conduit à un approfondissement de la déconnexion.

On demande au sujet de laisser surgir de son imagination une couleur uniforme quelconque .Cet  exercice et les suivants exigent un état de  concentration d’une 1/2 heure à 1heure « c’est la découverte de la couleur propre ».

L’intérêt psychothérapique se porte sur la liaison de la couleur envisagée avec l’objet qui lui sera associé spontanément.

L’autre exercice :

Consiste à laisser apparaître certains objets déterminés à l’intérieur du champ subjectif du patient.

On leur demande de regarder au fond d’eux,Objets concrets d’usages quotidiens, caractéristiques.

Quand le patient devient capable de maîtriser la vision intérieure d’objets concrets. C’est ainsi qu’on peut donner au patient la tache de se représenter la justice et le bonheur.

Après cette acquisition :

L’auteur demande au patient de laisser découler intérieurement une expérience quelconque qui soit pour lui le symbole d’état d’âme le + intense et le + souhaité « c’est la recherche du sentiment propre ».

Ici se débouche les personnalités à structure plutôt réalistes qui se distinguent des personnalités idéalistes.

 A ce stade :  

L’auteur demande au sujet de se mettre en état de profonde concentration, de laisser se présenter devant lui une personne déterminée de façon aussi concrète et pratique que possible.

La technique est alors utilisée pour contrôler la capacité de relation avec l’autre.

Schultz note que la représentation intense fréquente répétée d’1 personne qui lui est odieuse (antipathique) peut conduire à une attitude inter beaucoup + objective.

L’étape suivante :

Consiste à demander au sujet en état de concentration de se remettre véritablement en question et se laisser observer, on demande l’attitude interrogative suivante : « qu’est ce que je fais de faux ».

Au départ, on pose des questions strictement individuelles, l’auteur estime que le sujet a ainsi eu la possibilité de se représenter les + importants des différentes valeurs existentielles.

A ce moment, on cherche à développer la formule de S° qui correspond le mieux à la personnalité profonde du sujet.

C’est ainsi qu’on propose au sujet une devise personnelle qu’il ne réalise pas encore entièrement faute de courage mais dont il sait maintenant qu’elle traduit une partie de sa manière d’être profonde.

Ainsi est représenté la richesse de cette méthode ou le mot de la relaxation prend tout son sens depuis le simple relâchement de qqs fibres musculaires au début, jusqu’à la libération de la personne avec la possibilité d’une réalisation de soi.

B- la méthode de Jacobson : la relaxation progressive.

Elle est un peu différente du training autogène en ce qu’elle se voit essentiellement physiologique prenant en compte de façon systématique et détaillée chaque zone fonctionnelle de la musculature pour obtenir une diminution aussi complète que possible du niveau tonique et réduire ainsi l’excitabilité et la réactivité émotionnelle.

Si les exercices de cette méthode sont particulièrement précis et minutieux et son application astreignante et longue, 2 aspects intéressants doivent être retenus, d’1 part, l’induction de la relaxation s’appuie sur une prise de conscience, des sensations proprioceptives de la contraction, puis du relâchement musculaire, cette éducation sensitive qui favorise le contrôle tonique peut être utilisé ds les autres méthodes de relaxation. D’autre part les exercices de relaxation différentielles, qui vise la prise de conscience et le contrôle de l’état fonctionnel différent, permettent une utilisation de la méthode des diverses situations de la vie quotidienne, au cours de l’activité musculaire dans le maintien de la posture ou dans des situations émotionnellement difficiles.

Les points de différences avec la méthode de Schultz :

- n’utilise pas la concentration passive recommandée par Schultz.

- Elimine tt aspect psychothérapique (verbale).

- Ne se réfère à aucune technique hypnotique ou psychanalytique.

- Comporte une séance d’1-à 2 heure/jour chaque jour.

Le sujet s’entraîne avec le médecin 1 à 3 Fois par semaine.

-   durée de la rééducation  qqs mois         qqs années.

La relaxation générale :

1- Décontraction des bras (1ère étape).

- 1er exercice : Décubitus dorsal, yeux fermés, jambes non jointes, ne pas bouger, durée 30 mn.

- 2ème exercice : même position, on demande au sujet d’élever le bras gauche et de la faire poing.

On le prie de ressentir une chaleur au niveau du bras gauche et en même temps, on lui explique à l’aide d’arguments scientifiques les processus cellulaires de contraction, l’existance  d’un potentiel d’action.

2-Détente des jambes (2ème étape).

-1er exercice : durée 50 mn, extension du pied, flexion des orteils sans mobiliser le genou,faire cesser brusquement ce mouvement  et repos de qqs mn, recommencer 2 fois.

- 2ème exercice : pieds, orteils détendus progressivement.

- 3ème exercice : se rendre compte que la détente des pieds s’accompagne de celle des bras.

3- Respiration :

Décubitus latéral ou Décubitus dorsal pendant 10 mn, respirer plus profondément 2 à 3 fois mais sans forcer le patient. Il doit prendre conscience de la tension de la cage thoracique.

4-Détente du front :

- 1er exercice : devant le miroir, le patient fronce et lève les paupières puis relâche les muscles progressivement ensuite referme progressivement les yeux et les détends peu a peu.

- 2ème exercice couché, yeux fermés, froncer le front et laisser les muscles se détendre, fermer les paupières fortement et laisser détendre progressivement.

- 3ème exercice : on demande au sujet de se rendre compte au moment de ces exercices du rôle de la détente des membres et la cage thoracique.

5- Détente des yeux :

- 1er exercice : regarder à droite et ressentir la tension des yeux.

Revenir à la position normale, puis gauche, en haut et puis en bas.

- 2ème exercice : avec la détente des yeux, le patient doit devenir conscient de la tendance à la généralisation de la détente.

6- Détente des muscles de la sphère vocale :

- 1er exercice : compter a vive voix jusqu’à 10et observer les groupes musculaires qui rentrent en jeu. La détente 2 à 3 fois.

- 2ème exercice : compter jusqu’à 10 à mi-voix puis en murmurant détente.

- 3ème exercice : compter intérieurement, le patient doit se rendre compte quand il s’arrête de la détente de l’organe vocal.

la relaxation différentielle :

Définition : « minimum de contraction musculaire nécessaire pour l’exécution d’1 acte au même temps que les relaxations des muscles dont l’activité n’est pas indispensable par la réalisation de cet acte » Jarreau.

Ainsi les exercices se font sur un fauteuil en détendant les membres, les exercices sont les mêmes que ceux de la position couchée ensuite le médecin  font procéder a des exercices de lecture et d’écriture.

Lecture : assis devant 1 livre ouvert tire sans chercher à comprendre, puis effort minimum nécessaire pour arriver a comprendre ce qu’il lit tout en observant une détente aussi poussée que possible.

 

C-la rééducation psychotonique d’Ajuriaguerra & J.Lemaire :

Cette méthode utilise la relaxation ds une optique différente de celle de Schultz, ds la mesure ou les éléments relationnels sont au 1er plan.

Pour Ajuriaguerra, les buts de cette méthode comprennent certes l’acquisition de la capacité de se détendre càd d’être à l’aise dans son corps mais également  la découverte de soi même à travers les prises de conscience qui permet la cure  et l’utilisation du vécu corporel comme un des éléments du dialogue avec autrui, élément qui permet l’analyse de l’expérience vécue ds la relation avec le thérapeute.

La psychothérapie utilisera dans la régression qui permet la détente corporelle et s’intéressera aux représentations mentales et aux mots émotionnels archaïques  qu’éveille la déconnexion.

Ces mouvements s’expriment ds le corps par des modifications toniques qui servent de signaux  et de révélateurs au patient et au thérapeute. Celui-ci encourage la verbalisation des sensations corporelles mais aussi celles des idées qui s’y associent et des conflits qu’elles révèlent.

La régression et les sentiments de désir, d’agression ou de plaisir sont à l’origine de réactions de transfert càd de projections sur la personne du thérapeute de ses émotions et des images mentales qui leurs sont liées.

Ces projections se traduisent également par des fluctuations toniques qui permettent la prise de conscience  par le sujet de ses résistances à la relaxation.

Sur le plan pratique :

Le thérapeute donne quelques consignes initiales assez proches de celles du training autogène, mais il évite d’être systématique  et de prendre une position trop directive et pédagogique.

Dés que les premiers résultats sur le tonus semblent acquis, le thérapeute encourage la verbalisation des perceptions corporelles du sujet et de ses résistances toniques.

Si la méthode de d’Ajuriaguerra et Lemaire est largement fondée sur des concepts psychanalytiques que sur les techniques du contrôle tonique et si elle est généralement pratiquée par des thérapeutes de formation psychanalytiques, il ne s’agit pas ici de psychanalyse.

En revanche, cette méthode est souvent utilisée pour sensibiliser certains sujets à la prise de conscience de leurs problèmes psychologique et leurs permettre de repérer à travers une expérience psychothérapeutique dont l’objet initial est un travail corporel, les bénéfices qu’ils peuvent escompter d’1 psychothérapie d’inspiration psychanalytique ou d’1 psychanalyse.

D-la méthode de M.Sapir et de F.Reverchron :

Cette méthode repose sur des conceptions psychanalytiques plus exclusivement encore que celle  d’Ajuriaguerra.

Elle cherche à favoriser une régression très profonde, dans laquelle le thérapeute intervient en tant que représentant d’1 personnage maternel et encourage l’expression de fantasmes archaïques à travers une érotisation de la perception corporelle. L’implication directe du thérapeute dans les séances se manifeste par la parole, le toucher, le rassurement ou au contraire la frustration.

Une telle méthode,bien que très différente du travail purement verbal non ‘agi’ de la psychanalyse, suppose des thérapeutes particulièrement bien formés à percevoir leurs mouvements contre-transférentiels. Comme la méthode d’ d’Ajuriaguerra, elle peut constituer une psychothérapie par elle-même ou déboucher sur une cure analytique.

Psychothérapies de relaxation

Historique des psychothérpies de relaxation

Classifications des psychothérapies de relaxation

Propriétés communes aux différentes techniques de relaxation

Techniques des psychothérapies de relaxation

Indications et contre indications des psychothérapiesde relaxation

 

Propriétés communes aux différentes techniques de relaxation

 

Bensers propose les éléments de base présents dans toutes les techniques.

1- L’existence d’un stimulus de base : Voie, son, phrase, qui favorisent la réorientation de la pensée exterioceptique vers l’intérieur. Exemple : « je suis calme et détendu ».

2- Attitude passive : une acceptation qui vient a l’écoute d’un mécanisme de concentration et d’attention, se laisser aller, se laisser faire.

3- Une diminution du tonus musculaire : qui est remplacé par la position allongée ou assise confortablement ceci va diminuer le travail postural.

4- Un environnement tranquille : qui favorise la diminution de tous les stimuli.

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Propriétés communes aux différentes techniques de relaxation

Techniques des psychothérapies de relaxation

Indications et contre indications des psychothérapiesde relaxation

 

Classifications des psychothérapies de relaxation

 

Voici une destinction en 03g dans groupes : faites par Kretschmer et Durand de Bousingen.

1-   Les méthodes neuro-musculaires : à point de départ physiologique inaugurées par le travail du physiologiste  « Jacobson ».

2-  Les méthodes utilisant l’auto-concentration et l’auto-hypnose :  selon J.H.Schultz.

3-  Les méthodes de rééducation psychotonique :  qui abordent essentiellement le tonus de son aspect de dialectique interhumaine.

A vrai dire ces 3 groupes ne sont pas sans interférer les uns sur les autres, il existe ainsi des techniques qui prennent leurs source des 2 ou des 3 groupes mentionnés, d’autres qui s’appuient à la fois sur une méthodologie Schultzienne et sur un sens psychanalytique, d’autres encore qui en partant de là, utilisent le langage, que ce soit dans le sens du rêve éveillé, ou dans celui d’une relation psychothérapique à deux ou en groupe.

D’autres distinguent entre les méthodes couvrantes et des méthodes découvrantes.

Les 1ères sont fondées sur une recherche de maîtrise du corps et usent à supprimer un symptôme.

Les secondes d’inspirations psychanalytiques tiennent compte, bien entendu de l’inconscient et des liens transférentiels ainsi que la notion du moi corporel.

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Propriétés communes aux différentes techniques de relaxation

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Indications et contre indications des psychothérapies de relaxation

 

Historique des psychothérpies de relaxation

 

La relaxation tire ses racines d’une pratique très ancienne en Orient Le Yoga dont les principes sont :

- l’inexistence de différence entre mental et physique, ne faire qu’un avec le monde extérieur  tout en se ramassant, il y a attirance vers l’ésotérisme avec sentiment de flottement, se concentrer sur son corps, son cœur, sa respiration.A l’acmé  sentir le monde étrange phénomène proche de la déréalisation, si le lien entre le tonus corporel et l’état mental est connu depuis toujours.

L’origine des psychothérapies de relaxation remonte au tout début du siècle. Elles sont nées des méthodes hypnotiques, à peu prés au moment ou Freud abandonnait celles-ci pour utiliser la méthode des associations libres comme support de sa technique psychanalytique.

Charcot : liait l’hypnose à la pathologie hystérique.

Peu avant 1900, O.Vogt décrit l’auto- hypnose, méthode permettant au sujet en proie à un état de crise psychique d’induire lui-même un état de détente empêchant les mouvements émotionnels de devenir pathogènes.

Son élève Schultz (1910-1930) développe sous le nom de « training autogène » une méthode d’auto hypnose consistant en une modification auto-suggérée de la tonicité musculaire pour obtenir une déconnexion générale de l’organisme.

De 1910 à 1930, Schultz précise les modifications perceptives et idéiques qu’elle entraîne, les rapports qu’elle parait avoir avec l’induction du sommeil ainsi que les niveaux de régressions qu’elle permet ; cette méthode influencera directement Kretschmer (hypnose fractionnée progressive).

Jacobson dans les années 30, développera les aspects physiologiques de la relaxation par l’étude des traces éléctromyographique enregistrés lors de l’évocation des mots et des désorganisations observés dans ces tracés  sous l’effet des perturbations émotionnelles. Sa méthode vise  à obtenir l’apaisement de l’activité psychique parallèle à la suppression de toute activité musculaire.

J.de Ajuriaguerra lui a pris en compte les éléments relationnels du contrôle tonique et les conflits affectifs qui le perturbent.Influencé par les conceptions psychanalytiques il fera de la cure de relaxation le support d’une psychothérapie où la verbalisation du vécu corporel du sujet et la prise en compte de la relation transférentielle entre le patient et son thérapeute priment sur l’apprentissage de la détente musculaire proprement dit.

D’autres courants s’appuient ultérieurement sur des conceptualisations clairement psychanalytique tels que Sapir et Reverchon qui soulignent le rôle que jouent dans la relaxation,les éléments transférentiels, les représentations oedipiennes, la régression et l’émergence de fantasmes archaïques.

Psychothérapies de relaxation

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Propriétés communes aux différentes techniques de relaxation

Techniques des psychothérapies de relaxation

Indications et contre indications des psychothérapies de relaxation

 

Psychothérapies de relaxation

 

La relaxation est un terme dont la publicité s’est si bien emparée qu’il est nécessaire de la préciser : depuis quelques années en effet, le terme de relaxation n’est généralisé au point que celle-ci apparaît comme une pratique facile, accessible à tout le monde et praticable partout.

Aussi, définissons-nous la relaxation, au sens étroit du terme :

« Comme un état de détente et de relâchement musculaire ».

L’utilisation de la relaxation en psychothérapie s’appuie sur les liens qui existent entre le niveau du tonus musculaire et la vie émotionnelle et sur la possibilité pour la plupart des individus d’acquérir, a travers le contrôle de leurs tonus musculaire, un certain degré de contrôle et de détente psychiques.

La relaxation est une présence à soi-même, et implique toujours une sensation de notre corps dans l’action mais aussi au repos, sensation du monde qui nous entoure, des projets que nous employons.

Toutes les méthodes de relaxation sont fondées sur cette prise de conscience sensorielle.

Plusieurs méthodes ont été développées depuis le début du siècle, s’apparentant à 2 grands courants :

Le 1er d’inspiration physiologique, donne pour axe principal au travail thérapeutique l’acquisition du contrôle tonique et des rythmes physiologique.

Le second plus intégratif et inspire par la théorie psychanalytique privilégie à travers la perception corporelle les éléments relationnels transférentiels et la verbalisation des conflits du sujet.

Psychothérapies de relaxation

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Propriétés communes aux différentes techniques de relaxation

Techniques des psychothérapies de relaxation

Indications et contre indications des psychothérapies de relaxation

 

Résultats des thérapies cognitivo-comportementales

Spectaculaires, efficaces, rapides chez les névrotiques simples et complexes.

Rechutes : rares : une rechute/45 cas pour les thérapies de 7 ans.

Une rechute /17 cas pour celles de 20 ans.

Les mauvais répondeurs sont des sujets présentant un trouble de la personnalité ou un manque important de motivation.

 

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

Historique des psychothérapies congnitivo-comportementales

Déroulement des psychothérapies cognitivo-comportementales

Méthodes et techniques des thérapies cognitivo-comportementales

Indications des thérapies cognitivo-comportementales

Contres indications des thérapies cognitivo-comportementales

Résultats des thérapies cognitivo-comportementales

Contres indications des thérapies cognitivo-comportementales

-Certaines maladies graves : asthme, affections cardiaques.

-mélancolies, et dépression dans les troubles psychotiques.

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

Historique des psychothérapies congnitivo-comportementales

Déroulement des psychothérapies cognitivo-comportementales

Méthodes et techniques des thérapies cognitivo-comportementales

Indications des thérapies cognitivo-comportementales

Contres indications des thérapies cognitivo-comportementales

Résultats des thérapies cognitivo-comportementales

 

Indications des thérapies cognitivo-comportementales

 

1.  Les phobies : attaques de panique, agoraphobie et phobie sociale :    10 à 20 séances, en individuel ou en groupe,sur une quinzaine de séances hebdomadaires.

-relaxation.

-régulation respiratoire et contrôle du rythme cardiaque.

-Désensibilisation systématique et in vivo « selon Wolpe » ; 80 % des

Phobies sont curables par ces thérapies.

-Immersion imaginée et in vivo avec ou sans modeling

-Implosion « pantophobies ».

-Exposition progressive in vivo.

-Renforcement plus imaginé.

-Affirmation de soi « phobies sociales ou simples ».

-Restructuration cognitive d’ELLIS.

2.  Obsessions et compulsions : 
a.  Rituels compulsifs :
b.  Obsessions :

    • Désensibilisation systématique.
    • Surlait D in vivo avec modeling.
    • Immersion
    • Sensibilisation imaginée.
  • Arrêt de la pensée.

3.  États dépressifs psychogènes : légers à moyens ; 20 séances,1-2 fois/semaine,pendant 3-6 mois.
Procédures opérantes :

-Extinction de plaintes dépressives.

-Renforcement systématique des propos positifs.

-Taches à domiciles susceptibles d’entraîner un renforcement social et de complexité croissante.

-Utilisation de l’entourage familial.

-Thérapies cognitives « ELLIS, BECK, arrêt de la pensée ».

-Affirmation de soi.

  1. Deuils :

-Désensibilisation systématique

-Thérapie de deuils de RAMSAY « 1977 ; forme d’immersion, confrontation avec la réalité de la disparition ».

4.  Dysfonctionnements sexuels et thérapie de couple :

a/ méthode de MASTERS & JOHNSON 1970 :

s’applique à tout les dysfonctionnements sexuels,elle s’apparente à une désensibilisation in vivo,schématiquement elle comprend :

  • Une information sexuelle générale (revues,films).
  • Un rapprochement corporel de couple à travers un programme d’excercise d’interaction.
  • Un développement des modèles plus chez l’homme et actif chez la femme.
  • Une interdiction des rapports sexuels complets au début du trt.
  • Nécessité d’une ou d’un partenaire.
  • L’utilisation de la relaxation.

b/ éjaculation précoce :

*technique SQUEEZE : A l’approche de l’éjaculation,l’homme se retire et sa partenaire lui comprime le pénis.

*technique d’aller-repartir :

Arret des mouvements coitaux des deux partenaires dès l’approche de l’éjaculation.

*désensibilisation systématique :

c/ impuissance :

-désensibilisation systématique.

-conditionnement imaginé.

d/ anorgasmie féminine, dyspareunie, vaginisme :

  • Apprentissage de l’orgasme par masturbation.
  • Usage de dilatateur dans le vaginisme.
  • Possibilité de désensibilisation systématique.

L’approche comportementale des dysfonctionnements sexuels n’est pas uniquement sexologue,et peut déboucher sur une thérapie de couple :

-par utilisation de contrats fixant les comportements que chaque partenaire voudrait voir changer chez l’autre.

-jeux de rôles en couple selon le modèle de l’entrainement à la communication sociale et l’affirmation de soi.

-modeling par un couple de thérapeutes.

-taches à domiciles.

5. PERVERSIONS :

-Aversions par chocs electriques en provoquant un sentiment de honte.

-affirmation de soi,entrainement à la communication sociale.

6. COMPORTEMENTS PSYCHOTIQUES :

  • Techniques dérivées du conditionnement opérant :

-renforcement positif, négatif, estimation.

-économies de jetons en institution spécialisée.

-programme de réadaptation sociale permettant une généralisation de l’apprentissage.

-contrats familiaux.

  • Affirmation de soi.
  • Restructuration cognitive.
  • Résolution des problèmes.

7. DEMENCES, OLIGOPHRENIES :

SHAPPING AVEC FADING.

8. TROUBLES DES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES :

a-Obésité :

-après bilan organique, information diététique.

-Programme d’autocontrôle (APFELDORFER 1980)

-carnet alimentaire, réapprendre à manger,conduites alternatives(aller au cinéma et ne pas rester seul par exp)

b-Anorexie mentale :

*durant l’hospitalisation :

-extinction des conflits familiaux par isolement strict .

-conditionnement opposant :utilisant des renforçateurs positifs(sorties,visites),appelés en fonction du poids,des calories ingérées.

-désensibilisation systématique (phobies des aliments et de prise de poids).

*après l’hospitalisation :

-contrats familiaux.

-programme d’autocontrôle.

9. PROBLEMES ADDICTIFS :

  • ALCOOLISME :

-peu d’efficacité de l’aversion clinique (apomorphine,esperal)électrique ou imaginé.

-programme multimodaires :

*désensibilisation systématique (phobies sociales associées).

*affirmation de soi en groupe ;

*thérapies de couple.

*technique d’auto contrôle.

*technique de consommation contrôlée.

  • TOXICOMANIES :

-techniques aversives.

-sensibilisations imaginées.

-bio feedback.

-auto contrôle.

10. TROUBLES PSYCHO-SOMATIQUES :

Céphalées, migraines, asthme, HTA, Sd de Raynaud :

-techniques de bio feedback.

-désensibilisation systématique.

11. TROUBLES NEURO-MUSCULAIRES,DOULEURS :

L’EMG feedback, la désensibilisation systématique et l’auto contrôle.

12. GESTION DU STRESS : soit dans le domaine de la médecine,ou dans celui des entreprises (afin d’améliorer le bien-être et l’efficacité du travail).

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

Historique des psychothérapies congnitivo-comportementales

Déroulement des psychothérapies cognitivo-comportementales

Méthodes et techniques des thérapies cognitivo-comportementales

Indications des thérapies cognitivo-comportementales

Contres indications des thérapies cognitivo-comportementales

Résultats des thérapies cognitivo-comportementales

 

Méthodes et techniques des thérapies cognitivo-comportementales

 

Il est à rappeler qu’un comportementaliste ne traite pas un symptôme, mais un comportement, il n’emploiera pas les différentes techniques à sa disposition comme des recettes, mais les intégrera dans une psychothérapie complexe où le symptôme ne sera considéré comme l’émergence d’une problématique, mais comme un registre de comportements problèmes : trouble à part entière qu’il convient de traiter directement.

A/ TECHNIQUES D’EXPOSITION :

1- DESENSIBILISATION SYSTEMATIQUE : déconditionnement systématique :

Technique élaborée par WOLPE 1975 ,il s’agit de la méthode la plus employée en TC,plus accessible au thérapeute débutant par sa relative innocuité.

Après entraînement à la relaxation(6-10 séances de 20mn),on propose au patient d’imaginer des scènes anxiogènes préalablement programmées selon une hiérarchie des scènes(10 en moyenne), allant des moins angoissantes au plus menaçantes,le contenu des scènes de la hiérarchie reflète des situations qui produisent de l’anxiété dans la vie réelle du sujet ; la relaxation est induite pour chaque présentation de scène ce qui permet un contrôle de l’anxiété provoquée.

Selon La Fontaine,les points reconnus comme importants pour la majorité des auteurs sont les suivants :

-un rapport patient-thérapeute empathique.

-une explication claire du processus thérapeutique,fourni au patient.

-l’utilisation d’un nombre élevé d’items.

-amener le patient à affronter les situations phobogènes.

-l’alternance de phases de concentration sur les scènes anxiogènes et de déconcentration à la relation peut être utile.

La relaxation favorise l’imagerie mentale en plus pourra être utilisée après le trt du patient.Il semble que leur seul élément vraiment indispensable soit l’imagination dirigée vers des scènes reliées à la peur (principe de l’exposition).

Des variantes se sont montrées tout aussi efficaces :

*l’utilisation d’hypnose à la place de la relaxation

*la désensibilisation systématique en groupe.

Sur le plan théorique,de plus en plus les facteurs cognitifs sont pris en considération en particulier :

-l’apprentissage par modèle,le sujet étant son propre modèle.

-l’information sur son niveau d’amélioration par la profession dans la hiérarchie.

-l’atteinte d’un résultat positif.

En d’autres termes,en présence de stimulus responsables de l’anxiété,on installe une réponse antagoniste de l’anxiété capable de la supprimer au moins en partie, les liens entre stimulus et anxiété doivent s’affaiblir,il s’agit d’une inhibition réciproque.

2- AUTRES TECHNIQUES D’EXPOSITION AUX STIMULI ANXIOGENES :

  • La désensibilisation in vivo :                                                          

La situation anxiogène est affrontée par paliers,non en imagination,mais en réalité,sans relaxation .

  • La désensibilisation par contact :càd par le toucher progressif des objets phobogènes.
  • La désensibilisation par auto-contrôle : le sujet effectue de la relaxation dés qu’il sent la moindre menace anxieuse.
  • La D.vicariante en groupe : faire passer une vidéo de Désensibilisation de la meme phobie.
  • L’immersion : « flooding » en imagination ou in vivo : Il s’agit d’obtenir une extinction de l’anxiété en plaçant le sujet d’emblée dans les situations anxiogènes,maximales pendant 2 à 3 heures jusqu’à l’extinction de l’angoisse,elles présentent le danger de provoquer des réactions parfois difficiles à controler,le ‘modeling’ est parfois utile dans l’immersion in vivo : le thérapeute sert de modèle en affrontant la situation anxiogène devant le patient.
  • L’implosion : variante d’immersion imaginée,elle utilise des concepts psychanalytiques,la technique permet l’extinction de conflits intra psychiques (agressivité refoulée ou culpabilisée,oralité,onalité).
  • L’exposition graduée in vivo : pour rendre le trt plus supportable,on n’atteint le max d’angoisse qu’après plusieurs séances.
  • Prévention de la réponse : utilisé dans les TOC.

3. ENTRAINEMENT A L’AFFIRMATION DE SOI « assertivité » et A LA COMMUNICATION SOCIALE : Selon BOIS VERT & BEAUDRY 1980 :

un comportement assertif correspond à «  l’expression adéquate des émotions,la défense de ses droits sans anxiété exagérée et sans négation des droits d’autrui et à la capacité de résoudre efficacement les problèmes interpersonnels ».

utilisée chez les patients présentant une altération significative du fonctionnement social et/ou professionnel,visent l’atténuation des manifestations anxieuses et l’apprentissage de comportements de communication

La technique consiste en 1er lieu à construire une hiérarchie de difficultés sociales du patient.L’apprentissage et l’assertivité s’effectuent ensuite à travers des jeux de rôles avec le thérapeute seul,puis dans un groupe,parfois les jeux de rôles sont pratiqués en imagination au préalable avec relaxation sous forme de désensibilisation systématique ; l’accent sera mit :

-sur les composantes verbales de la communication

-et les composantes non verbales, expression gestuelle, faciales, la hauteur et le volume de la voix,la distance interpersonnelle et le contact visuel.

D’autres élements techniques sont à noter :

-modeling :le meme thérapeute peut servir de modèle ’modeling’,et façonner de façon opérante le patient en renforçant systématiquement ses réponses.

-feed-back :l’emploi d’un système vidéo sera intéressant pour visualiser les jeux de rôles.

-les taches assignées permettent au sujet de s’exercer en réalité (généralisation de l’apprentissage).

-l’auto-observation pratiquée par le patient in vivo permet au thérapeute de mieux conduire le trt et le renseigner sur la motivation de son patient.

-enfin, l’abord cognitif (modification des monologues intenses est de plus en plus utilisé pour rentabiliser cette technique (exp. monologue négatif=s’affirmer revient à se montrer agressif).

B/ TECHNIQUE UTILISANT LE CONDITIONNEMENT OPERANT :

Elles sont directement dérivées de la théorie de skinner.

  • Renforcement positif :

Il se produit lorsque la conséquence d’un comportement , entraîne une augmentation de la probabilité d’apparition de ce comportement,il s’agit d’un renforcement par présentation d’un stimulus,renforçateur qui facilite l’augmentation du débit d’une réponse ;par exp,gagner plus d’argent en travaillant plus.

  • renforcement négatif :

L’interruption ou l’évitement de la conséquence désagréable d’un comportement va augmenter la probabilité d’apparition de ce comportement,autrement dit,le retrait du renforçateur va accroître le débit d’une réponse :par exp. l’utilisation de l’isolement pour favoriser la réponse du poids chez une anorexique mentale,l’isolement renforce négativement la prise du poids chez une anorexique mentale,l’isolement renforce négativement la reprise du poids ,les renforçateurs sont classés en R-Iaires (renforçateurs),nécessaires à l’individu (nourriture pare exp),et R-IIaires (loisirs,argents) pour etre efficaces,ils doivent etre appliqués immédiatement après le comportement à renforcer.

  • l’extinction :

C’est une méthode visant à diminuer un comportement, elle implique la suppression brutale  et totale de la conséquence renforçante d’un comportement ce qui a pour effet d’accroître la probabilité de ce comportement « la pratique massive »représente une procédure particulière à l’extinction,elle consiste à répéter jusqu’à épuisement de l’activité indésirable (tics,bégaiement) pour en provoquer une inhibition conditionnée.

  • technique de façonnement « shapping »du comportement :

L’apprentissage se fait ici par approximation successives, le thérapeute renforce toute ébauche de bonne réponse, puis tout comportement sera rapproché de la technique d’affirmation de soi déjà décrite utilisant le modèle d’apprentissage ;on l’utilise aussi chez les patients ayant des déficits comportementaux majeurs :autistes,oligophrènes,démons.

Le shapping est svt associés au « fading » estompage :le thérapeute aide alors directement le patient puis laisse à celui –ci de plus en plus d’initiative.

  • programmes institutionnels de renforcement :

Par économie de jetons , ils représentent une parfaite illustration  de l’emploi des techniques opérantes,le but essentiel de ces programmes et d’élaborer un milieu motivant en  intégrant les patients hospitalisés dans des activités variées et utiles sans moyens coercitifs : le patient doit etre informé du but du programme et donner son accord.

Il s’agit en 1er temps de repérer les comportements à modifier :se lever,se laver,s’habiller,énurésie,participation à l’ergothérapie,agressivité, ensuite de faire une liste de renforçateurs qui seront échangés contre les jetons obtenus lorsque les comportements adéquats auront été adoptés par les sujets (sorties,argent,consommation de café,entretiens….).

  • AVERSION :

Technique opérante se définissant par la diminution de la fréquence d’apparition d’une réponse par la délivrance immédiate d’un stimulus aversif,mais on peut aussi l’interpréter selon d’autres modèles en particulier celui du conditionnement classique.

Les stimuli aversifs sont très variés : bruits blancs,lumières intenses,chocs électriques,aversion chimique (apomorphine,induction sentiment de honte).

L’utilisation de ces techniques aversives est réduite.

Cantela 1970 a développé une technique aversive :sensibilisation interne utilisant des stimuli aversifs :imagines ‘couverts’ plus faciles à manier rendant le sujet plus actif dans son trt,plus acceptables sur un plan éthique et semble –t-il aussi efficace ;le sujet doit imaginer avec un maximum de détails,une situation précise (boire un café par exp) puis l’associer à la scène aversive (malaise,vomir).

La séquence imaginée peut etre ensuite poursuivie par une scène d’évitement des comportements indésirables (par exp boire de l’eau ,associée à une séquence agréable (sensation de bien etre) technique d’auto-contrôle imaginé.

B- THÉRAPIES COGNITIVES :

1- LE CONDITIONNEMENT IMAGINE :CANTELLA 1970 :

Contre l’aversion par sensibilisation interne CANTELLA ,selon le meme principe a mit au point un ensemble technique employant l’imagerie mentale associée aux principes de conditionnement opérant.

  • Le renforcement positif imaginé :

Le sujet imagine le comportement qu’il veut acquérir et aussitôt après une conséquence agréable de ce comportement.

  • Le renforcement négatif imaginé :

Le sujet imagine une scène désagréable et aussitôt après le comportement qu’il désire acquérir.

  • Le modeling imaginé :

Le sujet imagine une tierce personne succeptible de lui servir de modèle,accomplissant le comportement désiré.

  • L’extinction imaginée :

Le sujet imagine le comportement indésirable sans y associer ni conséquence positive,ni négative

2- L’ARRET DE LA PENSEE(CANTELLA 1977) :

Méthode employée dans le but de réduire les pensées obsédantes ,le sujet est invité à se concentrer sur son idée obsédante,le thérapeute interrompt le fil de la pensée en criant’STOP’ et en provoquant ainsi une réaction de surprise et d’arret chez le patient ;le sujet doit ensuite interrompre l’arret de la pensée en répétant le mot’stop’ à voix haute,à voix basse puis en l’imaginant en étant concentré sur ses obséssions,une fois l’arret obtenu,il peut imaginer une scène agréable de manière à renforcer l’efficacité de la réaction d’arret.

3- L’AUTOCONTROLE :

Il permet au sujet de changer lui-même son comportement en apprenant à s’observer,à évaluer ce comportement ;par exp,noter les heures de prise d’aliments et la quantité d’aliments observés par un obèse.

Le sujet apprend ensuite à identifier les situations problèmes (par exp manger seul),il se fixera alors des buts et des renforçateurs qu’il attribuera s’il parvient à atteindre ce but.

4- TECHNIQUE DE RESOLUTION DES PROBLEMES (D’ZURILLA & GOLDFIED 1971 : La méthode comprend  étapes :

1/orientation , explication de la méthode,le thérapeute doit aider le patient à prendre conscience que sa situation est liée à un problème dont il doit trouver la solution.

2/formulation du problème.

3/explication de différentes solutions :le patient doit imaginer toutes les solutions qui lui viennent à l’esprit.

4/décision en examinant les conséquences de chaque solution choisie.

5/vérification ,application in vivo.

Cette méthode s’applique essentiellement chez les sujets souffrant des carences dans leur habilité d’adaptation.

5- RESTRUCTURATION COGNITIVE :

Ces méthodes sont fondées beaucoup plus sur des méthodes cliniques qu’expérimentales.

a/ thérapie rationnelle émotive d’ELLIS :

Ellis a sélectionné 10 croyances émotionnelles concernant le sujet lui-même,ses rapports avec les autres et son environnement,croyances qui détermineraient des comportements pathologiques (par exp.tout le monde m’aime,pourrait être à l’origine d’un état dépressif).

La thérapie consiste à opposer une idée rationnelle à l’idée négative quand celle-ci apparaît au cours des entretiens,puis in vivo.

b/ modèle de BECK :

il se rapproche de celui d’Ellis,ce sont des modèles de pensée erronées (distorsions de pensée) qui conduisent au comportement problème.

il les classe en différentes catégories : inférence arbitraire- raisonnement dichotomique- perception sélective- amplification surgénéralisation.

C- LE BIO FEED BACK (rétroaction biologique et médecine comportementale) 

Le bio feedback est une procédure permettant au sujet de développer une possibilité de modifier volontairement une fonction organique,grâce à un appareil en général visuel ou sonore sur cette fonction organisée ;le bio feedback a été employé dans le contrôle de la fonction musculaire (EMG,le bio feedback utilise un BIP sonore dont la fréquence varie en fonction de la fonction musculaire,la résistance cutanée (G-S-R feedback).

Sur le plan clinique,les résultats sont encourrageants,sur le plan théorique,cette méthode a permis de constater qu’un conditionnement opérant pouvant s’appliquer au contrôle d’une réponse viscérale,somaire jusqu’à lors réservé au conditionnement pavlovien.le bio feedback n’est qu’une des méthodes employées en médecine comportementale dont l’objet ne se limite pas à la psychosomatique.

Définition des psychothérapies congnitivo-comportementales

Historique des psychothérapies congnitivo-comportementales

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