Autisme et schizophrénie : augmentation du risque lié à l’âge du père et pas de la mère

Dans cet étude 78 trios parents-enfant dont les parents, n’ayant pas de trouble mental, ont donné naissance à un enfant ayant développé l’autisme ou la schizophrénie.
¨La plupart des mutations (97%) étaient héritées du père et leur nombre était en corrélation avec l’âge de ce dernier.
Un enfant né d’un père de 20 ans portait en moyenne 25 mutations. Ce nombre augmentait de 2 par années pour atteindre 65 chez un enfant né d’un père de 40 ans. À 36 ans, un père transmet 2 fois plus de mutations qu’à 20 ans, et à 70 ans, 8 fois plus.
Les mères, peu importe leur âge, transmettaient en moyenne 15 mutations.
Contrairement aux ovules féminins qui ne se multiplient pas, étant déjà présents à la naissance.
De nouvelles cellules de spermatozoïdes sont constamment créées dans les testicules à partir de cellules souches. Ces dernières se multiplient en faisant des copies du matériel génétique, l’ADN. Des erreurs, au hasard, peuvent se produire durant ce processus, formant des mutations dites mutations de novo. Ces mutations s’accumulent avec les années.
Plus les mutations sont nombreuses, plus grandes sont les probabilités que certaines d’entre elles soient liées à des anomalies, et particulièrement des anomalies cérébrales.
Car au moins 50% des gènes actifs sont impliqués dans le développement neurologique.
Ces mutations pourraient expliquer de 20 à 30% des cas d’autisme et peut-être de schizophrénie, estiment les chercheurs.
L’âge de plus en plus avancé des pères pourrait être un facteur expliquant une partie de l’augmentation des diagnostics d’autisme dans les dernières décennies. D’autres facteurs, environnementaux, ont aussi été évoqués.
En ce qui concerne la schizophrénie, une étude l’Inserm, publiée en 2011, montrait que l’âge avancé du père augmentait le risque, ce qui n’était pas le cas de celui de la mère. A partir de 35 ans, le risque était multiplié par 2 et au-delà de 50 ans, par 4.
Le risque absolu pour un homme de plus de 40 ans d’avoir un enfant autiste ou schizophrène serait toutefois tout au plus de 2%, précisent les chercheurs.

 

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